#Diversification

Le renouveau de la filière textile en France est un enjeu important. De nombreux labels se sont mis en place pour valoriser les initiatives économiques et éco-responsables : France Terre Textile, Gots, Oeko-Tex et autres signes de qualité des produits.

Depuis son apogée dans les années 50, l’industrie textile subit un désintérêt et une fuite de l’outil de production vers des pays dont le coût de main d’œuvre est bien moindre. Cependant, depuis quelques années, fort d’un dynamisme technologique et d’un cadre réglementaire poussant à plus de responsabilités sociale et environnementale, la France voit les initiatives fleurir.

Les ateliers de production, qui se multiplient dans toutes les régions, ont besoin de reconstruire une chaîne de valeur locale et structurée pour accélérer et se développer. Les entreprises textiles, principalement assises sur des marchés de niche, sont prêtes à diversifier leurs activités sur les trois grands métiers : la fabrication du textile, l’habillement, le cuir et la chaussure.

Un secteur en mouvement

Les pistes de diversification sont nombreuses. La production de déchets textiles est importante et moins de 30% du gisement (600 000 tonnes par an) est aujourd’hui pris en charge par les entreprises de collecte et de recyclage. Cela laisse libre cours aux initiatives en matière de transformation pour une seconde vie ou de réutilisation des fibres comme matières premières. Au-delà des opérations de recyclage, des innovations importantes impactent le monde du textile. L’apparition des tissus technologiques à destination des applications médicales, militaires et industrielles font leur apparition sur le marché.

Bien que les politiques d’achats se recentre progressivement sur des produits mieux disant sur les aspects sociaux, sociétaux et environnementaux, les industriels ont besoin de trouver des solutions innovantes pour réduire les coûts de production. La capacité des entreprises françaises à optimiser les process, produire plus vite et juste à temps en réduisant l’impact environnemental et le bilan carbone en font des atouts de compétitivité non négligeables.

La loi anti gaspillage de 2018 et la loi AGEC 2021 imposant la traçabilité des matières premières vont aussi favoriser l’essor de la filière. Le déficit en compétences spécialisées disparues pendant les dernières décennies reste à combler. Cela pourra contribuer à maintenir l’emploi dans des zones reculées du territoire et limiter notre délégation de CO2 à des pays moins performants.

La collecte, le tri et la transformation des déchets à optimiser

Moins de 15% du gisement textile sont aujourd’hui destiné à des filières de valorisation et sont essentiellement pris en charge par le Relais. La part de déchets non valorisés reste importante. Sa réduction nécessite une modernisation des outils industriels destinés à l’identification des matières et aux opérations de tri qui ne pourront évoluer qu’à condition de débouchés plus importants et principalement locaux. La filière FIREX (filière industrielle de recyclage des textiles) vise à valoriser le recyclage et le réemploi de la matière textile et à faciliter l’éco-conception. L’éco organisme Refashion (TLC) et le Centre Européen de Textiles Innovants (CETI) participent à l’innovation et à la valorisation des textiles à destination de nombreuses applications dans divers secteurs comme le BTP, la santé, la défense ou l’industrie aéronautique ou automobile. En Bretagne, Le Relais a par exemple développé l’isolant Métisse fabriqué à base de jeans usés.

L’industrie 4.0 au service de la filière textile

Les outils de l’industrie 4.0 éprouvés dans d’autres filières industrielles pourront apporter des solutions techniques pour mieux appréhender une demande plus forte, lorsque les filières seront structurées. A l’image de la société LECTRA spécialisée notamment dans les outils de gestion des coûts et de découpe, les outils numériques, les machines robotisées et les objets connectés. Ces avancées technologiques peuvent contribuer fortement à l’optimisation des process de production. La société LAROCHE propose également sa maîtrise des process textiles et des lignes de production pour le recyclage, la préparation des matières textiles, thermoliage etc… Les équipementiers nationaux sont prêts à suivre l’émergence de nouvelles filières dans le domaine et à contribuer à une réindustrialisation locale.

La Bretagne n’est pas en reste

Des innovations sont présentes sur tout notre territoire mettant en valeur les voies de diversification possibles et les initiatives pour créer de l’emploi.

NORET se lance dans le vêtement cycliste et compte se diversifier dans l’athlétisme. Ce site de production de 50 salariés, unique en France, a su gagner des marchés de niche et créer des emplois en Bretagne.

TECKNISOLAR SENI, laboratoire de recherche dans le traitement du signal et KERDIER, spécialisée dans la conception, la création et la fabrication de vêtements techniques haut de gamme, propose des solutions de tissus connectés et autonomes pour le domaine militaire et le domaine médical. Ces deux entreprises Malouines se sont rapprochées, en 2018, pour développer un nouveau segment de marché en France et à l’international.

ARMOR LUX se rapproche d’une startup finistérienne, E-mage-in 3D, pour créer une combinaison intelligente réduisant les troubles musculo squelettiques des salariés. Une innovation présentant des débouchés importants dans l’industrie.

3D TEX à Saint Malo mise sur l’industrie 4.0 pour produire des pulls avec un process de tricotage automatisé en 3D sans couture ni déchet. Son investissement dans l’industrie du futur lui permet de rivaliser avec les producteurs Marocains et Turques tout en proposant une offre écologique.

DALMARD Marine, sur  le marché des cabans depuis près d’un siècle, lance son service de recyclage. De nouveaux produits à base de laine sont ainsi commercialisés à partir de cabans retournés par les nombreux usagés en Bretagne.  Un modèle vertueux où le consommateur bénéficie d’un bon d’achat en contrepartie de son geste environnemental.

ATELIER DES LOISIRS, candidat Crisalide Industrie 2021, optimise son outil de production pour développer de nouveaux marchés dans le secteur de l’aménagement et la rénovation textile des hébergements de loisirs.

Guy Cotten a développé le textile innovant DremtechLa Touche Française avec des tricots fabriqués à Plérin dans les côtes d’Armor….

Un contexte favorable à un fort développement

L’industrie textile peut gagner en productivité et en compétitivité. Elle a su se diversifier pour surmonter la crise et développer de nouveaux marchés. Le recyclage, le réemploi et le remanufacturing n’en est qu’à ses débuts dans le monde du textile. Des activités surement plus respectueuses de l’humain et de l’environnement dans un esprit de circuits courts et plus durables, devraient encore émerger dans le panorama de l’industrie textile.

Sources :

Industrialiser le recyclage des tissus – L’usine nouvelle

L’économie circulaire, on en parle – SNCF

Bretagne Economique – Rubrique Textile

Le réveil du textile en Bretagne – Le haut de gamme prend la mer

 

Le modèle de Responsabilité Sociale et Environnementale devient un axe stratégique important pour bon nombre d’entreprises industrielles.

Une démarche RSE peut être initiée, de façon simple, en faisant intervenir plusieurs acteurs d’un même territoire et en mobilisant les collaborateurs. Elle se traduit par des effets sur le bilan carbone de ses produits mais également sur l’image et sur les performances de l’entreprise.

 

Réduire son impact

Un engagement RSE peut commencer par un bilan carbone et une étude du cycle de vie de ses différents produits. Cela peut conduire, par exemple, à un choix de process plus responsable ou une sélection de fournisseurs locaux. C’est le cas de la démarche de l’entreprise JAMPI qui, selon son Dirigeant va « permettre de mieux identifier les choses que l’on peut améliorer ». Cette entreprise est référencée par BeReizh, la marque de reconnaissance Bretonne et Bio. Elle compte bien développer le périmètre de distribution de ses produits et se diversifier sur de nouveaux marchés.

Gagner en réactivité

La RSE c’est aussi privilégier les circuits courts et notamment référencer des fournisseurs à proximité de ses ateliers de production. Au-delà du gain écologique notable lié au transport, les relations avec des fournisseurs locaux induisent une meilleure coopération et un gain de temps dans les échanges. Notamment,  l’entreprise 3DTex fait le choix d’un approvisionnement en matières premières sur le territoire pour améliorer encore leur bilan carbone. C’est aussi une meilleure réactivité dans les livraisons et une réduction des déchets textiles qui motivent la création de ce nouvel atelier sur Saint Malo.

Attirer des compétences

Au niveau des ressources humaines et du management interne des équipes, une démarche RSE agit également de façon positive. Les jeunes générations privilégient le sens du travail et intègrent l’impact environnemental dans le choix de LEUR entreprise. Selon G.Le Nillio, fondateur de Breizhpacking, « Les entreprises qui n’intègrent pas ces préoccupations dans leur fonctionnement vont rencontrer de profondes et durables difficultés de recrutement ». La transition managériale est aussi en marche sous l’impulsion de la loi PACTE. Les entreprises à mission fleurissent sur le territoire. Elles affichent leurs objectifs sociaux et environnementaux comme une raison d’être autour d’un engagement d’intérêt collectif. Guide pratique : se doter d’une raison d’être, devenir une société à mission

Faire évoluer sa gouvernance et ses process vers des pratiques plus vertueuses implique, certes, des changements mais cela permet surtout de donner du sens aux activités des entreprises et impliquer ses collaborateurs dans les décisions importantes sur leur territoire. La raison d’être d’une entreprise est certainement, aussi, de rendre les territoires plus performants et durables.

Sources :

Le glacier Jampi structure sa démarche QSE – Le journal des entreprises

Management et RSE : en Bretagne aussi, la vague est là – Bretagne Economique

Premier pas en RSE par où commencer – CCI Bretagne

Innovation : Une usine textile 3D en projet à Saint-Malo pour 2021 – Le Pays Malouin

 

Bateau de loisirs

Bateau de loisirs

De la cuve au bateau

Nos aïeux s’inspiraient déjà des réceptacles de conservation et de stockage pour fabriquer des bateaux. Ainsi, ils utilisaient des outres et des amphores pour concevoir des bateaux il y a plus de 100 000 ans. L’atelier de chaudronnerie Cadiou qui fabrique des unités de stockage en plastique est un exemple de ce type de transfert.

En effet, elle est spécialisée dans la fabrication de cuves, de citernes ou de bacs en plastiques. Historiquement positionnée sur les marchés de l’agro-alimentaire, de l’industrie et du déchet, elle fabrique aujourd’hui des coques de bateaux.

L’atelier avait tous les atouts pour adresser ce nouveau marché :

  • les capacités de production de la chaudronnerie sont adaptées pour des objets de très grande taille.
  • les techniques de soudure par polyfusion garantissent l’étanchéité de la soudure.

La nouvelle coque de bateau est fabriquée avec un plastique non seulement étanche mais aussi recyclable. Elle équipera le bateau multifonction Armen 500.

Ce bateau 100% recyclable a été conçu par le cabinet d’architecture navale Intrados et le chantier naval L’atelier du Marin.

