#Tech4value

Le renouveau de la filière textile en France est un enjeu important. De nombreux labels se sont mis en place pour valoriser les initiatives économiques et éco-responsables : France Terre Textile, Gots, Oeko-Tex et autres signes de qualité des produits.

Depuis son apogée dans les années 50, l’industrie textile subit un désintérêt et une fuite de l’outil de production vers des pays dont le coût de main d’œuvre est bien moindre. Cependant, depuis quelques années, fort d’un dynamisme technologique et d’un cadre réglementaire poussant à plus de responsabilités sociale et environnementale, la France voit les initiatives fleurir.

Les ateliers de production, qui se multiplient dans toutes les régions, ont besoin de reconstruire une chaîne de valeur locale et structurée pour accélérer et se développer. Les entreprises textiles, principalement assises sur des marchés de niche, sont prêtes à diversifier leurs activités sur les trois grands métiers : la fabrication du textile, l’habillement, le cuir et la chaussure.

Un secteur en mouvement

Les pistes de diversification sont nombreuses. La production de déchets textiles est importante et moins de 30% du gisement (600 000 tonnes par an) est aujourd’hui pris en charge par les entreprises de collecte et de recyclage. Cela laisse libre cours aux initiatives en matière de transformation pour une seconde vie ou de réutilisation des fibres comme matières premières. Au-delà des opérations de recyclage, des innovations importantes impactent le monde du textile. L’apparition des tissus technologiques à destination des applications médicales, militaires et industrielles font leur apparition sur le marché.

Bien que les politiques d’achats se recentre progressivement sur des produits mieux disant sur les aspects sociaux, sociétaux et environnementaux, les industriels ont besoin de trouver des solutions innovantes pour réduire les coûts de production. La capacité des entreprises françaises à optimiser les process, produire plus vite et juste à temps en réduisant l’impact environnemental et le bilan carbone en font des atouts de compétitivité non négligeables.

La loi anti gaspillage de 2018 et la loi AGEC 2021 imposant la traçabilité des matières premières vont aussi favoriser l’essor de la filière. Le déficit en compétences spécialisées disparues pendant les dernières décennies reste à combler. Cela pourra contribuer à maintenir l’emploi dans des zones reculées du territoire et limiter notre délégation de CO2 à des pays moins performants.

La collecte, le tri et la transformation des déchets à optimiser

Moins de 15% du gisement textile sont aujourd’hui destiné à des filières de valorisation et sont essentiellement pris en charge par le Relais. La part de déchets non valorisés reste importante. Sa réduction nécessite une modernisation des outils industriels destinés à l’identification des matières et aux opérations de tri qui ne pourront évoluer qu’à condition de débouchés plus importants et principalement locaux. La filière FIREX (filière industrielle de recyclage des textiles) vise à valoriser le recyclage et le réemploi de la matière textile et à faciliter l’éco-conception. L’éco organisme Refashion (TLC) et le Centre Européen de Textiles Innovants (CETI) participent à l’innovation et à la valorisation des textiles à destination de nombreuses applications dans divers secteurs comme le BTP, la santé, la défense ou l’industrie aéronautique ou automobile. En Bretagne, Le Relais a par exemple développé l’isolant Métisse fabriqué à base de jeans usés.

L’industrie 4.0 au service de la filière textile

Les outils de l’industrie 4.0 éprouvés dans d’autres filières industrielles pourront apporter des solutions techniques pour mieux appréhender une demande plus forte, lorsque les filières seront structurées. A l’image de la société LECTRA spécialisée notamment dans les outils de gestion des coûts et de découpe, les outils numériques, les machines robotisées et les objets connectés. Ces avancées technologiques peuvent contribuer fortement à l’optimisation des process de production. La société LAROCHE propose également sa maîtrise des process textiles et des lignes de production pour le recyclage, la préparation des matières textiles, thermoliage etc… Les équipementiers nationaux sont prêts à suivre l’émergence de nouvelles filières dans le domaine et à contribuer à une réindustrialisation locale.

La Bretagne n’est pas en reste

Des innovations sont présentes sur tout notre territoire mettant en valeur les voies de diversification possibles et les initiatives pour créer de l’emploi.

NORET se lance dans le vêtement cycliste et compte se diversifier dans l’athlétisme. Ce site de production de 50 salariés, unique en France, a su gagner des marchés de niche et créer des emplois en Bretagne.

TECKNISOLAR SENI, laboratoire de recherche dans le traitement du signal et KERDIER, spécialisée dans la conception, la création et la fabrication de vêtements techniques haut de gamme, propose des solutions de tissus connectés et autonomes pour le domaine militaire et le domaine médical. Ces deux entreprises Malouines se sont rapprochées, en 2018, pour développer un nouveau segment de marché en France et à l’international.

ARMOR LUX se rapproche d’une startup finistérienne, E-mage-in 3D, pour créer une combinaison intelligente réduisant les troubles musculo squelettiques des salariés. Une innovation présentant des débouchés importants dans l’industrie.

3D TEX à Saint Malo mise sur l’industrie 4.0 pour produire des pulls avec un process de tricotage automatisé en 3D sans couture ni déchet. Son investissement dans l’industrie du futur lui permet de rivaliser avec les producteurs Marocains et Turques tout en proposant une offre écologique.

DALMARD Marine, sur  le marché des cabans depuis près d’un siècle, lance son service de recyclage. De nouveaux produits à base de laine sont ainsi commercialisés à partir de cabans retournés par les nombreux usagés en Bretagne.  Un modèle vertueux où le consommateur bénéficie d’un bon d’achat en contrepartie de son geste environnemental.

ATELIER DES LOISIRS, candidat Crisalide Industrie 2021, optimise son outil de production pour développer de nouveaux marchés dans le secteur de l’aménagement et la rénovation textile des hébergements de loisirs.

Guy Cotten a développé le textile innovant DremtechLa Touche Française avec des tricots fabriqués à Plérin dans les côtes d’Armor….

Un contexte favorable à un fort développement

L’industrie textile peut gagner en productivité et en compétitivité. Elle a su se diversifier pour surmonter la crise et développer de nouveaux marchés. Le recyclage, le réemploi et le remanufacturing n’en est qu’à ses débuts dans le monde du textile. Des activités surement plus respectueuses de l’humain et de l’environnement dans un esprit de circuits courts et plus durables, devraient encore émerger dans le panorama de l’industrie textile.

Sources :

Industrialiser le recyclage des tissus – L’usine nouvelle

L’économie circulaire, on en parle – SNCF

Bretagne Economique – Rubrique Textile

Le réveil du textile en Bretagne – Le haut de gamme prend la mer

 

L’industrie automobile affronte en Europe des vents contraires de longue date, tant d’un point de vue industriel que commercial. L’accélération de l’électrification met cruellement à jour les impacts sur l’emploi industriel.
Et si l’industrie du reconditionnement marquerait-elle le renouveau industriel de l’automobile en France ? Lire la suite

Depuis plus d’un demi-siècle les outils numériques évoluent très rapidement. Grâce à une formidable évolution des capacités de calcul, les outils sont de plus en plus puissants pour accompagner la performance des entreprises. L’innovation numérique porte, pas à pas, l’innovation des TPE et des PME qui, lorsqu’elles investissent dans ces outils, permet des gains de productivité et d’efficacité commerciale.

Apprentissage et données massives

Sans détailler les analogies entre le cerveau humain et les capacités de la machine, les outils tendent aujourd’hui à fournir, avec rapidité et fiabilité, des informations utiles aux opérationnels et aux décideurs. Bien que l’humain doit rester maître à bord, l’Intelligence Artificielle apporte un cadre rassurant pour percevoir l’environnement, comprendre une situation et surtout prendre les bonnes décisions. Les capacités d’apprentissage et d’assimilation d’un grand nombre d’informations font de ces nouvelles technologies un formidable atout concurrentiel pour les entreprises.

