La formule de l’abonnement déjà ancienne mais encore réservée à certains marchés comme la presse ou la téléphonie dans le B2C tend à se développer dans un grand nombre de secteurs de consommation courante. Dollar Shave Club a, avec une offre d’abonnement de lames de rasoir, réussit à capter en 4 ans 16% du marché américain. Des initiatives similaires se développent dans le prêt à porter, les jouets, la mobilité. Amazon s’intéresse de près à ce genre de formules abonnement pour l’alimentaire.

Est-ce une tendance de fond ou une nouvelle mode vouée à s’éteindre ?
Les études tendent à montrer que les nouvelles générations, plus que leurs ainées, privilégient l’usage plus que la propriété à laquelle ils sont moins attachés. Dans l’étude d’Odoxa sur les 18-24 ans, seules 9% des sondés seraient attachés au fait de posséder des biens qu’ils consomment. Ils plébiscitent la possibilité de nouveautés plus fréquentes, l’accessibilité à plus de diversité, notamment à des produits haut de gamme, la praticité de ces services et leur personnalisation.

Du coté des marques et des distributeurs, les acteurs y voit un intérêt évident de fidélisation de leur client. La disparition du paiement de l’achat au profit du paiement d’un abonnement facilite la relation client et sa satisfaction.
Des habitudes de consommations qui auront des conséquences sur la conception des produits de consommation, non plus comme des produits de mode voués à lasser rapidement pour être renouvelés mais ayant au contraire une capacité à durer pour satisfaire plusieurs clients durant son cycle de vie.

Crisalide Industrie

Source : USINE DIGITALE | JULIETTE RAYNAL | 05 AVRIL 2018 Pourquoi la déferlante des abonnements n’est pas prête de s’arrêter