Sources :

https://www.lejournaldesentreprises.com/finistere/article/intrados-et-latelier-du-marin-sallient-pour-concevoir-un-bateau-ecologique-1565134?t=1627564447495

https://cadiou-chaudronnerie-plastique.com/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_bateaux#:~:text=Les%20premiers%20bateaux%20ont%20%C3%A9t%C3%A9,type%20skiff)%20ont%20%C3%A9t%C3%A9%20con%C3%A7us.

 

 

 

L’industrie automobile affronte en Europe des vents contraires de longue date, tant d’un point de vue industriel que commercial. L’accélération de l’électrification met cruellement à jour les impacts sur l’emploi industriel.
Et si l’industrie du reconditionnement marquerait-elle le renouveau industriel de l’automobile en France ? Lire la suite

On a déjà évoqué ici les enjeux de l’industrialisation du bâtiment. Elle prend une place croissante sur le marché de la construction et de la rénovation. Des industriel·le·s semblent écrire les premières pages d’une nouvelle ère manufacturière. Lire la suite

Dans le cadre du plan de relance, un soutien à l’investissement pour l’efficacité énergétique et l’évolution des procédés est ouvert aux entreprises ; soit un taux d’aide éligible de 50 %  pour une petite entreprise et de 40 % pour une moyenne entreprise. La décarbonation de l’industrie est une priorité nationale, aujourd’hui accompagnée par des dispositifs.  Elle s’inscrit dans la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) qui ambitionne d’atteindre la neutralité carbone dès 2050 et de réduire l’empreinte carbone de la consommation des Français. L’industrie est un des secteurs visés par la SNBC avec des objectifs de réduction des émissions de GES par rapport à 2015 de -35% à 2030 et -81%  à 2050. Comment les atteindre ?

  • en développant de systèmes de production bas-carbone,
  • en intensifiant la recherche et le développement de procédés de fabrication bas-carbone,
  • en améliorant fortement l’efficacité énergétique et en ayant recours à des énergies décarbonées,
  • en maîtrisant la demande en matière,
  • en développant l’économie circulaire.

Les métiers des process industriels réalisent de longue date des diagnostics énergétiques. L’optimisation de l’existant est un réflexe naturel de l’industriel pour conserver ses avantages concurrentiels. Un des postes actuels pour gagner en compétitivité consiste à mettre en place des moyens de comptage communiquants pour réduire les consommations et les pertes non techniques. C’est un grand pas vers la décarbonation qu’il convient de compléter par des moyens de réduction intrinsèque des consommations énergétiques. Il est évident, pour de nombreux industriels, qu’un investissement dans des solutions d’optimisation énergétique peut engendrer des gains financiers à court et moyen terme. Choisir un mix énergétique privilégiant des ressources renouvelables aux énergies fossiles est un levier.

La décarbonation est-elle aussi un levier de croissance et de performances pour l’industrie et les services ?

Décarboner pour diversifier ses produits

Décarboner nécessite, le plus souvent, de revoir la conception de ses produits finaux et de ses usages. Par conséquence, des produits nouveaux plus sobres apparaissent sur le marché. Les produits peuvent être conçus pour une durée de vie plus longue, favorisant la réparation et le remplacement des pièces pour un meilleur indice de réparabilité. Les produits peuvent être conçus à partir de matériaux alternatifs, proposant des caractéristiques équivalentes, mais moins gourmands en ressources carbones. Dans tous les cas, la stratégie doit inclure une analyse de l’acceptabilité par le client ou le consommateur pour ce nouveau produit. C’est une opportunité de différenciation sur le marché pour une industrie.

Voir notre article « Pourquoi diversifier ses activités industrielles »

Collaborer autrement pour décarboner

Dans la chaîne de valeur de la production, les flux physiques entre les fournisseurs et les clients, jusqu’à la distribution émettent des GES. L’empreinte carbone peut être également réduite par des choix stratégiques en matière d’organisation, de supply chain et de politique des achats. Il est possible de mettre en place un approvisionnement local des matières premières, des partenariats avec des fournisseurs en proximité ou encore un choix de production au plus proche de son lieu d’usage.

Voir notre article « La coopération facteur de résilience »

Passer du produit aux services pour décarboner

Transformer ses produits en service nécessite une réflexion profonde sur leurs usages par les clients ou les consommateurs finaux. Il s’agit de commercialiser l’usage du produit et non plus le produit en tant que tel. La décarbonation se situe au niveau de la consommation de ressources visant à satisfaire l’usage du client en réduisant la quantité de produits nécessaires à cet usage. En proposant un service facturé visant à partager un bien de consommation ou un matériel, l’industrie contribue à réduire les coûts carbone tout en apportant une valeur ajoutée à son offre voire une diversification de ses produits. Nos modes de consommation sont, aujourd’hui, bouleversés par des tendances à l’abonnement ou aux changements fréquents de biens, laissant de plus en plus de place à des fournitures de service « à l’usage ».

Voir notre article « Quand diversifier son offre de service devient un geste éco-responsable »

Cette stratégie collective pour une transition de l’industrie vers une production plus verte, moins émettrice de GES doit tenir compte des enjeux de création de valeur sur les territoires. Il est possible, via l’innovation et la coopération de concilier performance économique et transition énergétique. Ce sont les objectifs des dispositifs Crisalide Industries et Eco-activités animés par Créativ.

Sources :

Plan de relance et décarbonation de l’industrie – economie.gouv.fr

SNBC – Stratégie nationale bas-carbone

Pour aller plus loin : 

Avec la participation de Cécile Lagadec, conseillère innovation et cheffe de projet du programme régional Mixenn lancé en 2021 pour accélérer la transition énergétique du transport en Bretagne.

 

Atomic Brain: une plateforme digitale de télésurveillance de sites critiques

Créée en 1999, la société Alliantech est spécialisée dans la conception, fabrication et vente de capteurs pour les mesures de grandeurs physiques comme par exemple une accélération ou une vibration. Les secteurs ciblés par l’entreprises sont les transports, l’industrie chimique et la surveillance industrielle.

Afin de fournir une première gamme de service à ses clients, la société a rapidement développé des prestations de développement de solutions sur mesure, d’étalonnage, de maintenance préventive et de réparation.

Depuis 2017, Alliantech souhaite développer une gamme de solutions en propre. Elle a choisi comme axe de développement stratégique la surveillance de sites critiques.  L’objectif est de développer une plateforme digitale de télésurveillance.

Le projet « Atomic brain »

La société, soutenue par le plan France Relance, va investir 2M € dans le développement de cette plateforme qui repose sur deux niveaux. Un premier niveau concerne l’intégration de données issues de capteurs différents. Un deuxième niveau concerne le traitement et l’analyse des données. L’objectif est de livrer une application de surveillance à distance opérationnelle et capable de s’adapter aux différents besoins de ses clients.

La nouvelle plateforme pourra s’adresser à des besoins très diverses : de la surveillance de machine critiques à celle d’une installation complète, comme par exemple une installation de production d’hydrogène. La télésurveillance « intelligente » est un marché en fort développement : les solutions développées doivent être performantes, à un coûts maitrisé et autonome en énergie.

Ce projet va permettre de créer une dizaine d’emplois directs dans la R&D. La société Alliantech prévoit de doubler son chiffre d’affaires d’ici 3 ans. Un axe de développement mais aussi de consolidation. En effet, le développement de la nouvelle plateforme va également permettre de diversifier le portefeuille clients de la société. Cette diversification est importante afin d’être moins dépendante de certains secteur fragilisés par la crise tel que le secteur de l’aéronautique.

Source : https://www.usine-digitale.fr/article/alliantech-developpe-une-plateforme-multi-sensorielle-pour-des-applications-de-surveillance-critique.N1076084

http://www.alliantech.com/index.php

.A travers Crisalide Industrie, nous avons pu accompagner les aventures entrepreneuriales d’Ekko ou Tessa industrie.
Ces deux entreprises illustrent cette tendance désignée par les concepts de Construction Hors Site ou industrialisation de la construction. Elles montrent aussi l’aire de jeu possible en développant des propositions de valeur différentes. Lire la suite

De nombreux projets industriels font surface dans le cadre du plan de relance. Ces projets visent souvent à améliorer la performance de l’outil de production. Les besoins de diversification des activités sont également accompagnés par les fonds de soutien à la modernisation.

Les stratégies de diversification sont préférées aujourd’hui aux stratégies de spécialisation. La diversification permet de mieux répartir les risques liés aux activités et d’améliorer la diversité de ses clients. A terme, elle contribue à une acquisition de nouvelles parts de marchés et une amélioration de la position concurrentielle. Il s’agit principalement de positionner l’entreprise sur une ou plusieurs domaines d’activités stratégiques complémentaires à ceux existants.

Ces stratégies sont alimentées par diverses motivations selon les secteurs d’activités et les territoires.

Offrir de nouveaux services de proximité à ses clients

La diversification peut prendre la forme d’une acquisition d’une entreprise proposant des services en lien avec ses produits. Ces croissances externes peuvent également favoriser la relation avec les clients en apportant un service de proximité. C’est le cas, par exemple, de l’acquisition de Breizh Sailing Holding basée en Bretagne Sud par ACTI, entreprise du sud de la France. Les deux activités complémentaires allient l’ingénierie de la construction et la maintenance industrielle pour une offre de services de proximité plus performante.

Conquérir de nouveau marchés grâce à ses actifs techniques

Une des voies de diversification consiste à valoriser son savoir-faire et sa maîtrise des process industriels pour créer une nouvelle ligne de produits. Ces derniers peuvent être commercialisés aux clients existants afin d’enrichir la gamme sans effort important pour la commercialisation. Ils peuvent également être destinés à enrichir la parc clients. Dans ce cas, une étude de marché et une démarche de prospection commerciale sont nécessaires. Sur le territoire Breton, Prolann, spécialiste de l’usinage de précision, investit en 2021 pour créer une nouvelle ligne de production et se diversifier dans le secteur du verre de fibres optiques.

Préserver ses emplois sur le territoire

La diversification peut aussi être un atout social pour un territoire. Les marchés sont fluctuants, parfois difficiles. Conserver ses emplois peut amener à rechercher des solutions pour maintenir son volume de production. Investir dans un nouvel outil de production et chercher de nouveaux marchés peut donc être doublement intéressant. Pour illustrer, Bretagne Ateliers entreprise adaptée, lève des fonds pour préserver ses 550 salariés, dont 420 travailleurs handicapés pour notamment développer un procédé de soudure innovante pour l’aluminium. Cet alliage, plus écologique car plus léger et recyclable, est destiné à de nombreux secteurs industriels.

Bien d’autres motivations peuvent alimenter une stratégie de diversification. Une analyse stratégique préalable et une feuille de route solide sont essentielles pour engager une telle démarche. Les investissements, bien que soutenus par le plan de relance, doivent être engagés pour répondre à un marché accessible pour la PME.