Performance industrielle par l’IA

Les industries ont depuis plusieurs décennies utilisées le numérique pour gagner des points de productivité ou des parts de marché. Du concept de la « Machine Learning » à celui du « Deep Learning », l’objectif des entreprises est double. Fabriquer plus, plus vite et sans rebut. Appréhender le marché, s’y adapter au plus tôt et l’investir avant ses concurrents. Pour cela, la rapidité de calcul et celle d’une réactivité nécessaire, les capacités à traiter un grand nombre d’information pour en déduire une stratégie forte, sont des outils différenciants pour une industrie en mouvement.

L’optimisation énergétique par l’IA

Une application actuelle de l’IA consiste à participer activement à la réduction de nos impacts environnementaux. Des solutions se mettent en place pour accompagner l’entreprise vers des activités à moindre émission de gaz à effet de serre. Pour s’engager dans une Stratégie Nationale Bas Carbone une entreprise a d’abord besoin de connaitre son environnement et ses propres données. A titre d’exemple, EPSA conseil en performance opérationnelle et Energiency éditeur de logiciels Breton, lance une application inédite au service de l’optimisation énergétique des industriels. La décarbonation des activités industrielles reste, à nos yeux, un challenge nécessaire et incontournable des années futures (Notre article sur la décarbonation)

L’essor des jumeaux numériques

Pour aller encore plus loin dans le traitement des données numériques au service des industries, les jumeaux numériques font leur chemin dans l’industrie et la santé. Le jumeau numérique ou « digital twin » est une réplique d’un système opérationnel, d’une organisation ou d’un process spécifique. Un jumeau numérique reçoit un grand nombre d’information, les traite et en déduit des prédictions quant au devenir du système dans des conditions données. C’est un outil de simulation de l’industrie 4.0 performant. Il modélise pour surveiller, optimiser et maintenir les conditions opérationnelles des machines au plus haut niveau de performance. Bien que peu d’entreprises mettent en œuvre cette technologie innovante les enjeux et les prévisions de développement sont au palmarès des outils envisagés par les industries. Au-delà de la simulation ponctuelle, le jumeau numérique est alimenté en permanence par des données opérationnelles, ce qui en fait un « clône » toujours à jour. Un bon moyen de réagir vite et bien à des évènements de production ou de marché.

Le jumeau numérique est un outil pour l’entreprise et un service pour l’usager. Adressé en tant que service à la personne, le jumeau numérique offre de nombreuses opportunités sur des applications ciblées. C’est le cas par exemple d’Imago, un jumeau développé par la PME Brestoise E-Medys, pour l’auto-surveillance du diabète

Comme évoqué ci-dessus, les jumeaux numériques sont également fortement pressentis pour contribuer à la croissance verte et à la réduction des impacts environnementaux.

Quels leviers de croissance dans les PME ?

Se lancer dans une aventure numérique et conduire le changement vers une industrie « épaulée » par une autre forme d’intelligence peut s’avérer difficile. Cependant, comme dans toutes les révolutions, les pionniers voient souvent leur position s’affirmer au cours du temps au détriment des moins ambitieux. Il s’agit ici de bien définir sa stratégie, technique et concurrentielle, pour décider au bon moment d’un changement de pratique.

 

Sources :

EPSA et Energincy lancent une solution inédite au service de l’optimisation énergétique des industriels – Pressonline

Intelligence Artificielle Etat de l’art et perspectives – Entreprise.gouv.fr

Le jumeau numérique donne la vie à l’industrie 4-0 – L’Usine Nouvelle

Les jumeaux numériques une technologie au secours de la planète – La Tribune

Atomic Brain: une plateforme digitale de télésurveillance de sites critiques

Créée en 1999, la société Alliantech est spécialisée dans la conception, fabrication et vente de capteurs pour les mesures de grandeurs physiques comme par exemple une accélération ou une vibration. Les secteurs ciblés par l’entreprises sont les transports, l’industrie chimique et la surveillance industrielle.

Afin de fournir une première gamme de service à ses clients, la société a rapidement développé des prestations de développement de solutions sur mesure, d’étalonnage, de maintenance préventive et de réparation.

Depuis 2017, Alliantech souhaite développer une gamme de solutions en propre. Elle a choisi comme axe de développement stratégique la surveillance de sites critiques.  L’objectif est de développer une plateforme digitale de télésurveillance.

Le projet « Atomic brain »

La société, soutenue par le plan France Relance, va investir 2M € dans le développement de cette plateforme qui repose sur deux niveaux. Un premier niveau concerne l’intégration de données issues de capteurs différents. Un deuxième niveau concerne le traitement et l’analyse des données. L’objectif est de livrer une application de surveillance à distance opérationnelle et capable de s’adapter aux différents besoins de ses clients.

La nouvelle plateforme pourra s’adresser à des besoins très diverses : de la surveillance de machine critiques à celle d’une installation complète, comme par exemple une installation de production d’hydrogène. La télésurveillance « intelligente » est un marché en fort développement : les solutions développées doivent être performantes, à un coûts maitrisé et autonome en énergie.

Ce projet va permettre de créer une dizaine d’emplois directs dans la R&D. La société Alliantech prévoit de doubler son chiffre d’affaires d’ici 3 ans. Un axe de développement mais aussi de consolidation. En effet, le développement de la nouvelle plateforme va également permettre de diversifier le portefeuille clients de la société. Cette diversification est importante afin d’être moins dépendante de certains secteur fragilisés par la crise tel que le secteur de l’aéronautique.

Source : https://www.usine-digitale.fr/article/alliantech-developpe-une-plateforme-multi-sensorielle-pour-des-applications-de-surveillance-critique.N1076084

http://www.alliantech.com/index.php

La crise du COVID a mis en évidence notre dépendance des pays d’Asie sur des filières de production stratégiques. En France, le plan de relance, doté de 100 Mds € concerne 5 domaines d’activités stratégiques. Ces domaines sont :

  • la santé,
  • la 5G,
  • l’agroalimentaire,
  • les intrants essentiels,
  • et l’électronique.

La France est le premier sous-traitant électronique en Europe devant l’Allemagne. La France a encore quelques pépites dans le secteur qui font de l’électronique un secteur d’avenir. Or, dans les décennies précédentes, la conception et la fabrication des équipements électroniques a été largement délocalisée en Asie. Et pourtant, une partie de ce marché pourrait être relocaliser en France.

Comment la relocalisation de l’industrie électronique est-elle possible ?

Plusieurs facteurs convergent pour rendre ce retour possible :

Le développement des objets connectés industriels. En effet, la valeur de ce marché dépasse celle du marché des objets connectés grand public. Enjeu de souveraineté nationale, création de valeur et de nombreux emplois indirects, ce type de projets demande de lourds investissements et une vision à moyen – long terme.

Exemple d’un investissement dans un outil industriel

Le Groupe Lacroix investit 30 M€ sur un site industriel de fabrication de composants électroniques. Pour être rentable, le site de production du groupe doit doubler de taille et créer seulement 50 emplois directs supplémentaires.

L’essor de la nano technologie. La fabrication des composants (première étape de production) est largement robotisée. La robotisation de la production de composants rend moins attractive la sous-traitance en Asie.

Exemple d’une relocalisation en repensant la conception du produit

BMS Circuit, une société basque produit « Ma fabrique à histoires ». Jeu grand public, ce produit était fabriqué en Asie. Il a été aujourd’hui rapatrié en France grâce à une nouvelle conception de la carte électronique. En effet, le choix des composants, leur emplacement sur la carte etc… permettent une production robotisée. A prix équivalent pour l’acheteur, ce produit a été vendu à 300 000 exemplaires en 2020.

– La recherche et le développement. Même sur un marché hautement concurrentiel, comme celui de la fabrication des composants pour écrans, tablettes, téléphones ou lunettes connectées, certains segments très techniques peuvent être relocalisés. L’objectif n’est pas de relocaliser toute la production, mais une partie de la production pour répondre à des demandes sur des marchés à haute valeur ajoutée.

