L’intérêt pour la fabrication additive est de permettre une production à la demande de pièces unitaires ou en petites séries (et donc sans stock). Au-delà de pouvoir créer n’importe quel modèle, à n’importe quel moment, il est aussi possible de les fabriquer n’importe où.

Piloté à partir d’un cloud, les commandes de pièces peuvent être réalisées à distance et répondre aux exigences de flux tendus des industriels. C’est ce que l’on appelle la production distribuée.

Si la fabrication additive offre de nombreux avantages, elle est complexe à mettre en place et nécessite des investissements en R&D conséquents. Pourtant, les expérimentations et les solutions se multiplient dans tous les domaines.

La startup Bone 3D vient de signer un accord avec les hôpitaux français pour installer des imprimantes 3D polymères sur site. Intitulée, HospiFactory la solution est disponible par abonnement. Cette solution permet de fabriquer des pièces immédiatement disponibles pour le traitement des patients. Le modèle est hybride : Bone 3D fournit la solution globale (étude des besoins, sélection des fournisseurs d’imprimantes, maintenance du parc…).

La fabrication des pièces en métal reste largement à développer. Elle fait actuellement l’objet de nombreuses études en laboratoire. Pour accélérer le transfert de technologie des laboratoires vers les entreprises, les acteurs se mobilisent. Le CNRS, le CETIM et les Instituts Carnot souhaitent intensifier la mise en réseau des avancées afin de faciliter la transmission vers l’industrie.

Un déploiement de l’impression 3D des pièces numériques pourraient à terme révolutionner le monde des pièces détachées pour les industriels. Une brique indispensable pour améliorer la durabilité et la réparabilité de tous types d’équipements.

Source : https://www.industrie-techno.com/article/au-salon-3d-print-le-concept-de-d-usine-distribuee-progresse-dans-la-fabrication-additive.67057