 

Sources :

France Relance :  7 nouveaux projets industriels lauréats-en-bretagne – Bretagne Economique

Prolann investit 21 millions d’euros pour se diversifier dans l’usinage du verre de fibre optique – Le Journal des Entreprises

Bretagne Ateliers lève 5,2 millions d’euros pour sauvegarder l’emploi et se diversifier – Ouest France

Acquisition de Brezh Sailing par ACTI – Site ACTI

L’innovation et les éco-activités sont présentes dans tous les secteurs industriels. Les motivations des entreprises à innover pour concevoir des produits plus écologiques et respectueux de l’environnement sont de plus en plus présentes. Au-delà des ambitions écologiques, dont tout un chacun aujourd’hui partage les bienfaits pour notre écosystème, existent-ils des enjeux économiques pour les entreprises ?

Un exemple concret et breton, illustre cet enjeu. AIRENCOS, à Pornichet, société d’ingénierie au service des industries, développe une alternative biosourcée à la fibre de carbone. Le lin, bien que moins résistant que le carbone, offre un bilan écologique plus favorable. AIRENCOS répond et anticipe ainsi les demandes des donneurs d’ordre en termes de réduction des impacts carbone de leurs produits. Un bel exemple d’une entreprise qui innove pour soutenir la diversification de ses clients. AIRENCOS, malgré les fortes difficultés liées à la crise sanitaire, a su rebondir et décider que « le développement durable doit être le fil conducteur pour sauver l’entreprise »,

Les clauses d’achats responsables, en termes social et écologique, sont de plus présentes dans les appels d’offres des entreprises et dans les marchés publics. L’ADEME a mis en place des ressources pour guider les entreprises et les collectivités à formaliser leurs critères sociaux et environnementaux lors des appels d’offre. Egalement, des retours d’expériences et des bonnes pratiques sont publiés par l’association AVISE pour initier des collaborations avec des entreprises d’Insertion par l’Activité Economique.

Les entreprises, à l’image d’Airencos, ont donc intérêt aujourd’hui à réfléchir, puis planifier une stratégie pour innover vers des produits et des services plus verts et plus responsables. Une opportunité pour conserver et développer ses parts de marché.

 

Sources :

Airencos va investir pour dévélopper la fibre de lin pour l’industrie – Agence API Ouest

Achats responsables, comment passer à l’action ? – ADEME

https://www.socialement-responsable.org/

 

Un offre nouvelle dans le secteur e-commerce

Les entreprises de e-commerce ajustent, bien naturellement, leur offre de services aux attentes des consommateurs. Quand ces derniers sont des consom’acteurs la stratégie évolue vers la définition de nouveaux services. Ils sont exigeants et peuvent aller jusqu’au boycott des marques. Ces services sont, en général, une alternative au rebut du produit et surtout bien loin de prôner une obsolescence programmée. Ces services répondent mieux à l’idéal commercial mais également sociétal que se font ces nouveaux clients.

Cette transition, pourquoi, comment ?

Le client peut être associé à la conception de l’offre voire même être partie prenante dans la réalisation du service. C’est, par exemple, Cdiscount qui choisit une startup experte en dépannage par visioconférence  – PIVR – pour étayer son offre SAV. Le client répare lui-même son électroménager avec l’aide d’un coach en ligne.

Le consom’acteur a pris conscience de son rôle et de son importance dans la chaine de valeur en faisant de sa consommation un acte militant.

L’entreprise commerciale, de son coté, engage progressivement une transformation de son offre globale.  La vente de produits pure fait place à la commercialisation d’une offre de services complet.

La transition du produit vers les services.

Cet exemple illustre parfaitement les tendances du marché à glisser du produit vers le service.  Et plus précisément, la première étape de cette transition qui consiste à transformer la valeur ajoutée portée uniquement par le produit en une valeur ajoutée uniquement portée par les services. Des étapes intermédiaires visent à combiner des services aux produits (SAV, services additionnels, location…) comme c’est le cas de cette offre de coaching à la réparation.

 

Sources :

Cdiscount propose un service d’aide a la réparation avec PIVR – LSA

Cdiscount choisit PIVR pour lancer un service inédit de réparation à distance – Les Echos

Ces skippers, créateurs d’entreprises

Comme dans le monde de la Formule 1, les navigateurs de hauts niveaux créent leurs activités. Niki Lauda, pilote automobile émérite, fonde en 1979 sa première compagnie aérienne. Sur cette même voie, Jean-Pierre Dick, Michel Desjoyeaux, Roland Jourdain, François Gabart ou Jean Le Cam se sont lancés dans la création d’entreprise. Ainsi, les sociétés Absolute Dreamer, Mer Agitée, Kaïros, Mer Concept ont vu le jour grâce à ces professionnels de la mer.

Tous les sports de haut niveaux ont une même particularité. Ils poussent les concepteurs et les fabricants vers des exigences hors normes. La sécurité en mer, l’autonomie en milieu contraint et la résistance des matériaux en situation extrême drainent l’innovation technologique. La compétition est un formidable lieu d’expérimentation et d’émergence d’idées innovantes. Lire la suite

Cordes

Créée en 1951 par Pierre et Janine Béal, la société Béal (38) fabrique et commercialise des cordes pour l’escalade. En 1986, la société devient le 1er fabricant mondial, puis en 1993 développe son offre pour se positionner sur le marché du travail en hauteur. Malgré un recul du chiffre d’affaires en 2020, la société innove et investit pour renouer avec la croissance dès 2022. Lire la suite

La crise sanitaire va-t-elle accélérer les transitions dans les entreprises ? Pour beaucoup de Dirigeants interrogés, la crise sanitaire va impacter en profondeur l’organisation de leur entreprise. De fait, cette crise va accélérer les transitions en cours ou émergentes. Cependant, comme dans tout changement, une analyse des risques et une planification des chantiers stratégiques sont indispensables. A l’instar des dispositifs Crisalide Industrie, un accompagnement des Dirigeants d’entreprise peut s’avérer utile dans cette période mouvementée. Au-delà d’une aide pour élaborer une nouvelle stratégie, le support d’un manager de transition est parfois prépondérant.

Les transformations sont de natures différentes selon le contexte, le marché et les capacités de l’entreprise. Elles gravitent, aujourd’hui, autour du numérique, de la diversification des activités et des nouveaux modes d’organisation.

La transformation numérique

La transformation numérique est engagée depuis nombreuses années. Pour la plupart des entreprises, des chantiers de transformation sont en cours de réalisation. Mais dans cet épisode pandémique, il s’agit aussi d’anticiper les éventuelles prochaines crises. Au-delà d’une révolution technologique autour des outils informatiques il s’agit, ici, de conduire réelle une transformation numérique. Cette transformation des us et coutumes des collaborateurs implique un accompagnement des équipes vers le changement. Selon bon nombre des Dirigeants, cela nécessitera une dotation massive de moyens pour faire évoluer les pratiques et les outils. Le plan de relance fait apparaitre un de ces leviers, notamment celui la couverture numérique du territoire national. La pression du télétravail a également poussé les organisations à se reconfigurer pour une flexibilité accrue. Une organisation obligatoire pendant cette période de crise mais qui devrait, en partie, perdurer au-delà.

La réingénierie des processus

La transformation numérique ne peut s’appliquer seule. Une réorganisation des processus clé de l’entreprise est souvent concourante, induisant un changement inévitable pour les collaborateurs. Les risques de démotivation et de désengagement sont inévitables dans ce contexte traumatique. Le dialogue social et l’implication des salariés dans les projets devraient réduire les risques de perte de repère ou de productivité. Des méthodes agiles et de gestion de projets collectifs prennent alors tous leurs sens pour déployer une nouvelle stratégie, plus souple et plus flexible. L’ère post pandémie sera propice aux méthodes de travail hybrides, alliant télétravail et période présentielle.

Nouveaux business models

En dehors des changements internes et propres à chaque organisation, des mutations profondes des marchés et des comportements des consommateurs sont en marche. De nouvelles formes d’innovation commerciale apparaissent et de nouveaux partenariats se créent pour résister ou s’adapter aux nouvelles contraintes du marché. Les transitions, du produit vers le service, adossées à la digitalisation transforment les usages et les comportements des consommateurs. Une économie plus résiliente, liée le plus souvent au développement durable, se met progressivement en place. Ces tendances auront naturellement un impact sur la reprise économique et sur la stratégie des entreprises.

Les marchés s’adaptent à la crise sanitaire. La culture des entreprises est en cours d’évolution vers plus de collaboration et de flexibilité. La révolution numérique s’intensifie. Les dirigeants et managers doivent désormais assurer la continuité des activités en mobilisant l’ensemble des ressources de l’entreprise. Un mode de management basé sur la confiance, la définition d’objectifs précis et la mesure des résultats.

 

Sources  :

Les pratiques visant à allonger la durée de vie des produits, de leurs composants ou des matériaux sont une nouvelle source de profits et de captation de valeur pour l’industrie manufacturière. Les étudier permet également de glisser un pied dans la porte et de s’introduire dans l’ère de la servicisation, « passer du produit au service ».

www.remanufacturing.fr

www.remanufacturing.fr

En fonction de là où se situe le curseur, on parlera de réparation ou réemploi, de retrofit ou de reconditionnement, de remanufacturing ou de refabrication, ou de recyclage.

Les exemples de PME industrielles développant une nouvelle activité grâce à l’intégration de ces réflexions circulaires, ne manquent plus : Sadex embrayages (35), N2C(35) ou récemment la société TIB (Tôlerie industrielle de Brezolles d’Eure-et-Loir). Les grands groupes ne sont pas en reste ; Renault compte arrêter de produire des voitures neuves sur son site historique de Flins et reconfigurer l’usine en une Re-factory autour de quatre nouveaux pôles (Re-Trofit, Re-Energy, Re-Cycle, Re-Start).

Et vous, votre activité industrielle est-elle propice à développer du remanufacturing ?  Est-ce que le développement d’une offre circulaire vous permettrait d’attirer de nouveaux clients ou de répondre à une attente de vos clients historiques ?

Envie d’être challengé ? Les conseillers de Créativ sont à votre disposition pour accompagner vos réflexions stratégiques.

 

Sources  :

TIB éco-conçoit des ambulances qui durent

Le lauréat de la catégorie Innovation produit responsable des Trophées de l’industrie durable 2020 est la société d’Eure-et-Loir Tôlerie industrielle de Brezolles (TIB), récompensée le 15 septembre par L’Usine Nouvelle et ses partenaires. TIB rallonge la durée de vie des véhicules sanitaires en rénovant la cellule médicalisée.

La durée de vie d’un châssis d’ambulance est autrement plus longue que celle de la cabine, soumise à de fortes contraintes et à des changements réguliers d’équipements.

« Un pompier ouvre 50 à 100 fois par jour la porte arrière de son véhicule », remarque Philippe Sandrin, le président de la Tôlerie industrielle de Brezolles (TIB), en Eure-et-Loir. Résultat : la cellule change tous les cinq à sept ans, alors que le châssis peut durer vingt à trente ans.