Exemple d’une stratégie de prise de part de marché par l’innovation

La société ALEDIA fabrique des micro LED 3D compatibles avec tous les types d’écrans. La fabrication de ces micro LED se fait grâce à la culture de micro cristaux sur plaques de silicium.

En conclusion, adresser des marchés à forte valeur ajoutée est possible grâce à l’innovation mais aussi à des caractéristiques de Time to Market spécifiques à certains segments. En effet, les phases de production et de livraison deviennent de plus en plus stratégiques dans des marchés en forte accélération. D’une part pour être proche du client final, mais aussi pour une meilleure gestion par les fabricants du besoin en fond de roulement.

Source: www.lesechos.fr/ces-entreprises-qui-parient-sur-les-relocalisations-1300833#xtor=RSS-2012

La nouvelle stratégie de développement de la sociéte Mavic (107 salariés) repose sur 2 piliers (l’innovation, la production) et un produit (la jante).

La société Mavic est une PME spécialisée dans les roues de vélos, en particulier les jantes en carbone.  La jante est un élément central de la roue et un savoir-faire très prisé, en particulier sur le segment haut de gamme (Mavic a longtemps accompagné le Tour de France).

Plusieurs grands groupes internationaux ont racheté de manières successives des parts de la société. celle-ci a perdu au fil du temps la maitrise de son savoir-faire.  Une situation au plus bas et un marché en plein essor ont pourtant permis à la PME de repenser son développement.

 

Investir sur son cœur de métier : la jante

La nouvelle stratégie de la PME portera sur la recherche et développement autour de la jante. L’objectif est de pouvoir se positionner aussi bien sur le marché haut de gamme (sport de compétition) que sur la marché grand public. La société vise en particulier le marché du vélo électrique.

Maitriser la chaîne de production

Les investissements de Mavic sur ses sites de production pourraient permettre de relocaliser une plus grande partie de la production. Les savoir-faire stratégiques seraient gardés en France. En revanche, les activités d’assemblage pourraient continuer à être réalisés dans d’autres pays Européens comme la Roumanie.

 

Source: Usine Nouvelle, Indépendance, recentrage, R&D… Comment l’équipementier Mavic veut se relancer

 

Bretinov - nems

Bretinov - nemsPoussé par une volonté d’innover, le dirigeant de Bretinov aime inventer des machines « à faire ». Des choses délicieuses et délicates à produire peuvent être fabriquées par des machines industrielles pour des unités de production de petite et moyenne taille.

A commencer par les machines à beignets de crevettes. De quoi satisfaire le marché espagnol des tapas. Ensuite une machine à Nems pour les traiteurs asiatiques. Des clients potentiels au Vietnam et en Corée sont intéressés par les machines à nems de Bretinov.

En effet, le secteur du traiteur semi ou industrialisé est porteur. Les chiffres le montrent : un chiffre d’affaires en forte croissance, des investissements dans un nouveau bâtiment en vue et des embauches.

Le point intéressant du projet : la possibilité de dimensionner les machines pour s’adapter à la taille des unités de production. Un atout essentiel pour un secteur hétéroclite.

 

Source : https://www.lejournaldesentreprises.com/finistere/article/avec-sa-machine-nems-bretinov-veut-conquerir-lasie-1088851

L’industrie 4.0

La 4ème révolution est en marche. Il ne s’agit plus uniquement de transformer les procédés de fabrication vers plus d’automatisation. Il s’agit surtout de rendre plus performant l’ensemble des processus touchant à l’outil de production. Les flux d’informations sont de plus en plus maîtrisés avec des outils informatiques et des objets connectés. L’acquisition de données numériques et le partage de ces données par toute la chaîne de valeur rend plus performant et plus agile l’outil de production. L’organisation en « Big Data » donne des informations pertinentes pour prendre des décisions en temps réel. Toutes les activités sont impactées par cette évolution : la chaîne logistique globale, la relation clients, la maintenance opérationnelle entre autres.

La maintenance prédictive

Chacun sait que la maintenance curative ne peut être suffisante pour garantir la performance de l’entreprise industrielle. Attendre la panne machine et, par conséquence l’arrêt de production inopiné, impacte dangereusement la rentabilité des activités industrielles. A l’opposé, la maintenance préventive et le changement des pièces détachées bien avant leur fin de vie théorique permet aisément de maintenir un niveau de production nominal. Cependant, le remplacement des pièces a un coût important et surtout un impact écologique fort. Des équipements sont précocement remplacés et mis au rebut. Egalement, le défaut de maintenance concernant les circuits de fluides, eau, air, gaz…engendre des coûts et des surconsommations énergétiques très souvent sous évalués. Les impacts économiques et écologiques peuvent donc être réduits significativement par une bonne maintenance prédictive. Mais quelle maintenance prédictive choisir ?

Equipements 4.0 vs Inspections périodiques

Il existe plusieurs typologies de maintenance prédictive. Toutes sont destinées à améliorer la performance de processus industriel. Cette maintenance peut se traduire par un investissement matériel dans des capteurs connectés et donc par une numérisation de la surveillance des équipements. Les données collectées par les capteurs peuvent être analysées par des systèmes informatiques. Le traitement de données donne ainsi des informations quant à l’usure, la diminution des performances ou la proche défaillance d’un système. Elle peut aussi se traduire par des inspections périodiques par un expert, doté d’outils de mesure de hautes technologies comme les analyses vibratoires, la détection ultrasonore, la mesure d’ondes de choc ou la thermographie infrarouge. C’est le cas d’un candidat de la 13 session de Crisalide éco-activités. MPS Maintenance Prédictive Service a fait le choix de proposer une expertise multi techniques à ses clients pour réduire les défaillances et les impacts écologiques.

Comment déterminer sa maintenance prédictive ?

Le choix dans la méthodologie dépend du contexte de l’entreprise, de ses capacités d’investissement, des risques opérationnels ou organisationnels à maîtriser. La formation et les compétences des collaborateurs dans la maîtrise de cette maintenance émergente est un facteur important dans la réussite. Il convient donc, en amont d’une décision, de procéder à un diagnostic précis des enjeux techniques, humains et à une évaluation du retour sur investissement.

L’industrie du futur, dans un souci de compétitivité et de pérennité, se doit donc d’intégrer les notions de maintenance prédictive dans sa stratégie. En tout état de cause, d’un point de vue écologique, une maintenance prédictive, quelle que soit sa nature, est indispensable.

 

Les enjeux numériques

Les enjeux de la digitalisation et les avantages d’une utilisation de solutions informatiques sont désormais bien connus des PME. La transformation digitale impacte aujourd’hui tous les métiers de l’entreprise. Parfois ce changement est un bouleversement pour les collaborateurs. Ceci, bien au-delà du service informatique. Une mutation des pratiques et des codes de travail est en cours. Elle devrait s’intensifier au regard des enjeux de diversification des entreprises.

 

Selon une étude Bpifrance en novembre 2019. « 87% des dirigeants de PME ne font pas encore de la transformation digitale une priorité stratégique pour leur entreprise « 

Les risques liés à la digitalisation

Un manque de digitalisation rend l’entreprise vulnérable et peut concurrentielle. En effet, dans une tendance massive à transformer l’offre produit vers une offre de services complémentaire et progressive, l’outillage numérique est prépondérant. Voir notre point de vue sur les nouveaux business modèles.

Cependant, comme toutes nouvelles technologies, une période d’appropriation par les équipes est nécessaire. Des leviers de productivité et d’efficience sont clairement accessibles mais de mauvais investissements techniques ou un défaut de maîtrise peuvent s’avérer désastreux à très court terme. Il est d’ailleurs très important de bien vérifier la sécurité, la préservation des données et des actifs immatériels de l’entreprise.

