Qu’est-ce qu’une rupture économique dans l’environnement de l’entreprise ?

C’est une tendance structurelle du marché susceptible de modifier profondément le métier ou les conditions d’exercice du métier de l’entreprise. La rupture se produit, on n’y peut rien. Elle peut se traduire en menace ou en opportunité pour l’entreprise. Le tout est de voir cette rupture, ou plutôt d’accepter de la voir. Cela peut-être difficile pour l’entreprise surtout lorsqu’elle remet en cause profondément son modèle économique. Le premier qui transforme une rupture en opportunité et se met en mouvement prend de l’avance et se donne plus de chances de gagner.

L’entreprise vendéenne General Transmission est leader mondial des solutions de transmissions pour tondeuses à gazon. L’entreprise fait face à une rupture qui devrait s’accélérer : la mutation du marché des tondeuses thermiques vers l’électrique. « Demain, les consommateurs n’achèteront plus que des tondeuses à batteries et des robots de tonte » selon les propres termes des dirigeants de l’entreprise. Accepter de voir ce qui arrive permet de se mettre en mouvement. Avec cette mutation technologique le risque est en effet grand de voir arriver des nouveaux acteurs sur ce marché et pour General Transmission de perdre son leadership.

L’entreprise qui a toujours innové sur ses produits, notamment avec le développement de pièces composites pour ses transmissions, a réussi une opération de croissance externe en rachetant l’entreprise chinoise Actuator Electric Motor Company (AEM). Il s’agit de prendre une position stratégique ambitieuse sur le marché de la tondeuse électrique. Le choix de la croissance externe s’explique par le saut technologique difficile à mener par de la R&D interne.

General Transmission s’adapte ainsi à l’évolution de son marché, mais vise aussi une diversification sur de nouveaux marchés rendue possible par l’acquisition de ce nouvel actif technique, celui des petites motorisations pour la mobilité urbaine. Coup double.

Source : General Transmission se prépare à l’électrification des tondeuses | Les Echos