Un nouveau départ pour la biscuiterie Le Goff

Voilà l’histoire d’une entreprise familiale dirigée par sa fondatrice Yvette Le Goff, 90 ans. L’histoire d’une unité de production créé en 1950 à Morlaix et qui a construit sa renommée sur les recettes traditionnelles. Les biscuits et gâteaux Bretons sont vendus via la grande distribution: un modèle commercial innovant pour l’époque.

En 2019, changement de direction générale et rachat de la société par Conquête Bio. En conséquence, s’en suit un nouveau plan d’orientation stratégique sur 5 ans avec un investissement de 5 M€ pour moderniser l’outil de production et développer les marchés.

Au même moment, la société obtient une certification bio. Celle-ci permet à l’entreprise de monter en gamme et de passer du marché de la GMS classique à la GMS bio, toujours en marque de distributeur.

La marque Maison Le Goff est créé en parallèle pour valoriser 70 ans de savoir-faire. Une nouvelle cellule R&D qui développe de nouvelles recettes pour de nouveaux marchés : le vegan pour la Pologne, les algues pour l’Asie…

La société Le Goff n’avait pas connu d’investissement depuis 20 ans. Un changement de génération impulse alors un projet d’innovation triple : des procédés, des outils de production et des marchés. Objectif : doubler le chiffre d’affaires sur 5 ans.

Alors si vous passer par là: n’hésitez-pas (accès et heures d’ouverture).

 

Source: le Journal des entreprises, le 01/07/2020

Hambach témoigne de la difficulté des diversifications industrielles ambitieuses. En effet, c’est une usine née des desseins du charismatique patron de Swatch, l’horloger suisse qui a bouleversé son marché (aujourd’hui on dirait uberisé l’industrie et le marché de la montre ?).
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La Start-Up Lilloise, Crime Science Technology (CST), diversifie son activité. Elle lance une nouvelle molécule destinée à sécuriser les documents officiels. En 2010, Cosimo Prete crée son entreprise autour d’une technologie innovante pour le relevé des empreintes digitales. Dès 2015, il lève des fonds pour développer un nouveau produit « Optical variable material » qui remplacerait les hologrammes actuels pour une vérification d’authenticité plus rapide et plus fiable. Depuis, CST ouvre son capital à l’allemand Covestro et initie des partenariats avec des industriels comme Gemalto et Delarue. Cette start-up de 10 salariés, compte doubler son effectif d’ici 2022 et se développer à l’international.
La Start-Up Lilloise a su efficacement se diversifier en s’appuyant sur ses actifs technologiques. Elle compte désormais développer son portefeuille clients à l’international.

 

 

Quand un chercheur de la police scientifique bouleverse l’industrie de la sécurité intérieure des États. C’est l’histoire de Cosimo Prete et de sa start-up lilloise (Nord) Crime Science Technology (CST).

Source : [Made in France] CST, la criminologie au secours de la sécurité – La pépite

Les passerelles et les pontons: un secteur d'avenir pour Pech Alu

A l’origine Pech Alu est un fabricant de bateau de pêche localisé dans le Morbihan. Des bateaux aux pontons, puis à la passerelle, la société qui emploie aujourd’hui 22 salariés. Elle a su développer de nouveaux produits à destination des sociétés de gestion d’infrastructures portuaires et fluviales.

La construction de passerelles ou pontons allant jusqu‘à 60 mètres est possible dans les immenses locaux de Pech Alu. En effet, ceux-ci ont été dimensionnés pour une activité navale nécessitant de grands espaces. Ces nouveaux débouchés ont représenté en 2019 11% des ventes de la société.

Avec ce nouvel axe de diversification s’offre une nouvelle opportunité pour le fabricant de valoriser son savoir-faire avec de nouveaux services. En effet, la demande de location de passerelles ou pontons pour des événements est forte. Le service de location représente aujourd’hui 18% du chiffre d’affaires.

Un bel exemple d’une PME qui a su capitaliser sur un outil de production pour adresser de nouveaux clients, avec de nouveaux produits, puis de nouveaux services.

Source: le Journal des Entreprises 16/06/2020

Le marché du vélo est porté par une croissance annuelle de 30 à 40%. Les collectivités investissent pour accompagner le développement de l’usage du vélo et réduire l’usage automobile en zone urbaine. En Europe, des mesures antidumping ont été mises en place pour maintenir l’activité des manufactures de cycles et répondre aux attentes des citoyens en termes de relocalisation. Parmi les nouveaux acteurs prenant position : une start-up fondée par le créateur de Meetic qui fait fabriquer ses vélos en Bourgogne par SEB ! Lire la suite

Citroën lance son véhicule urbain électrique adapté pour 2 personnes. Pas une automobile, un quadricycle adapté à un usage urbain et limité en vitesse à 45 km/h, à 7000 €, à peine plus cher qu’un vélo cargo haut de gamme. Véhicule innovant sur le marché, sans réel équivalent à ce jour, Citroën innove aussi par le mode de distribution. Les ventes en lignes sont privilégiées, les modèles classiques de distribution en concession étant probablement trop cher pour un véhicule à ce tarif, et la cible urbaine habituée à acheter sur Internet. L’AMI est livrée à domicile et pour essayer le véhicule, Citroën organise des essais itinérants en conteneur.

Mais Citroën a également opté pour un partenariat avec La Fnac qui depuis plusieurs années a diversifié sa gamme de produits vers l’électroménager et plus récemment les engins légers de mobilité : overboard, trottinette, vélo et maintenant Ami. Des acteurs très en contact avec la cible urbaine.

Source : Pourquoi Citroën et Fnac Darty ont décidé de vendre une voiture ensemble | Les Echos

Dans un contexte de forte croissance du marché du carton, lié à l’essor du e-commerce et aux tendances pour le remplacement des emballages plastiques, Norske-Skog investit massivement dans son usine de Golbey dans les Vosges. L’outil de production sera totalement reconfiguré pour assurer une diversification vers la production d’emballage carton à partir de matières 100% recyclées. Au delà, de cette évolution vers un produit plus écologique, le groupe Norvégien prévoit de construire une nouvelle chaudière à Biomasse, réduisant ainsi son impact environnemental en abaissant sa consommation d’énergie de 30%.
Norke-Skog annonce également le maintien des 325 salariés, voire le recrutement de nouveaux collaborateurs, malgré la baisse de production liée au confinement.
Une conversion qui devrait faire progresser sensiblement le chiffre d’affaires et la position du groupe chez les producteurs de cartons-caisses tout en agissant positivement sur l’emploi, l’environnement et l’économie du territoire de Golbey dans les Vosges.

Bodemer est un groupe leader de la distribution automobile du grand Ouest. L’ouverture d’une unité industrielle de reconditionnement illustre une stratégie de diversification inspirante bien au-delà des seuls rivages du marché automobile. Lire la suite

Le son de blé est utilisé dans l’alimentation animale et représente 800 000 tonnes par an en Europe. En capitalisant sur un procédé de traitement du son de blé par ozone (Oxygreen), la minoterie Bretonne Paulic veut se développer sur le marché de l’élevage des insectes. La minoterie lève des fonds pour financer de nouveaux outils de production de son de blé « faible en toxines », un atout pour les insectes et un produit à plus forte valeur ajoutée. 

Nourrir 10 milliards d’humains en 2050 

Pourquoi les insectes sont une source d’alimentation écoresponsable ? 

Aujourd’hui plus de 2 milliards d’êtres humains sont entomophages, principalement en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie. En Europe, l’alimentation à base d’insectes est autorisée depuis 2017 dans l’aquaculture et quelques entreprises se positionnent sur des produits transformés ou des produits élaborés à partir de farine d’insectes à destination de l’alimentation humaine. Encore anecdotique aujourd’hui, le marché mondial de la nourriture à base d’insectes représentera en 2030 selon Barclays 8 milliards d’euros par an, soit 733.000 tonnes. 

Comparé au bœuf, la production d’insectes représente 5 fois moins de production de gaz à effet de serre tout en étant une source de protéine équivalente (100 gr de criquets fournissent autant de protéines que 100 gr de bœuf). Avec 10 kg de nourriture animale, il est possible de produire : 1 kg de bœuf, 3 kg de porc, 5 kg de volaille ou…. 9 kg d’insectes.  

Et le kilo d’insectes représente une source d’alimentation riche en protéine, mais aussi en fer, en omégas 3 et en vitamine. Miam ! 

Innover pour améliorer la rentabilité et la qualité de la production d’insectes 

Les insectes coûtent cher à produire : c’est un met d’exception. Grâce aux progrès techniques, ces coûts ont été divisés de 2 à 5 fois (entre 20€ et 50€/kg) mais restent pour autant encore beaucoup plus importants que pour d’autres sources de protéines végétales comme le soja. Baisse des coûts de production et très bonnes propriétés nutritives : le marché des insectes offre des débouchés importants pour les industriels de la chaine agroalimentaire.  

La minoterie Paulic, avec 5 sites en Bretagne, entend bien adresser le marché de l’élevage d’insectes avec un son de blé bas en toxines. En effet, le procédé innovant Oxygreen détenu à 100% par la société permet de traiter la farine par ozone, limitant ainsi les toxines et mycotoxines (champignons). Elle entend lever entre 6 et 10,6 millions d’Euros sur la place boursière Alternext pour financer le développement de son outil de production et multiplier son CA sur le son de blé par 5 d’ici 2023. La diminution de toxines et autres contaminants obtenue grâce à ce procédé permet de limiter la mortalité des insectes et même d’améliorer leur croissance dans les élevages.    

Sources :

 

article rédigé par Pauline BERNIERE – Conseillère innovation – CEEI Créativ

 

 

MPO France est un groupe mayennais (80 M€ de CA en 2019) spécialisé dans le pressage de disques vinyles depuis sa création en 1957. L’entreprise a su conserver son savoir-faire, son outil industriel et a toujours maintenu une production de disques. Une stratégie qui s’est révélée gagnante puisque le vinyle fait un grand retour ces dernières années.

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Néanmoins, le sens de l’histoire est à la dématérialisation et la musique n’y échappe pas. L’entreprise poursuit donc sa stratégie de diversification. Forte de son métier de conception de packaging et de son positionnement premium, elle adresse de nouveaux clients et de nouveaux marchés tels que la beauté, les arts de la table, les spiritueux avec des coffrets premium. L’entreprise a su mettre toute sa chaîne de valeur – conception, design, impression, emballage, conditionnement, distribution et logistique – au service de ce nouveau positionnement. Désormais, Universal, Sony et Warner côtoient L’Oreal, Clarins et Wonderbox dans son porte-feuille Clients. Finalement, qu’est-ce qu’un vinyle ? MPO répond  « un objet à forte charge émotionnelle sur de petites séries »! Let the music play !

Pour en savoir plus ; sources :

Qu’est-ce qu’une rupture économique dans l’environnement de l’entreprise ?