La maîtrise des compétences

Les compétences bureautiques ne sont plus suffisantes. Le recrutement ou la montée en compétences des collaborateurs en place sont des conditions incontournables pour réussir cette mutation culturelle et technique. La performance numérique des entreprises françaises est bien inférieure à celles des autres pays Européens. La part de spécialistes en NTIC en France est près de deux fois moindre que dans les autres pays. Les talents numériques sont peu nombreux et leur rémunération de plus en plus élevée.

Une politique de formation en interne visant à faire monter en compétences les salariés peut s’avérer gagnante à moyen terme. Les outils de formation à distance, digital learning, ou l’apprentissage via des outils de réalités augmentées devraient favoriser l’émergence de nouveaux talents dans l’entreprise. La digitalisation devrait encore révolutionner l’organisation et les métiers, de la phase de conception des produits et services jusqu’à leur commercialisation.

 

Sources :

Livre blanc Digitalisation des PME – Talkspirit

La montée en compétences, passage obligé de la transition digitale – Les Echos

Formation en ligne, les enseignements du confinement – Les Echos

Réalité augmentée, comment Siemens veut faire grimper la productivité dans l’industrie – Les Echos

Les dirigeants de PME et ETI face au digital – BPI France

Ces skippers, créateurs d’entreprises

Comme dans le monde de la Formule 1, les navigateurs de hauts niveaux créent leurs activités. Niki Lauda, pilote automobile émérite, fonde en 1979 sa première compagnie aérienne. Sur cette même voie, Jean-Pierre Dick, Michel Desjoyeaux, Roland Jourdain, François Gabart ou Jean Le Cam se sont lancés dans la création d’entreprise. Ainsi, les sociétés Absolute Dreamer, Mer Agitée, Kaïros, Mer Concept ont vu le jour grâce à ces professionnels de la mer.

Tous les sports de haut niveaux ont une même particularité. Ils poussent les concepteurs et les fabricants vers des exigences hors normes. La sécurité en mer, l’autonomie en milieu contraint et la résistance des matériaux en situation extrême drainent l’innovation technologique. La compétition est un formidable lieu d’expérimentation et d’émergence d’idées innovantes. Lire la suite

La crise sanitaire va-t-elle accélérer les transitions dans les entreprises ? Pour beaucoup de Dirigeants interrogés, la crise sanitaire va impacter en profondeur l’organisation de leur entreprise. De fait, cette crise va accélérer les transitions en cours ou émergentes. Cependant, comme dans tout changement, une analyse des risques et une planification des chantiers stratégiques sont indispensables. A l’instar des dispositifs Crisalide Industrie, un accompagnement des Dirigeants d’entreprise peut s’avérer utile dans cette période mouvementée. Au-delà d’une aide pour élaborer une nouvelle stratégie, le support d’un manager de transition est parfois prépondérant.

Les transformations sont de natures différentes selon le contexte, le marché et les capacités de l’entreprise. Elles gravitent, aujourd’hui, autour du numérique, de la diversification des activités et des nouveaux modes d’organisation.

La transformation numérique

La transformation numérique est engagée depuis nombreuses années. Pour la plupart des entreprises, des chantiers de transformation sont en cours de réalisation. Mais dans cet épisode pandémique, il s’agit aussi d’anticiper les éventuelles prochaines crises. Au-delà d’une révolution technologique autour des outils informatiques il s’agit, ici, de conduire réelle une transformation numérique. Cette transformation des us et coutumes des collaborateurs implique un accompagnement des équipes vers le changement. Selon bon nombre des Dirigeants, cela nécessitera une dotation massive de moyens pour faire évoluer les pratiques et les outils. Le plan de relance fait apparaitre un de ces leviers, notamment celui la couverture numérique du territoire national. La pression du télétravail a également poussé les organisations à se reconfigurer pour une flexibilité accrue. Une organisation obligatoire pendant cette période de crise mais qui devrait, en partie, perdurer au-delà.

La réingénierie des processus

La transformation numérique ne peut s’appliquer seule. Une réorganisation des processus clé de l’entreprise est souvent concourante, induisant un changement inévitable pour les collaborateurs. Les risques de démotivation et de désengagement sont inévitables dans ce contexte traumatique. Le dialogue social et l’implication des salariés dans les projets devraient réduire les risques de perte de repère ou de productivité. Des méthodes agiles et de gestion de projets collectifs prennent alors tous leurs sens pour déployer une nouvelle stratégie, plus souple et plus flexible. L’ère post pandémie sera propice aux méthodes de travail hybrides, alliant télétravail et période présentielle.

Nouveaux business models

En dehors des changements internes et propres à chaque organisation, des mutations profondes des marchés et des comportements des consommateurs sont en marche. De nouvelles formes d’innovation commerciale apparaissent et de nouveaux partenariats se créent pour résister ou s’adapter aux nouvelles contraintes du marché. Les transitions, du produit vers le service, adossées à la digitalisation transforment les usages et les comportements des consommateurs. Une économie plus résiliente, liée le plus souvent au développement durable, se met progressivement en place. Ces tendances auront naturellement un impact sur la reprise économique et sur la stratégie des entreprises.

Les marchés s’adaptent à la crise sanitaire. La culture des entreprises est en cours d’évolution vers plus de collaboration et de flexibilité. La révolution numérique s’intensifie. Les dirigeants et managers doivent désormais assurer la continuité des activités en mobilisant l’ensemble des ressources de l’entreprise. Un mode de management basé sur la confiance, la définition d’objectifs précis et la mesure des résultats.

 

Sources  :

L’usine est, par nature, un ensemble de technologies hétérogènes dont l’imbrication constitue des lignes d’assemblages automatisées. Le plus souvent, les données échangées entre les différents équipements ne sont ni normées ni stockées et, encore moins, monitorées. Les aspects technologiques de la chaîne de valeur, ainsi vulnérables et peu agiles, peuvent être limitant voire bloquant dans la recherche d’avantages concurrentiels ou dans les stratégies de différenciation.

La course aux nouveaux procédés de fabrication et aux technologies nouvelles ne cesse de s’accélérer. Pour apporter toujours plus de valeurs aux clients et aux consommateurs, l’industriel doit sans cesse revoir sa copie et enrichir ses actifs techniques. L’interopérabilité est un des enjeux de développement des industries de demain.

L’interopérabilité, qu’est-ce que c’est ?

L’interopérabilité désigne les systèmes capables d’interagir et de collaborer entre eux. Dans le cadre de l’industrie 4.0, l’enjeu de l’industriel est de faire dialoguer les éléments de l’outil de production provenant de divers horizons. Les objets connectés et l’IoT (Internet of Things) envahissent notre quotidien et celui de l’entreprise. Le marché offre pléthore de solutions techniques, plus ou moins propriétaires.

Comment choisir la bonne stratégie de transformation sans mettre en danger la pérennité du système et l’indépendance ?

L’interopérabilité : les avantages

La collaboration entre les équipements permet à l’industriel de gagner en agilité, lors des changements de produits ou des modifications de process de fabrication. Le temps de mise sur le marché d’un nouveau produit et le temps d’arrêt machine peuvent être sensiblement réduits.

Egalement, la productivité peut être améliorée en mesurant précisément les données provenant des outils, en régulant en temps réel les paramètres de production et en alertant sur les risques de panne. Les données récupérées permettent d’optimiser et de flexibiliser la production.

La qualité, la traçabilité et donc la satisfaction des clients sont aussi les grands gagnants de l’interopérabilité en offrant tout un panel d’informations sur le déroulé de la fabrication.

L’interopérabilité : les risques

Comme tout système connecté, les outils d’interopérabilité induisent un risque majeur de perte de contrôle sur les données et sur les informations qui transitent entre les équipements. De même, la centralisation des données numériques et leur retraitement de plus en plus complexes, demandent des expertises qui dépassent généralement le champ de compétences de l’entreprise.

Comme pour l’ensemble du système d’informations, la mise en place d’une évolution vers un système plus coopérant et plus interopérable nécessite une grande part de vigilance et de validations préalables.