C’est une tendance structurelle du marché susceptible de modifier profondément le métier ou les conditions d’exercice du métier de l’entreprise. La rupture se produit, on n’y peut rien. Elle peut se traduire en menace ou en opportunité pour l’entreprise. Le tout est de voir cette rupture, ou plutôt d’accepter de la voir. Cela peut-être difficile pour l’entreprise surtout lorsqu’elle remet en cause profondément son modèle économique. Le premier qui transforme une rupture en opportunité et se met en mouvement prend de l’avance et se donne plus de chances de gagner.

L’entreprise vendéenne General Transmission est leader mondial des solutions de transmissions pour tondeuses à gazon. L’entreprise fait face à une rupture qui devrait s’accélérer : la mutation du marché des tondeuses thermiques vers l’électrique. « Demain, les consommateurs n’achèteront plus que des tondeuses à batteries et des robots de tonte » selon les propres termes des dirigeants de l’entreprise. Accepter de voir ce qui arrive permet de se mettre en mouvement. Avec cette mutation technologique le risque est en effet grand de voir arriver des nouveaux acteurs sur ce marché et pour General Transmission de perdre son leadership.

L’entreprise qui a toujours innové sur ses produits, notamment avec le développement de pièces composites pour ses transmissions, a réussi une opération de croissance externe en rachetant l’entreprise chinoise Actuator Electric Motor Company (AEM). Il s’agit de prendre une position stratégique ambitieuse sur le marché de la tondeuse électrique. Le choix de la croissance externe s’explique par le saut technologique difficile à mener par de la R&D interne.

General Transmission s’adapte ainsi à l’évolution de son marché, mais vise aussi une diversification sur de nouveaux marchés rendue possible par l’acquisition de ce nouvel actif technique, celui des petites motorisations pour la mobilité urbaine. Coup double.

Source : General Transmission se prépare à l’électrification des tondeuses | Les Echos

… pour mener à bien une diversification ?

Souvent, l’industrie automobile est considérée comme le mètre étalon de la performance industrielle. Les majors de l’automobile sont en capacité d’adresser un marché global. Les produits commercialisés sont personnalisés en très grande série. Lire la suite

Gare de Rennes (vue de nuit)

Une pause au cours d’un trajet autoroutier estival m’a conduit à relire avec un autre œil un article repéré de longue date. Après avoir visité la nouvelle gare de Rennes, je me trouvais face à une nouvelle réalisation d’ampleur de l’entreprise Gagne. Cette PME est spécialisée dans la conception-réalisation de charpentes métalliques complexes et industrialisées.

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En m’appuyant sur notre méthodologie d’accompagnement, on peut considérer que le charpentier Gagne a réuni de nombreuses conditions préalables à une diversification réussie.

  1. Des objectifs stratégiques de conquête
    Gagne a opté pour le marché des charpentes métalliques complexes et industrialisées avec une logique de d’augmentation de marge.
    Ainsi les contrats du nouveau centre commercial stéphanois et la gare rennaise illustrent la capacité de conquête de parts de marché significatives.
  2. S’appuyer sur les actifs de l’entreprise
    Gagne disposait déjà d’un savoir-faire reconnu dans le domaine de la charpente métallique industrialisée. L’entreprise a su capitaliser et structurer ses actifs techniques. Gagne bénéficie d’une capacité interne d’études et d’ingénierie.
    Ses dirigeants ont aussi su faire fructifier ses actifs organisationnels. Ils ont notamment entretenu une culture ‘travaux’ qui contribue à la différenciation de Gagne vis-à-vis de ses concurrents. En effet, peu d’entre eux intègre aussi verticalement l’activité, de conception-réalisation.
  3. Un marché en croissance
    Comme nous l’évoquions déjà au sujet de l’entreprise Saniez, l’entreprise Gagne s’inscrit dans cette tendance qui voit l’acier prendre une part croissante parmi les solutions constructives.

D’après le Moniteur (le 31 Mai 2019)

D’abord spécialiste qualité automobile

Créée en 1997, TRIGO est devenu un des leaders mondiaux de la qualité opérationnelle. Dans l’automobile, activité historique, Trigo propose des services de gestion des non-conformités des composants entrants en interface avec les constructeurs et les équipementiers, cela afin de garantir les hauts niveaux de qualité en sortie d’usine. Aussitôt les défauts qualité identifiés, Trigo met en place sur les sites constructeurs des dispositifs de contrôle, de tri, de reconditionnement afin de livrer la ligne avec des composants conformes.

De l’accompagnement à l’international de ses clients à la diversification

Pour accompagner ses clients dans leur stratégies internationales Trigo a développé ses implantations  hors France, notamment via des rachats jusqu’en Amérique du Nord avec le rachat de PIC Group en 2015.

A partir de son savoir-faire Trigo s’est également diversifié sur d’autres marchés du transport en particulier dans l’aérospatial. Pour ce dernier Trigo a développé d’autres approches de contrôle qualité de sous-ensembles avant expédition chez l’avionneur, afin de garantir la conformité en phase de lancement de nouvelles productions. Ces besoins sont ponctuels et Trigo apporte son savoir-faire en ingénierie qualité et en flexibilité.

Une nouvelle offre industrielle

Présent sur toute la chaine de valeur de production automobile, le groupe Trigo franchit une nouvelle étape avec l’ouverture d’une usine de reconditionnement d’automobiles d’occasion dans le Doubs, proche de l’usine PSA de Sochaux. Sur 3000 m², l’usine doit pouvoir reconditionner 10 000 voitures par an pour le marché de l’occasion. Trigo exploite son savoir-faire automobile, son savoir-faire en qualité opérationnelle et sa proximité avec PSA pour proposer cette nouvelle offre : une approche industrielle du reconditionnement permettant un trip tic qualité/cout/délai optimisé pour ce marché du VO devenu stratégique pour les constructeurs. L’usine amorce son activité avec Peugeot mais doit rapidement ouvrir à d’autres constructeurs.

Un parcours exemplaire pour Trigo passé par une étape de développement à l’international pour suivre ses clients, de développement d’offres d’ingénierie qualité pour fidéliser ses clients, puis de diversification sur le marché de l’aéronautique, jusqu’à la création d’une offre propre de remarketing industriel d’automobiles d’occasion mixant son savoir-faire avec une attente forte du marché.

Source : Trigo ouvre une usine à Allenjoie et vise 80 recrutements – Le Trois

Suivre une recette, facteur clé de réussite

Suivre une recette, facteur clé de réussite

Free-Photos / Pixabay

Le rôle d’un dirigeant est souvent comparé aux métiers de la création artistique. On mobilise fréquemment l’image du chef d’orchestre pour objectiver les qualités du dirigeant.

Pour financer astucieusement son projet, l’un de nos partenaires file la métaphore de la mayonnaise, cette émulsion qui lie des composants aux propriétés a priori incompatibles (Merci Damien Laurent, pour le financement ou la mayonnaise c’est par ;-).

Réunir les bons ingrédients

Ainsi la diversification, comme tout acte stratégique, se révèle un excellent support de comparaison à une autre recette culinaire.

Pourquoi l’image des pâtes ?

Parce que c’est finalement une recette simple, qui nécessite seulement quelques ingrédients de qualité, un peu de savoir-faire et de la patience. Parce que les pâtes sont aussi d’excellents supports pour imaginer des déclinaisons variées à partir d’une même base, que ce soit en termes de goûts et de formes.

Et réussir une bonne diversification ?

Cela nécessite donc une bonne dose d’actifs stratégiques, idéalement une bonne base industrielle reposant sur des actifs techniques solides, une organisation performante. Cela nécessite de trouver le(s) marché(s) en croissance pour permettre la bonne « pousse » et d’y adjoindre la pincée d’originalité.

Consignes de préparation :
Avoir au préalable une bonne vision des objectifs et des critères de réussite.
Et comme pour la réalisation de pâtes fraîches, penser clients ET expérimenter dans un environnement contrôlé (avec des proches bienveillants mais pas complaisants !).
Ou encore ne pas hésiter à vous faire accompagner pour trier les idées et projets 😉

Enfin la fabrication des pâtes est aussi une excellente introduction pour évoquer Solutions Composites qui imagine de nouvelles applications au procédé de pultrusion, développé par son partenaire italien Top Glass.

Et si Solutions Composites détenait LA recette ?

Effectivement Solutions Composites se révèle être une aventure entrepreneuriale inspirante quand on traite des enjeux de la diversification.

Donc les dirigeants de Solutions Composites…
… se sont appuyés sur des actifs techniques, industriels
…ont sélectionné des marchés en croissance pour assurer la viabilité de l’entreprise et financer son développement
…cultivent l’originalité avec pour credo le composite partout, pour tout remplacer

Fondée en Touraine, cette PME est d’abord une agence commerciale d’un industriel italien, leader européen des composites pultrudés. Progressivement l’entreprise constitue une capacité propre à réaliser et mettre en oeuvre ses formulations de matériaux composites (la recette, la recette…).  A son tour experte de la pultrusion, la PME a développé la maîtrise du procédé de son partenaire pour créer des solutions destinées à des marchés BtoB spécialisés. Sa devise ? « Développer des solutions visant à étendre le champ d’applications des Matériaux composites »

Ainsi Solutions Composites a développé une gamme de solutions de cheminement pour les activités ferroviaires, que ce soit pour les activités back office des opérateurs ou que ce soit des solutions techniques de cheminement pour les usagers et clients. C’était l’un des actifs phare de Top Glass, l’industriel italien.

Sans maîtrise, la pultrusion n’est rien (?)

Ce travail sur le cheminement des clients a permis à l’entreprise de développer de premiers groupes homogènes d’actifs  autour de savoir-faire spécifiques.

Alors Solutions Composites a pu lancer ViaID une activité de conception et fabrication de mobilier urbain, la gare n’est-elle pas un attribut de l’urbanité par excellence ?

Si le travail sur le mobilier urbain a conduit à la réalisation des anneaux de Buren qui ceignent pour partie l’île de Nantes comme pour souligner la renaissance des anciens hangars à bananes. Il a certainement poussé les équipes de Solutions Composites à considérer la Ville comme une nouvelle terre de conquête.

La recherche de nouvelle valorisation du savoir-faire de l’entreprise lui a permis d’accompagner les évolutions du marché de ses clients historiques, notamment le renouveau des services de tramways.

Forts de leur expertise du composite, les ingénieurs de Solutions Composites ont développé des solutions pour un cheminement des tramway sans caténaires, le composite ouvrant à une solution d’alimentation par le sol (notamment à Bordeaux et  Tours).

Alternative à une caténaire

Tram alimenté en énergie par le sol

Composante Composite urbain et architectural

Poursuivant sa stratégie de développement (avec Ansoff pour boussole ?), les équipes de Solutions Composites poursuivent la réflexion quant aux apports du composite pour la ville de demain.

Le composite est ainsi devenu un support pour la fonctionnalisation des bâtiments avec un système de végétalisation des façades, de récupération de calories.

Compte tenu des qualités techniques des matériaux composites, ce caractère isolant qui a fait son succès dans les ateliers de maintenance industrielle, Solutions Composites a aussi conçu des ombrières photovoltaïques.

Infrastructure de recharge, architecture composite

Infrastructure de recharge

Mais, au final, c’est bien le concept CompoHouse qui pourrait faire basculer Solutions Composites. La conception de ce système constructif original est adaptée aux exigences environnementales de la réglementation. Elle répond aux attentes de Maîtres d’Ouvrage mieux disants. Et elle ouvrirait alors la voie à une production non plus de petites ou moyennes séries mais bien à de plus grandes séries.

Système constructif WallE+

Détails du système constructif développé par Solutions Composites

Construire des maisons pour sortir des niches

Non seulement l’entreprise tourangelle réussirait le tour de force d’avoir multiplié les diversifications génératrices de valeur ajoutée en jouant astucieusement les niches, mais elle prend position avec ambition sur un marché où la performance commerciale et le volume capté auront un rôle essentiel !

La CompoHouse semble résoudre de nombreux challenges auxquels la construction traditionnelle se confronte : construction à énergie positive, confort quelle que soit la saison, coûts et temps de mise en oeuvre…

En synthèse (avec l’aide d’Igor Ansoff), on peut retracer l’aventure initiée par Laurent Destouches avec le schéma ci-dessous

matrice Ansoff

Les couples produits marchés de Solutions Composites relus avec Ansoff

  1. Avec l’aide de Top Glass, il a conquis le marché des cheminements techniques pour les opérations de maintenance ferroviaire
  2. Solutions Composite développe des solutions originales en lien avec les marchés précédents. L’entreprise étend l’application des qualités techniques du composite à de nouvelles applications pour des clients identiques ou d’une culture proche.
  3. La réalisation de solutions originales ouvrent la voie à de nouvelles propositions pour de nouveaux clients. Solutions Composites investit de nouveaux marchés.
  4. Finalement Solutions Composites investit pour accélérer sa stratégie de développement. Sa nouvelle solution : un système constructif pour le marché de la construction hors site, segment de marché dynamique du BTP.

Enfin, imaginons…

…Une nouvelle réglementation énergétique, en lieu et place de l’actuelle la RT2012. Notamment plus contraignante en terme de calcul du poids CO2 de l’opération.
Un accroissement de la pénurie de main d’oeuvre qualifiée.
Un renchérissement des matières premières et de l’énergie.
Un resserrement des conditions de financement.

Ce scénario n’est pas invraisemblable. Il implique des conditions critiques pour la construction traditionnelle. Il éclairerait les solutions de construction hors site sous un nouveau jour pour nombre de maîtres d’ouvrage. Donc il pourrait permettre aux entreprises qui innovent à destination de ce marché de réussir leurs paris.

Parions ensemble. Ce n’est pas la dernière fois que nous évoquerons les enjeux de ce marché sur le site de Crisalide Industrie 😉

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ
d’après les sites de Solutions Composites et ses fililales (WallE+ et ViaComposites), et les articles Batiweb, CompoHouse, un bâtiment démonstrateur à énergie positive réalisé en matériaux composites (04/07/19)
et Les Echos, Solutions Composites se prépare un avenir dans le bâtiment (le 10/06/19)

Valoriser ses actifs matériels et humains pour conquérir de nouveaux marchés est un des quatre défis proposés par l’accélérateur Crisalide Industrie.

Découvrez cet enjeu stratégique, illustré par les entreprises de la nouvelle promotion #2 !

Les savoir-faire acquis sur ses marchés historiques peuvent s’avérer pertinents pour conquérir de nouveaux marchés en croissance. Ces stratégies de diversification visent le croisement des filières en réponse à des marchés en mutation comme ceux de la mobilité ou de la transition énergétique… L’objectif est de mettre à profit ses actifs industriels forts et différenciants pour construire des stratégies offensives de croissance et développer une offre nouvelle adaptée aux marchés en croissance.

 

Safran, motoriste pour l’aéronautique se met à l’électrique. Le groupe industriel ouvre une unité de production dédiée à la production de moteurs électriques pour aéronefs électriques dont il estime qu’ils seront entre 50 000 et 100 000 à voler d’ici 20 ans. Il s’agit notamment de taxis volants. Le moteur électrique est un composant bien plus simple qu’une turbine thermique et le groupe s’attend à une concurrence beaucoup plus forte compte tenu de barrières technologiques à l’entrée moindres. L’option est ainsi d’automatiser fortement les lignes de production et de mettre en œuvre des leviers rapides de productivité : de 3 à 5 d’ici 2 ans ! Mais c’est également toute la chaine de valeur électrique qu’il s’agit de maîtriser du générateur électrique, à la batterie jusqu’au moteur.

L’électrification des moyens de production ouvre de nouveaux marchés de diversification.

Franck LAMIRE, Conseiller Innovation, CEEI Créativ.

Source : Safran débute la production de moteurs électriques pour drones et taxis volants – L’Usine Aéro

L’usine BOSCH de Rodez, est spécialisée dans la fabrication de bougies de préchauffage et d’injecteurs pour moteurs diesel. La chute des ventes de moteurs diesel ces dernières années entraîne une baisse mécanique de l’activité du site. Un peu de prospective automobile sur l’évolution du mix des motorisations suffit à se convaincre que le site doit trouver des relais de croissance nouveaux pour pérenniser son savoir-faire et ses emplois. Plusieurs pistes de diversifications sont étudiées par l’usine dont la fabrication de pièces automobile comme des barres de torsion, voire en sous-traitance pour l’aéronautique. Mais c’est de la décision stratégique du groupe BOSCH de s’engager dans la pile à combustible que pourrait venir la meilleure piste de diversification à moyen terme pour une transition durable du site de BOSCH.

Franck Lamiré – Conseiller Innovation – CEEI Créativ

Source : L’usine Bosch de Rodez amorce une lente diversification | Les Echos

Voiture d'occasion

Le marché de l’après-vente automobile est traversé par de profonds bouleversements. Notamment on y constate la montée en puissance du web comme canal de distribution des véhicules d’occasion. Les fondateurs de RefitNGiN se sont associés avec OMIA, acteur traditionnel du marché de la cabine de peinture.
Un classique de l’articulation stratégique inter-entreprise en somme ? Une alliance pour conquérir un marché !
En effet, pour développer une proposition de valeur pertinente pour le marché émergent du reconditionnement, les entreprises OMIA et RefitNGiN peuvent compter l’une sur l’autre.

Complémentarités et ambitions partagées

Voiture d'occasion

Free-Photos / Pixabay

Ainsi, OMIA fait valoir son savoir-faire industriel de conception/fabrication d’équipements de traitement de surface et de peinture et sa capacité à déployer des services avancés de mise en service et de maintenance des installations.
Cela permet de proposer des solutions aux standards de l’industrie 4.0 pour un nouveau métier industriel : le reconditionnement automobile.

Alors que RefitNGiN valorise son expertise singulière du marché des véhicules d’occasions, plus particulièrement le segment en forte croissance des véhicules reconditionnés. RefitNGiN se présente comme une start-up du refit, ayant développé des solutions pour répondre aux attentes spécifiques de ce marché.

Des distributeurs auto 2.0 comme clients

En France, des acteurs tels Aramis Auto* ou Briocar** animent l’émergence du marché du véhicule reconditionné. Exploitant le web, ces distributeurs automobiles nouvelle génération ont besoin d’équipements nouveaux. Aussi Aramis et consorts ont besoin d’un accompagnement. Une opportunité pour Omia et RefitNGiN afin de mettre en oeuvre avec efficience l’organisation industrielle nécessaire à ce nouveau métier.

La collaboration OMIA + RefitNGiN permet de dépasser le rôle de fournisseur d’outils, leur alliance permet un positionnement en prestataire de services avancés. Les nouvelles exigences des consommateurs dans un contexte d’intensité concurrentielle élevée imposent de porter les offres des véhicules d’occasion à de nouveaux standards de qualité que seuls des procédés industriels permettent d’atteindre.

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ
d’après Omia s’attaque au remarketing VO avec RefitNGiN (Auto-Infos, le 20 mars 2019)
et Aramisauto résiste sur un marché de l’occasion en recul en 2018 (Le Monde, le 5 février 2019)

*  groupe PSA
** groupe Bodemer, distributeur automobile du grand Ouest

Vous êtes une entreprise industrielle bretonne ?  Vous avez des perspectives de développement ? Vous souhaitez développer un projet de diversification, de coopération inter-entreprises, d’intégration de nouvelles technologies ou de développement de services (évolution de votre business modèle vs produit) ?

Candidatez à Crisalide Industrie [ICI] pour

  • être accompagné dans l’élaboration de votre feuille de route,
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  • accéder à un réseau d’affaires.

Accédez au formulaire en ligne sur www.crisalide-industrie.bzh

Contact : Franck LAMIRE, conseiller innovation et référent IDF Industrie du Futur – CEEI Créativ

 

La Menuis’ à Pontivy (56) a été rachetée par Philippe GLOUX en 2007 et comptait alors 2 compagnons. 12 ans plus tard elle en compte 22, et connait une croissance régulière de 8 à 15% chaque année. Quelle recette pour cette belle histoire dans un secteur qui parait bien concurrentiel ?

D’abord, le partis pris de répondre à des affaires spécifiques, sur mesure, complexes où la concurrence est moindre et la compétence de l’entreprise mieux valorisée.

Ensuite, le parti pris de répondre à des marchés très locaux, par le bouche à oreille en économisant l’action commerciale.

Troisièmement en diversifiant le portefeuille client, reparti entre le marché des particuliers, celui du tertiaire et celui des marchés publics.

Enfin par une stratégie de diversification dont la dernière dans les fenêtres aluminium, marché porteur, avec l’investissement d’un nouvel outil de production dédié à cette activité et une nouvelle entité « Ty Alu ».

Franck Lamiré – Conseiller Innovation – CEEI Créativ

Source : La Menuis’ a gagné le pari de la diversification – Le Journal des Entreprises – Morbihan

Scopelec, la plus grosse coopérative de France en effectifs a réalisé une nouvelle levée de fonds pour soutenir son projet de développement ambitieux.

Porté par le développement de la fibre optique et Orange dont il est le 1er fournisseur, Scopelec vise aussi une diversification de son activité au travers la vente de services télécom aux entreprises et aux collectivités. Il s’agit finalement d’une extension de son savoir-faire de maintenance des réseaux pour les opérateurs ; néanmoins, afin de crédibiliser cette offre, Scopelec développe de nouvelles compétences en cyber-sécurité et dans l’Internet des Objet notamment par une stratégie de rachats d’entreprises spécialisées dans ces domaines.

Nouvelle offre à partir de son savoir, nouvelle clientèle, il s’agit d’une véritable diversification stratégique anticipant une baisse programmée de l’activité travaux neufs en fibre optique. Une nouvelle activité qui comme la maintenance permet une récurrence des revenus, intéressant pour la stabilité du modèle économique.