Le standard OPC UA, impulsé par l’Allemagne dès 2015, tend à s’imposer dans les projets « Industrie du futur ». Ce standard, imposant les critères de sécurité dans les échanges, le stockage ou la diffusion des données, permet d’envisager plus sereinement de tels projets de transformation.

Quelques exemples d’alliances

Wolswagen en partenariat avec Amazon Web Services et Siemens ouvre une plateforme Industrial Cloud destinée à favoriser le développement de solutions pour l’amélioration de la production industrielle.

En 2019, sept fournisseurs spécialisés dans les équipements industriels et dans les logiciels ont lancé l’alliance Open Industry 4.0. Cette alliance veut accélérer la transformation digitale de l’industrie en normalisant l’écosystème et en réduisant l’impact des solutions propriétaires.

Axelle, le « concept machine », conçu par huit fabricants industriels, rassemblés au sein du collectif Continuité Numérique (Festo, Sap, Gfi, ifm electronic, Phoenix Contact, Sick, Sew Usocome et Stäubli), préfigure l’interopérabilité nécessaire à une ligne de production robuste, agile et sur mesure. Naturellement, les technologies de l’information et d’exploitation y trouvent une place prépondérante, assurant ainsi la production et l’exploitation des données.

Le projet Axelle s’appuie sur le protocole de communication normalisé pour l’industrie du futur Lingua franca OPC-UA.

Une belle expérience de coopération, entre acteurs de l’industrie du futur, autour de l’interopérabilité des machines. Ce projet met aussi en évidence, la nécessité de passer par une phase de prototypage et de standardisation pour éprouver les outils proposés par les fournisseurs d’équipements physiques et numériques.

Sources

L’Usine Nouvelle 21/07/2020 Huit fabricants de solutions industrielles vantent l’interopérabilité dans une ligne automatisée

L’Usine Digitale 29/07/2020 Avec l’Industrial Cloud, Volkswagen et AWS posent les jalons d’une marketplace pour les usines

Les Echos 16/07/2018 L’IoT et ses applications : un écosystème à monitorer

L’usine Digitale 2015 Industrie du futur : la guerre des standards a commencé

JDN 25/11/2019 OPC-UA : définition et particularités du standard

Agro Media 29/04/2019 Création de l’alliance Open Industry 4.0.

L’innovation développée par Toyota est riche d’enseignements… On (re)découvre Toyota à travers sa capacité à développer des actifs technologiques qui dépassent le seul marché automobile.

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Et si la techno permettait de survivre au low-cost ? C’est ce pari que de nombreuses filières industrielles françaises ont tenté au cours des dernières décennies. Nous vous proposons de nous intéresser aux industries des Equipements de Protection Individuelle (EPI). Évoquer l’industrie des EPI à l’heure du confinement peut sembler « accessoire », mais le succès rencontré par ces acteurs se révèle riche en enseignements au-delà du seul mantra de la « montée en gamme ». Lire la suite

Toyota voit loin et développe depuis plusieurs années une stratégie de long terme prévoyant une phase de transition d’hybridation des moteurs thermiques avant l’ère du moteur électrique et de l’hydrogène. Cette vision est celle de 2050, date à laquelle le constructeur a annoncé qu’il ne fabriquera plus de véhicules à moteur thermique. Sa longue expérience des véhicules hybrides lui a déjà permis de cumuler un grand savoir-faire sur l’électrique.

Premier à avoir commercialisé un véhicule hydrogène avec la Mirai, le constructeur entame cette deuxième étape de sa stratégie de long terme avec le développement de la pile à combustible.

Afin de stimuler cette transition vers l’hydrogène, Toyota joue une stratégie d’ouverture : ouverture de son portefeuille de brevets concernant l’hybride et l’hydrogène annoncé en avril 2019 (23700 brevets) et ouverture marché en proposant sa solution de pile à combustible à d’autres marchés, construction de bus, construction navale, marchés qui pourraient démarrer plus rapidement que l’automobile. Le constructeur propose sa solution complète et son ingénierie pour l’adapter à d’autres usages.  Toyota concrétise cette position de fournisseur de solution hydrogène pour des bus avec le fabricant de bus portugais Caetanobus et potentiellement avec le géant Chinois Beijing Automotive.

En adressant de manière pragmatique d’autres marchés peut-être plus matures pour l’hydrogène, il s’agit pour Toyota de développer cette nouvelle « société hydrogène » tout en restant leader de la technologie.

Source : Quand Toyota devient fournisseur de piles à hydrogène – L’Usine Auto

L’exemple de De Buyer, fabricant vosgien d’ustensiles de cuisine, est une très belle illustration d’intégration de l’industrie du futur dans une PME.

Comment une PME – non technologique – s’appuie sur des nouvelles technologies et intègre des briques de l’industrie du futur :  outils de simulation avancée, jumeau numérique de l’usine, réalité augmentée, intégration verticale et horizontale, fabrication additive… De Buyer a su mettre en oeuvre cette capacité à combiner les technologies entre elles dans un objectif de performance.  L’entreprise nous rappelle que cette performance est le fruit d’une évolution de longue date et j’ajouterai d’une culture d’entreprise.

De Buyer a fait le choix de développer en interne bon nombre de ces évolutions en formant ses équipes, en intégrant de nouvelles compétences, notamment la programmation.

L’industrie du futur poussée jusqu’au client

Grâce à la 3D, le client peut visualiser le produit issu de sa demande et le valider. L’optimisation de l’ERP améliore in fine l’interaction avec le client, permettant un partage rapide des données avec le client. Un client supporte mieux un retard quand il est transparent.

Les briques de l’industrie du futur ne servent pas que la compétitivité de l’atelier. Elles servent aussi la relation Client !

Source : Chez De Buyer, la simulation comme moteur de croissance – Numerique

 

Cécile LAGADEC – Conseillère innovation – CEEI Créativ

Miser sur de nouveaux actifs techniques et industriels pour se différencier et se développer est un des quatre défis proposés par l’accélérateur Crisalide Industrie.

Découvrez cet enjeu stratégique, illustré par les entreprises de la nouvelle promotion #2 !

Les nouveaux procédés de production, les nouveaux matériaux, les technologies digitales sont susceptibles de générer de nouveaux espaces de jeux pour les entreprises industrielles et peuvent apporter une nouvelle valeur client. Repérer et intégrer ces nouvelles technologies peut générer des ruptures en termes d’avantages compétitifs et de différenciation, susceptibles d’apporter des réponses nouvelles pour les clients, sources d’accélération du développement.

SEAIr, candidat Crisalide Industrie, développe une technologie pour faire voler les bateaux semi-rigides.

Connu dans l’univers de la voile de compétition, les foils ont aussi un potentiel de développement dans le nautisme ; c’est en tout cas le pari de Richard FOREST qui dirige l’entreprise SEAir. Le système foil permet de faire sortir la coque de l’eau et de littéralement faire voler les bateaux 30 cm au-dessus de l’eau. Il en résulte une baisse des consommations de carburant de l’ordre de 30%. La réduction des frottements permet aussi d’accroître la vitesse du bateau, de réduire le bruit et aussi d’améliorer considérablement le confort en mer. Des avantages cumulés qui, malgré le surcoût de cette architecture, laisse penser que celle-ci est susceptible de séduire de nombreux clients. Reste à convaincre les chantiers de cette innovation de rupture et idéalement de l’intégrer dans l’architecture de leurs futurs bateaux. Bénéteau a construit un premier concept à partir de la technologie SEAIr et la Marine Nationale montre un fort intérêt pour ces semi-rigides volants.

 

Franck Lamiré – Conseiller Innovation – CEEI Créativ

Pour en savoir plus :

Innovation. A Lorient, les bateaux volants de SEAir intéressent la Marine – Ouest France

SEAir – seair.fr

Voiture d'occasion

Le marché de l’après-vente automobile est traversé par de profonds bouleversements. Notamment on y constate la montée en puissance du web comme canal de distribution des véhicules d’occasion. Les fondateurs de RefitNGiN se sont associés avec OMIA, acteur traditionnel du marché de la cabine de peinture.
Un classique de l’articulation stratégique inter-entreprise en somme ? Une alliance pour conquérir un marché !
En effet, pour développer une proposition de valeur pertinente pour le marché émergent du reconditionnement, les entreprises OMIA et RefitNGiN peuvent compter l’une sur l’autre.

Complémentarités et ambitions partagées

Voiture d'occasion

Free-Photos / Pixabay

Ainsi, OMIA fait valoir son savoir-faire industriel de conception/fabrication d’équipements de traitement de surface et de peinture et sa capacité à déployer des services avancés de mise en service et de maintenance des installations.
Cela permet de proposer des solutions aux standards de l’industrie 4.0 pour un nouveau métier industriel : le reconditionnement automobile.

Alors que RefitNGiN valorise son expertise singulière du marché des véhicules d’occasions, plus particulièrement le segment en forte croissance des véhicules reconditionnés. RefitNGiN se présente comme une start-up du refit, ayant développé des solutions pour répondre aux attentes spécifiques de ce marché.

Des distributeurs auto 2.0 comme clients

En France, des acteurs tels Aramis Auto* ou Briocar** animent l’émergence du marché du véhicule reconditionné. Exploitant le web, ces distributeurs automobiles nouvelle génération ont besoin d’équipements nouveaux. Aussi Aramis et consorts ont besoin d’un accompagnement. Une opportunité pour Omia et RefitNGiN afin de mettre en oeuvre avec efficience l’organisation industrielle nécessaire à ce nouveau métier.

La collaboration OMIA + RefitNGiN permet de dépasser le rôle de fournisseur d’outils, leur alliance permet un positionnement en prestataire de services avancés. Les nouvelles exigences des consommateurs dans un contexte d’intensité concurrentielle élevée imposent de porter les offres des véhicules d’occasion à de nouveaux standards de qualité que seuls des procédés industriels permettent d’atteindre.

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ
d’après Omia s’attaque au remarketing VO avec RefitNGiN (Auto-Infos, le 20 mars 2019)
et Aramisauto résiste sur un marché de l’occasion en recul en 2018 (Le Monde, le 5 février 2019)

*  groupe PSA
** groupe Bodemer, distributeur automobile du grand Ouest

Vous êtes une entreprise industrielle bretonne ?  Vous avez des perspectives de développement ? Vous souhaitez développer un projet de diversification, de coopération inter-entreprises, d’intégration de nouvelles technologies ou de développement de services (évolution de votre business modèle vs produit) ?

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  • être accompagné dans l’élaboration de votre feuille de route,
  • challenger votre projet de développement,
  • accéder à un réseau d’affaires.

Accédez au formulaire en ligne sur www.crisalide-industrie.bzh

Contact : Franck LAMIRE, conseiller innovation et référent IDF Industrie du Futur – CEEI Créativ

 

Dans le ferroviaire, la rénovation et la maintenance des infrastructures, sont des postes de coûts extrêmement importants. Le moindre incident sur le réseau entraîne des retards et l’insatisfaction des usagers. Ce secteur a cruellement besoin de gagner en compétitivité et ainsi de mieux maîtriser les coûts de fonctionnement et d’exploitation d’un système dont la maintenance coûte chère. La perspective d’ouverture à la concurrence de ce secteur représente une opportunité pour les offreurs de solution. Une nouvelle aire de jeu s’ouvre grâce aux technologies numériques (capteurs, IA, IOT…) afin notamment d’anticiper à distance les dysfonctionnements.

Vous avez des savoir faire dans le digital (capteurs, data…), le ferroviaire est un marché demandeur !

Cécile LAGADEC – Conseillère Innovation – CEEI Créativ

 

Sources :

Sifer : la maintenance, un gisement pour les start-up du ferroviaire | Les Echos

Sifer : la maintenance, un gisement pour les start-up du ferroviaire

Le Sifer, Salon de l’industrie ferroviaire, qui se tient jusqu’à jeudi 18 mars à Lille, est aussi l’occasion d’explorer le marché vaste et innovant de la maintenance. Trois exemples d’entreprises. Lire plus tard Actualité des PME Le projet de Besttic vise à développer une plate-forme pour optimiser la consommation énergétique des auxiliaires dans les trains. Besttic Par Nicole BUYSE Publié le 28/03 à 10h28 Mis à jour le 28/03 à 12h54

Comment l’industrie ferroviaire prend le tournant du numérique | Les Echos

Comment l’industrie ferroviaire prend le tournant du numérique La maintenance prédictive est un enjeu clef pour la filière, désireuse de réduire ses coûts d’exploitation pour rester compétitive face à la concurrence. C’est un des thèmes du 11 e Salon de l’industrie ferroviaire, qui se tient à Lille jusqu’à jeudi. Lire plus tard Actualité des PME A Hellemmes, près de Lille, la SNCF a profité de la rénovation de son technicentre pour en faire un atelier 4.0 labellisé « vitrine du futur » Shuttersrtock Par

"Partie d'échec"

Et si Faurecia était l’un des champions français de la diversification ?

"Partie d'échec"

SteenJepsen / Pixabay

La présentation des résultats de l’entreprise pourrait conduire à une analyse hâtive.
En effet, les nouvelles offres du fournisseur de solutions pour l’industrie automobile pèsent déjà 12% du chiffre d’affaires en seulement deux ans !?

Mais ces résultats bénéficient de choix stratégiques construits dans le temps long, notamment concernant les mobilités soutenables.

Une ambition, une feuille de route et deux moteurs

A long terme, Faurecia mise donc sur deux moteurs de croissance :

  • la « mobilité soutenable » (pack batteries, hydrogène)
  • et le « cockpit du futur »

Cette feuille de route guide les investissements massifs réalisés par le groupe : la création de la nouvelle coentreprise Symbio avec Michelin ou encore l’acquisition de l’équipementier japonais Clarion.

Ce qui nous semble particulièrement intéressant dans la démarche de Faurecia, c’est cette capacité à mettre en cohérence une vision à long terme de l’évolution de son marché, des attentes des clients et utilisateurs finaux et une capacité à générer de la valeur à court terme. Une gageure !

Les dirigeants de l’équipementier (filiale de PSA) fixent un cap qui, pour les experts, semble pertinent au regard de l’évolution de la mobilité. La R&D est ainsi conduite au regard de cibles à atteindre en termes de qualités techniques et économiques. Faurecia développe par exemple, des solutions de mobilités soutenables différentes en fonction de critères d’autonomie kilométrique et de coûts.

Les développements sont inscrits dans une durée

Si certaines solutions sont mures au regard des attentes des clients et trouvent dès à présent échos chez les industriels, elles génèrent du chiffre d’affaires à court terme, confirmant et confortant les options stratégiques des dirigeants.
Aussi, elles permettent d’alimenter la courbe d’apprentissage de l’entreprise sur ces nouveaux marchés.

Afin d’alimenter la trajectoire de développement à moyen terme, d’autres développements menés par ailleurs par Faurecia cherchent à anticiper des tendances des marchés. Ils font l’objet de travaux de recherche ou d’expérimentation.
Car ses travaux de R&D répondent à des enjeux environnementaux et sociétaux, Faurecia s’appuie sur des dispositifs de soutien financier de la puissance publique et sur l’excellence académique française pour imaginer des solutions créatrices de valeurs et d’emplois et ainsi accélérer son développement dans une compétition globale.

Indispensable pour doubler de taille à l’horizon 2025 et rester un challenger compétitif du marché !

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ
d’après Faurecia signe des résultats historiques (Les Echos, le 18/02/19)

Le groupe Mulliez qui représente plusieurs marques textiles comme Jules, Pimkie, Brice, étudie très sérieusement l’implantation d’une usine de production de tee-shirts dans le Nord de la France, berceau du textile entièrement délocalisé depuis déjà quelques décennies, notamment en Asie.