Franck Lamiré – Conseiller Innovation – CEEI Créativ

Source : Scopelec lève 29 millions d’euros pour se diversifier dans les services | Les Echos

"Partie d'échec"

Et si Faurecia était l’un des champions français de la diversification ?

"Partie d'échec"

SteenJepsen / Pixabay

La présentation des résultats de l’entreprise pourrait conduire à une analyse hâtive.
En effet, les nouvelles offres du fournisseur de solutions pour l’industrie automobile pèsent déjà 12% du chiffre d’affaires en seulement deux ans !?

Mais ces résultats bénéficient de choix stratégiques construits dans le temps long, notamment concernant les mobilités soutenables.

Une ambition, une feuille de route et deux moteurs

A long terme, Faurecia mise donc sur deux moteurs de croissance :

  • la « mobilité soutenable » (pack batteries, hydrogène)
  • et le « cockpit du futur »

Cette feuille de route guide les investissements massifs réalisés par le groupe : la création de la nouvelle coentreprise Symbio avec Michelin ou encore l’acquisition de l’équipementier japonais Clarion.

Ce qui nous semble particulièrement intéressant dans la démarche de Faurecia, c’est cette capacité à mettre en cohérence une vision à long terme de l’évolution de son marché, des attentes des clients et utilisateurs finaux et une capacité à générer de la valeur à court terme. Une gageure !

Les dirigeants de l’équipementier (filiale de PSA) fixent un cap qui, pour les experts, semble pertinent au regard de l’évolution de la mobilité. La R&D est ainsi conduite au regard de cibles à atteindre en termes de qualités techniques et économiques. Faurecia développe par exemple, des solutions de mobilités soutenables différentes en fonction de critères d’autonomie kilométrique et de coûts.

Les développements sont inscrits dans une durée

Si certaines solutions sont mures au regard des attentes des clients et trouvent dès à présent échos chez les industriels, elles génèrent du chiffre d’affaires à court terme, confirmant et confortant les options stratégiques des dirigeants.
Aussi, elles permettent d’alimenter la courbe d’apprentissage de l’entreprise sur ces nouveaux marchés.

Afin d’alimenter la trajectoire de développement à moyen terme, d’autres développements menés par ailleurs par Faurecia cherchent à anticiper des tendances des marchés. Ils font l’objet de travaux de recherche ou d’expérimentation.
Car ses travaux de R&D répondent à des enjeux environnementaux et sociétaux, Faurecia s’appuie sur des dispositifs de soutien financier de la puissance publique et sur l’excellence académique française pour imaginer des solutions créatrices de valeurs et d’emplois et ainsi accélérer son développement dans une compétition globale.

Indispensable pour doubler de taille à l’horizon 2025 et rester un challenger compétitif du marché !

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ
d’après Faurecia signe des résultats historiques (Les Echos, le 18/02/19)

Image par mastrminda de Pixabay _ ikea

Image par Mastrminda de Pixabay

Fondé en 1943, Ikea n’a pas fini de se réinventer. Le leader mondial de l’ameublement, 8.8 milliards d’euros de CA, entame un large virage stratégique. Ikea s’interroge, teste et évolue sans jamais perdre de vue sa raison d’être « créer des modes de vie meilleurs et durables au profit du plus grand nombre » afin de mieux tenir sa promesse. C’est peut-être là une des clés du succès de la méthode Ikea d’où l’importance pour une entreprise de définir sa raison d’être.

 

Sur quelles tendances de marché s’appuie-t-il ?

Ikea anticipe les évolutions sociétales et connait parfaitement les habitudes des consommateurs (enquête, visites d’appartement, questionnaires en masse,…). Aujourd’hui, les consommateurs :

  • commandent de plus en plus en ligne. Ikea réalise seulement  5% de ses ventes en ligne ;
  • sont plus soucieux de l’environnement. Après avoir pris la mesure du gaspillage alimentaire, Ikea a sorti de nouvelles boîtes plus transparentes pour stocker ses restes au frigo ;
  • sont moins friands des grandes zones commerciales périphériques et des immenses boîtes.

Comment changer l’image qu’ont les jeunes générations d’Ikea, allergiques à la consommation de masse et aux multinationales ? Quelles sont les tendances qui impacteront la vie des gens dans 20 ans ?

En réponse, Ikea s’appuie sur des axes stratégiques de développement  :

  • Proposer des meubles en leasing. Ikea débute le test avec les clients suisses à qui ils proposent de louer du mobilier de bureau, véritable service d’abonnement. Les meubles loués viendront ensuite alimenter un autre levier de croissance : la seconde main.
  • Augmenter la durée de vie des meubles et proposer du seconde main. Ikea met en place deux possibilités : rendre ton produit en échange d’un bon de réduction ou louer des meubles (abonnement). Ces produits sont ensuite reconditionnés, puis revendus à moindre coût. Afin de prolonger leur durée de vie, Ikea teste également la vente de pièces détachées (visses, charnières…).
  • Réduire son empreinte écologique. L’objectif est fixé : réduire de 15% son empreinte et être autosuffisant en énergie.  La société vise un modèle circulaire dans lequel elle ne vend plus seulement les produits, mais les récupère et les réutilise pour la conception de nouveaux articles. Le groupe recycle déjà du bois et certains produits comme les matelas.
  • Se diversifier en exploitant ses actifs sur de nouveaux domaines comme les nouvelles mobilités. Et si la voiture autonome devenait un espace à meubler ? Appliquer l’expertise d’Ikea en matière de petits espaces pour réfléchir aux nouvelles fonctions de la voiture.

Quelle stratégie de déploiement ? 

  • Ikea teste sur un site, expérimente. Les initiatives sont étendues en cas de succès.
  • Les immenses magasins en périphérie ne correspondent plus aux attentes des clients. Ikea cible de nouvelles implantations en centre-ville, accessibles à pied ou en transport en commun. Ses nouveaux points de vente ne contiendront ni parking, ni dépôt, ni chemin imposé afin de mieux coller aux habitudes des clients. Son nouveau concept est au croisement du showroom et du magasin classique.
  • Ikea développe des partenariats ponctuels avec des créateurs, des influenceurs sous forme de collections, des produits de niche qui dopent la valeur immatérielle de la marque et qui nourrissent son impératif de différenciation.

Les fondamentaux de la stratégie d’Ikea sont les cinq piliers du « design démocratique » : forme, fonction, qualité, développement durable et bas prix. Ces valeurs ne sont absolument pas négociables. Ikea part toujours du prix final auquel sera vendu le produit avant même de le concevoir. Ikea a bâti son modèle hyperstandardisé sur le volume « produire des objets esthétiques, solides et accessibles ». Seulement 20% du catalogue est renouvelé chaque année, les innovations sont hypermédiatisées.

Pour s’écarter du modèle « big box » qui a fait son succès, l’entreprise fait preuve d’une véritable agilité. La recette de Ingvar Kamprad, son fondateur ? « Toujours penser à long terme ».

 

Pour en savoir plus :

En pleine transformation, Ikea se lance dans le « leasing » | Les Echos

Ikea, des étagères Billy à la voiture autonome | Les Echos

Après le leasing, Ikea teste la vente de produits d’occasion | Les Echos

How IKEA plans to deliver its goods via electric trucks and vans | GreenBiz

 

Cécile LAGADEC | Conseillère innovation | CEEI Créativ

Le secteur traditionnel du jouet est confronté à des difficultés ; de nombreux points de vente ferment.

Lego, le géant danois du jouet, a enregistré un recul de ses ventes en 2017, pour la première fois depuis 15 ans. En réponse à cette alerte, l’industriel, « créateur de nouvelles expériences de jeu », se tourne vers le digital et la Chine comme relais de croissance :

  • la Chine car 90% des enfants vivraient en dehors de l’Europe et des Etats-Unis, ses principaux marchés actuellement.
  • le digital. Exit les petites briques de nos salles de jeu ? Pas du tout, Lego combine le physique et le digital ! La nouvelle gamme « Lego Hidden » permettra de faire apparaître des personnages dans le décor construit par nos enfants grâce à une application de réalité augmentée à combiner avec les traditionnels Legos.

Ou comment une industrie traditionnelle adapte et enrichit son offre grâce au numérique.

Source : Lego retrouve le chemin de la croissance – Les Echos

BDI, Bretagne Développement Innovation, publie une synthèse consacrée à l’économie composite en Bretagne.

On y apprend que la Bretagne totalise 147 acteurs dont 113 entreprises avec une concentration des activités de moulage et de fabrication. L’industrie bretonne des composites est fortement tournée vers les marchés du nautisme et de la voile de compétition ; la filière est très présente à l’international.

BDI précise que « fortement liée au nautisme, l’industrie composite bretonne étend les solutions qu’elle a d’abord pu développer dans ce secteur vers d’autres marchés. La diversification est un des objectifs forts de la filière. »

La filière composite comprend tous les acteurs fabricants de pièces et ensembles en composites, les constructeurs d’équipements de fabrication dédiés aux composites, les producteurs de matières premières et de consommables, les prestataires de services, les utilisateurs finaux ainsi que les distributeurs.

Pour accéder

Pour les transporteurs, l’achat des camions a longtemps prévalu avec une logique patrimoniale de possession du parc, voire même une relation affective avec le parc de poids lourds. On constate aujourd’hui un développement important de filiales de location des constructeurs à côté des spécialistes de la location. MAN, Scania, Volvo Trucks, Daimler ont chacun leur filiale de location de poids lourds. Estimé à 15 % des ventes de poids lourds neufs aujourd’hui, les locations pourraient représenter un tiers du marché en 2025 selon Charteway, la filiale de Daimler.

En analyse de cette évolution rapide, les acteurs constatent un changement des attentes des transporteurs souhaitant mieux maîtriser leurs postes de dépenses face à des marchés plus volatiles. A l’approche patrimoniale, les dirigeants privilégient de plus en plus une approche « coût kilométrique » du poids lourd incluant le véhicule, les équipements, l’entretien, l’assurance, le véhicule de remplacement… La location courte durée pouvant répondre à des variations d’activité. La location permet aussi de transférer les risques réglementaires, les risques inhérents aux nouvelles technologies comme le GNV, Gaz Naturel Véhicules, et le risque de valeur de reprise VO. Les constructeurs s’emparent de cette tendance pour être présents sur ce marché, d’autant que les parcs de véhicules, par effet de concentration des transporteurs, ont tendance à se contracter de l’ordre de 3% par an. Cette offre de service devient un facteur de différenciation. A côté des enseignes de location, les constructeurs développent par conséquent également des enseignes spécialisées pour les ventes de poids lourds d’occasion en deuxième vie.

Franck Lamiré, Conseiller innovation Créativ

 

Les constructeurs s’intéressent de plus en plus à la location, un service supplémentaire apporté à leurs clients et un sacré “booster” de croissance.