Le tee shirt est un produit à faible valeur, et à gros volume, alors comment équilibrer une équation économique avec un made in France ?

C’est justement la simplicité du produit et son volume de marché qui permet d’automatiser le process et de pouvoir produire au même niveau de productivité qu’en Chine. Deuxième élément, la fabrication proche des marchés permet une grande flexibilité, une réduction des quantités approvisionnées et une réduction des invendus, souvent jetés. Cette flexibilité permettra enfin, un flux tendu avec les magasins permettant d’optimiser les délais, stocks et réassorts. Un projet qui s’inscrit dans la refonte du modèle économique du groupe vers le « zéro waste ».

Source : Le pôle habillement du groupe Mulliez veut fabriquer des tee-shirts « made in France » Les Echos

Le secteur traditionnel du jouet est confronté à des difficultés ; de nombreux points de vente ferment.

Lego, le géant danois du jouet, a enregistré un recul de ses ventes en 2017, pour la première fois depuis 15 ans. En réponse à cette alerte, l’industriel, « créateur de nouvelles expériences de jeu », se tourne vers le digital et la Chine comme relais de croissance :

  • la Chine car 90% des enfants vivraient en dehors de l’Europe et des Etats-Unis, ses principaux marchés actuellement.
  • le digital. Exit les petites briques de nos salles de jeu ? Pas du tout, Lego combine le physique et le digital ! La nouvelle gamme « Lego Hidden » permettra de faire apparaître des personnages dans le décor construit par nos enfants grâce à une application de réalité augmentée à combiner avec les traditionnels Legos.

Ou comment une industrie traditionnelle adapte et enrichit son offre grâce au numérique.

Source : Lego retrouve le chemin de la croissance – Les Echos

Pixabay

Porté par la demande de l’industrie automobile et celle de l’électronique, le marché des robots industriels est en plein essor. Si les grands groupes sont massivement en train de s’équiper à l’échelle mondiale, quid de l’accès des PME à de tels équipements, synonymes de gains en matière de productivité et de compétitivité ?

Comme l’illustre la dernière enquête de Bpifrance, les PME françaises sont soucieuses de moderniser leur outil de production et de gagner en flexibilité au niveau de la production. Deux enjeux auxquels la robotisation peut apporter une réponse.

L’entreprise Mir Mobile Industrial Robots , fournisseur danois, développe des robots mobiles autonomes permettant de déplacer des charges. Mir lance une offre « Mobile Robot as a service » permettant à ses clients de réduire leur investissement initial. En innovant dans son Business Model, Mir adresse une palette plus large de clients moins habitués à investir dans des robots mais toutefois habitués à louer des équipements tels que des chariots élévateurs, des véhicules à guidage automatique… Le robot devient ainsi un simple équipement à louer au service de l’agilité de l’outil industriel. Cette offre donnerait ainsi accès plus facilement aux PME à ces technologies. L’usage versus patrimoine se démocratise. Intéressant également pour le compte de résultat !

BPI France Le Lab, enquête L'avenir de l'industrie, avril-mai 2018, 2055 répondants

Cécile Lagadec | Conseillère innovation | Créativ

D’après :

MIR triple ses ventes et lance une offre « as a service » – Actu-Transport-Logistique.fr

Numérique : les forces et les faiblesses des usines françaises

Les usines de la planète se robotisent à marche forcée – Les Echos

« L’AVENIR DE L’INDUSTRIE – Le regard des dirigeants de PME-ETI sur l’industrie du futur et le futur de l’industrie » – enquête avril-mai 2018 – BPI France Le Lab

ATL-EN-TIC est une jeune entreprise fondée par un cinq entreprises innovantes de Bretagne et Pays-de-la-Loire. Cette création s’inscrit dans le contexte de la démarche SMILE : un programme de promotion et d’accompagnement des initiatives contribuant à la transition numérique des réseaux énergétiques.

L’offre d’ATL-EN-TIC fera l’objet d’une présentation ciblée à l’occasion du prochain CFIA. Les dirigeants seront présents dans le cadre de la vitrine de l’usine agile.

Carrefour des Fournisseurs de l’Industrie Agroalimentaire

ATL-EN-TIC au CFIA (12 au 14 mars, Parc Expo de Rennes)

Akajoule, Enerdigit, Energiency, Entech SE et NKEWattEco se sont réunies pour mutualiser des compétences avec l’appui de partenaires industriels et commerciaux (EDF, OET, Siemens et Systovi). En maillant leurs offres de valeur, ils proposent des solutions plus globales au service de la performance énergétique et industrielle de leurs clients.

La création de cette co-entreprise illustre la volonté de ‘gagner ensemble’. L’un des leviers stratégiques que l’on souhaite mettre en exergue dans le cadre de Crisalide Industrie.

L’ambition ?

ATL-EN-TIC nous semble une initiative portée par des PME d’autant plus intéressante. En effet elle hybride des offres de services et des offres de produits pour déployer un ensemble de solutions permettant aux entreprises :

  • de développer une connaissance plus fine du fait énergétique et donc de maîtriser sa demande en énergie
  • et d’exploiter le digital pour renforcer son agilité !

L’ambition ? Adresser des clients industriels avec une proposition de valeur claire et lisible.

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ

d’après Atl-En-Tic se lance dans l’intelligence énergétique avec 6 millions d’euros (Les Echos, le 08/11/18) et 20 entreprises innovantes dans le « Village FoodTech » Usine Agro du Futur au CFIA 2019 (Bretagne Développement Innovation, le 01/02/19)

Big data, lac de données et cheminement
Big data, lac de données et cheminement

Pok_Rie / Pixabay

Data mining, IA, IoT… les offres technologiques frappent avec insistance aux portes des acteurs économiques, des industriels notamment.

D’aucuns testent, éprouvent dans le cadre d’expérimentations, à la recherche d’un business case de référence réussissant la prouesse d’un Retour sur Investissement raisonnable voire générateur de revenus.
L’activité de tertiaire de bureau constitue une excellente analogie aux enjeux de l’atelier industriel, l’une comme l’autre sont traversées par des enjeux de flexibilité, de modularité, de personnalisation et de recherche d’excellence opérationnelle.

L’économie et l’industrie à l’heure des giga-données

Les lacs de données générés par ces activités sont gigantesques mais leurs traductions économiques encore (trop) incertaines.
Pour ces opérateurs industriels et immobiliers, les voies à explorer pourraient être :
– persévérer tels des orpailleurs, à la recherche de pépites parmi les giga-données sans certitude d’adresser des clients interne ou externe.
– attendre au risque d’être exclus et balayés par une ré-intermédiation de la chaîne de valeur à leurs dépens par un acteur qui aura tout compris des datas utiles.
– choisir la basse intensité technologique, afin de se différencier et conquérir les clients avec des solutions non-intrusives pour l’ensemble des parties prenantes.

Le contexte, l’intensité concurrentielle, le coût de la solution ou encore la hauteur des revenus attendus sont autant de déterminants dont il faudra tenir compte pour décider de la voie à suivre au regard des enjeux de viabilité du projet.

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ

D’après : Les Echos, La data, à petits pas (le 05/12/18)

L’industrie du futur fait la part belle au numérique dans l’atelier, la donnée collectée en grand nombre permettant de nouvelles approches. La maintenance des équipements est un de ces domaines où le captage de données, leur exploitation promet de nouvelles potentialités. L’enjeu pour un groupe comme Safran est d’inverser le rapport entre préventif (30%) et curatif (70%) et d’augmenter le taux de rendement synthétique des équipements. Il s’agit d’équiper les moyens de capteurs et de développer les algorithmes qui vont permettre à partir d’historiques de données, d’historiques de défaillances et de bigdata de mieux connaitre les équipements et de savoir détecter les signaux faibles avant l’apparition des défaillances. C’est, toujours selon Safran, une science nouvelle de la maintenance prédictive qui se développe à partir du numérique.

Pour des fabricants d’équipements, c’est potentiellement une source considérable de connaissances des dysfonctionnements de leurs produits et donc d’amélioration. Les nouveaux équipements sont de plus en plus nativement pré-équipés d’un grand nombre de capteurs, ceux-ci s’étant banalisés. Il s’agit néanmoins désormais pour les fournisseurs d’équipements d’anticiper l’étape suivante qui consiste à apprendre de ces données avec leurs clients. L’enjeu est de les aider à améliorer la fiabilité des moyens mais aussi de proposer des services de maintenance prédictive. Cette capacité de service va sans nulle doute devenir un facteur de compétitivité : il ne s’agira plus uniquement de vendre un équipement industriel performant mais il faudra savoir aider le client à l’exploiter au meilleur de son potentiel grâce au numérique et à ce savoir-faire de maintenance prédictive.

Franck Lamiré – Conseiller Innovation – CEEI Créativ
d’après Comment se lancer dans la maintenance prédictive

Saft racheté en 2016 par Total est spécialiste du stockage batteries à forte valeur ajoutée pour des niches comme l’aérospatial ou les data-centers. L’adossement au groupe TOTAL permet à l’entreprise de plus grandes ambitions qu’auparavant et pourrait viser le marché de masse automobile. Le projet associe d’autres acteurs clés européens dont Siemens, Manz et Solvay. Le marché automobile devrait en effet accélérer d’ici 2025, avec d’ici là, de nouvelles génération de batteries. L’enjeu est de constituer une alternative européenne face au monopole actuel des asiatiques, enjeu soutenu par l’Union Européenne qui souhaite un airbus de la batterie, et qui pourrait intéresser également les constructeurs européens aujourd’hui entièrement dépendant des technologies asiatiques. C’est en ce moment que se prépare les nouvelles générations de véhicules et que Saft doit décider d’orientations industrielles afin de répondre à cet enjeu qui pourrait aboutir à la construction de plusieurs usines en Europe.

Source : Saft n’exclut pas d’ouvrir une usine en France pour équiper le véhicule électrique

https://pixabay.com/

Une étude Capgemini de 2015 indique que 64% des entreprises interrogées déclaraient assister à l’arrivée de nouveaux entrants sur leur marché grâce au big data. Tous les secteurs ne sont pas encore concernés mais ils le seront tous dans un futur proche, les entreprises industrielles aussi.

Les connaissances apportées par le big data permettent en général une innovation de business model. Le big data n’apporte pas une rupture en lui-même mais apporte un grand nombre d’informations nouvelles jusque-là cachées dont l’entreprise peut tirer parti pour modifier son offre et son business model. Ceux qui le feront auront un avantage concurrentiel certain d’autant que le big data fournit bien souvent des informations et des connaissances sur les clients. Celles-ci permettent de renouveler et d’enrichir l’expérience client pour une approche plus orientée service et moins produit.

Pour les industriels, le big data est une nouvelle compétence à acquérir. Il ne s’agit pas vraiment d’une innovation de rupture technologique comme a pu l’être le GPS pour la carte routière. L’investissement de départ en temps, en acquisition et analyse de données est important mais permet ensuite des innovations incrémentales ou de rupture relativement bon marché comparé aux ruptures technologiques. C’est ainsi une orientation de l’innovation jugée abordable.

Enfin, une dernière raison pour laquelle il faut s’y intéresser est que le big data génère l’arrivée de nouveaux entrants extérieurs aux filières établies, provenant de filières adjacentes. Les acteurs du numérique et de la désintermédiation capables d’exploiter les données issues de bases clients deviennent aussi capables de proposer de nouvelles offres et de perturber les chaines de valeurs établies. Il suffit d’envisager les terrains de jeux possibles actuels de Google. L’enjeu pour les acteurs industriels est ainsi de conserver leur place dans la chaîne de valeur en augmentant par le big data leur valeur ajoutée, au risque de descendre dans celle-ci en voyant aussi descendre leurs marges financières.

 

 

Comment fidéliser ses clients ? En leur simplifiant la vie avec du service.

Les enseignes automobile multimarques comme Norauto accélèrent sur des offres connectées avec mensualisation des couts d’entretien des véhicules. Le contrat prévoit en fonction des usages de lisser l’ensemble des dépenses d’entretien yc compris les pièces d’usure comme les pneumatiques ou les freins. Cette offre ne serait pas si séduisante sans la connexion du véhicule à l’opérateur de service, qui par ce biais connait les usages du véhicules, les problèmes éventuels et peut programmer les visites d’entretien.

Les 3 principaux de l’entretien multi-marque s’y mettent

Midas annonce un gain de l’ordre de 25% pour le client par rapport à un entretien réalisé « par à coup », sans cette fidélisation. Midas, Norauto, AutoDistribution, les 3 gros de l’entretien multimarques sont dans ce mouvement d’offres connectées et mensualisées, avec des déploiements plus ou moins avancés.

C’est encore une niche mais une évolution qui devrait se développer, soutenu par une plus grande appétence des consommateurs pour ce genre d’offre permettant de maîtriser son budget.

Intégrer les potentialités du numérique à la prise de médicaments, cela donne le premier médicament connecté !

Voilà une nouvelle technologie qui devrait bousculer le monde de la santé. Cette innovation permet de tracer la prise de médicaments, dans un premier temps chez les personnes souffrant de schizophrénie et de troubles bipolaires. Le capteur ingéré envoie un signal à un patch collé sur le corps du patient ; l’information est relayée via un signal Bluetooth à une application sur smartphone. L’intérêt est de vérifier la prise régulière par le patient. Le projet associe un industriel du médicament japonais et une entreprise du numérique californienne pour les capteurs et l’application de suivi.

Le modèle économique ferait intervenir les assureurs pour qui la mauvaise prise des traitements par les patients est coûteuse. Une illustration de ce que le numérique peut apporter en terme de nouvelle valeur pour les industriels et de nouveaux services à partir des produits fabriqués.

Source : Les Etats-Unis autorisent le premier médicament connecté

Spécialiste des moteurs électriques, de l’électronique de puissance et de transmissions mécaniques, l’industriel BOSCH a franchi le pas en proposant un essieux tout en un intégrant la motorisation électrique, l’électronique de puissance et la transmission mécaniques intégrée dans l’essieu. Un produit Plug & Play pour le marché en croissance du véhicule électrique.

Source : Bosch développe l’essieu électrique Plug & Play

Schneider Electrique, un des leaders des équipements électriques a entamé sa transformation numérique en 2014 notamment grâce à l’intégration du potentiel de l’IOT (internet des objets) dans ses équipements. La masse de données collectées, permet grâce à des interfaces web métier et des algorithmes de Machine Learning de détecter, par exemple, des comportements anormaux de centrales d’énergies renouvelables et de déclencher des opérations préventives. Les services et logiciels représentent 15% de l’activité de Schneider et suivent des croissances importantes (+90 % sur les applications cloud ces 6 derniers mois).

Source : Transformation numérique de Schneider Electric : IoT, cloud, chatbot et réalité augmentée au menu

Sigfox, Wistiki, Devialet… De plus en plus de jeunes pousses de la French Tech font fabriquer des produits et composants dans l’usine Bosch de Mondeville, près de Caen. Ce site industriel, désigné Usine de l’année 2017 par L’Usine Nouvelle, a su se transformer pour accueillir ces nouveaux marchés, tout en faisant lui-même la preuve du potentiel de l’IoT industriel.

Bosch met à profit l’Internet des Objets comme un marché en croissance et à valeur ajoutée pour remobiliser ces actifs industriels et en développer de nouveaux.

Source : L’usine Bosch de Mondeville mise sur l’IoT pour se diversifier

Armor franchit une étape clé dans sa stratégie de diversification. L’entreprise française va fabriquer à l’échelle industrielle ses films photovoltaïques.

Source : Le nantais Armor lance la production de ses films photovoltaïques – Énergie – Environnement-magazine.fr