D’après : Location : Un relais de croissance pour les constructeurs VI – Transport Info

Diversité d'oeufs

annca / Pixabay

Acquérir une activité complémentaire peut accélérer votre stratégie de diversification !
Cela nécessite de réunir des conditions favorables à la réussite de votre percée sur le marché résultant du déploiement de nouvelles offres et/ou l’acquisition de nouveaux clients.

Les exemples d’industriels tels Saniez ou CETIH relèvent de raisonnements stratégiques fondés sur des principes communs :

1- une analyse des actifs économiques et techniques de votre entreprise ;

2- une identification claire d’un marché en croissance, des conditions requises pour y accéder comme des attentes des clients ;

3- une mesure du saut en termes de capacités à déployer pour proposer une nouvelle proposition de valeur performante sur un marché méconnu ou peu exploré jusqu’alors par votre entreprise ;

4- une définition précise de la cible pertinente en raison de son caractère complémentaire en termes de savoir-faire, d’accès aux marchés.

De la porte d’entrée de pavillons
Aux solutions d’enveloppes actives pour bâtiments performants

Pour CETIH, ne plus être ‘simple’ fournisseur d’ouvrants pour les marchés de la construction et de la rénovation de logements est une décision qui relève de multiples constats.
On peut imaginer que les dirigeants ont su anticiper :

  • l’évolution des incitations fiscales qui animaient le marché de la rénovation, notamment le renouvellement des fenêtres et portes qui sortaient du régime du Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique ;
  • le ralentissement de la construction de logements neufs ;
  • mais aussi l’évolution de la réglementation énergétique régissant la construction et la rénovation des logements.

Le marché du solaire ?

L’articulation stratégique avec un acteur des énergies renouvelables s’inscrit ainsi dans un dessein et donc une vision qui dépasse la stratégie de croissance organique qui a fait de CETIH une ETI leader européenne du marché de la porte d’entrée et un challenger du marché de la fenêtre.
Face à l’évolution de son marché, CETIH cherche à étendre son marché en développant des solutions performantes et actives pour l’enveloppe des bâtiments.

Ainsi, l’articulation avec Systovi permet au groupe CETIH d’élargir son offre pour ses clients historiques en proposant notamment des panneaux aérovoltaïques, une solution pour rendre le logement plus autonome en énergie, plus performant.
Cette option peut notamment s’expliquer par une analyse des besoins en énergie des nouveaux logements construits : le 1er poste de consommation d’un logement neuf n’est autre que la production d’eau chaude sanitaire.
C’est aussi une application qui permet à CETIH de prendre (plus) pied sur le marché des bâtiments à usage tertiaire ou industriels.

Si beaucoup d’entre nous ont franchi le seuil d’une porte fabriquée par CETIH, nous sommes aussi très nombreux à bénéficier des solutions de protection conçues par Saniez.

De la clôture des bords d’autoroutes
Aux structures métalliques pour bâtiments

En effet, c’est au sein des ateliers de cette entreprise qu’ont été fabriquées les clôtures de protection des lignes TGV qui tracent leurs sillons à travers le territoire français. Ce marché est aujourd’hui arrivé à maturité. La Ligne à Grande Vitesse Bretagne Pays de la Loire est sans doute l’un des derniers projets de cette envergure en France.

Si le contexte sécuritaire a nécessité le renforcement de la sécurisation d’un certain nombre d’infrastructures aéroportuaires ou portuaires, les perspectives de croissance pour Saniez s’éloignaient des heures euphoriques liées à l’effet TGV.

On comprend donc que les dirigeants de l’entreprise aient conduit une réflexion pour identifier des relais de croissance cohérents. Les critères ? Un marché cohérent avec les capacités de l’entreprise, un outil industriel dimensionné pour produire du linéaire de clôture métallique préfabriquée au kilomètre.

La construction métallique ?

Le Nid d’Oiseau qui a servi d’écrin aux JO de Pékin en 2008 est sans doute une forme très baroque de l’architecture contemporaine. Il illustre parfaitement la part essentielle et toujours croissante de l’acier dans la construction. Des réalisations comme le MUCEM à Marseille démontrent que l’acier est certes une solution structurelle éprouvée. Mais sa résille métallique révèle une solution esthétique au service de la construction.

Les dirigeants de Saniez ont certainement identifié cette opportunité.
Rapidement ils ont du mesurer aussi le pas à franchir en termes de compétences et savoir-faire.

Pourquoi acquérir des PME spécialisées dans la conception, la fabrication et l’installation de structures métalliques pour le bâtiment ?
Pour permettre au groupe Saniez de développer plus rapidement une nouvelle offre.
D’abord pour ses clients historiques. En effet les acteurs de la constructeurs de LGV sont aussi les majors du bâtiment. Mais l’industriel nordiste a ainsi pu développer cette offre pour adresser de nouveaux clients.

Ces acquisitions ont permis de bénéficier de l’accès à des marchés jusqu’alors peu ou pas explorés.
En effet, ces structures disposaient des compétences internes. Notamment la capacité à dialoguer avec des bureaux d’études et d’ingénierie. Donc une maîtrise d’œuvre.
Elles pouvaient aussi faire valoir les références nécessaires pour présenter une candidature pertinente face aux attentes d’une Maîtrise d’Ouvrage.
Deux clés de l’accès au marché.

Et vous ?

Et si nous faisions le pari de vous accompagner pour identifier ce partenaire ? Accélérer votre développement ? Conquérir des parts sur un marché en croissance ? Satisfaire de nouvelles attentes de clients à l’affût de solutions plus efficientes ?

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ
d’après Les clôtures Saniez quadrillent le territoire (Les Echos, le 05/02/19)
et Le nantais Cetih investit dans la rénovation énergétique de l’habitat (La Tribune, le 23/09/18)

L’histoire part de la certitude des 3 dirigeants que les chaudières fuel ne pourront longtemps suffire à garantir leur activité. De ce moteur, ils se penchent en 2003 sur les énergies renouvelables en créant la société GR Energies et sont aujourd’hui 30 personnes. La décision stratégique est clé pour faire aboutir le projet, y compris en investissant du temps pour y arriver : « Nous étions une petite PME, mais nous n’avons pas hésité à nous soustraire du temps directement productif, pour partir en visite et voyage d’étude ». Il s’agit d’investir sur le long terme pour réussir.

2ème recette : S’appuyer sur ces compétences et aller chercher les compétences manquantes sans réinventer la poudre. L’entreprise a repéré les bons partenaires, suffisamment en avance pour leur faire gagner du temps, en France mais aussi en Europe. Il a s’agit aussi de recruter les compétences manquantes comme un spécialiste du photovoltaïque ou un ingénieur agronome lorsqu’ils se sont lancés dans la méthanisation.

3ème recette : Savoir faire évoluer le modèle économique. Les installations étant plus complexes et les clients devenus plus souvent des professionnels, l’entreprise a du faire évoluer son modèle, de la vente d’équipement à des installations clés en main avec des garanties de performance et une capacité de SAV efficace.

4ème recette : Structurer la capacité financière de l’entreprise afin de poursuivre l’investissement dans l’innovation et des projets de plus en plus capitalistiques.

Réussite à méditer !

Source : GR Energies a osé dépasser son métier d’origine – Le Journal des Entreprises – Côtes-d’Armor

Connue pour être la plus grande SCOP industrielle de France, ACOME est leader du marché mondial du câble pour réseaux très haut débit avec pour principaux clients les opérateurs télécoms. Les dirigeants ont planifié 70 millions d’euros pour accélérer la stratégie de diversification : en 2018, Acome investit 27,7 M€ dans son programme de diversification « automobile et mobilité connectée ».

Profil économique d'Acome

Chiffres Clés d’Acome (2017)

Un programme de diversification riche d’enseignements

Le mouvement stratégique d’Acome visant le marché de la mobilité connectée est une véritable diversification qui peut être expliquée par plusieurs hypothèses :

  1. Les marchés traditionnels de l’entreprise déclinent ou ses dirigeants anticipent leurs déclins ;
    Après les investissements colossaux consentis au cours de la décennie 2010, le marché de l’infrastructure télécom haut débit va donc devenir un marché mature avec une dynamique d’achat de renouvellement. Le volume de chiffre d’affaires va donc mécaniquement décliner.
  2. Le portefeuille client est fragilisé par un mouvement de concentration de ses clients ;
    La question française d’un marché à 3 ou 4 (opérateurs de téléphonie mobile) illustre une tendance globale. Le marché global des fusions-acquisition est notamment animé par les opérations de concentration du marché des télécoms, or ce mouvement semble s’accélérer.
  3. Le positionnement marché du câblier est trop fortement dépendant du marché des réseaux haut débit.
    Les télécoms représentent plus de 50% du chiffre d’affaires d’Acome.

Or, les dirigeants d’Acome ont certainement pu établir le diagnostic suivant :

  1. Acome dispose de capacités d’investissements ;
  2. Acome a sans doute épuisé toute politique de consolidation et de développement sur ses marchés actuels.
  3. La mobilité connectée offre de nouvelles opportunités de développement qui dépassent les attentes et besoins traditionnels de l’industrie automobile jusqu’alors adressés par les solutions développées par Acome.

Ce qui les conduit à cibler un nouveau couple solution/marché inscrit dans la durée répondant à une ambitieuse politique de développement, conforme à un objectif de générer 15 à 20% de chiffres d’affaires supplémentaires à moyen terme.

Pourquoi la mobilité connectée semble une cible de choix pour Acome ?

C’est un marché cohérent avec les spécificités d’Acome

En effet, c’est un marché qui répond aux critères de volume de chiffres d’affaires.
Acome pourra sans doute bénéficier de synergies techniques et industrielles voire commerciales.
La taille des séries pour le marché des télécoms et pour la mobilité connectée s’inscrit dans des ordres de grandeur similaires.

Acome est en capacité de satisfaire les attentes des clients du marché de la mobilité connectée

L’entreprise est mondialement connue pour la qualité de ses actifs techniques et organisationnels, ce qui lui a permis de capter une partie du marché de fourniture des câbles pour les géants des télécoms. Imaginer qu’elle aura la capacité à satisfaire les attentes des clients de l’industrie des mobilités n’apparaît donc pas irréaliste.
Le marché des câbles haut débit est comme le marché de la mobilité un marché global, Acome peut s’appuyer sur son expertise et ses savoir-faire pour adresser ce nouveau marché.

La mobilité connectée offre des perspectives durables de croissance

Comme le marché des infrastructures Telecom haut débit a pu l’être, la mobilité connectée est un marché appelé à une très forte croissance, les dirigeants d’Acome ont pu s’appuyer sur un certain nombre d’éléments pour élaborer le plan stratégique.
Enfin, la SCOP normande pourra capitaliser sur son modèle de développement industriel et commercial pour avoir la surface critique adaptée aux exigences de clients tels que les acteurs des industries automobile, ferroviaire ou aéronautique pour être un offreur de solutions pertinentes en termes de qualités techniques et économiques !

Au final, Acome fait un pari stratégique qui pourrait passer pour très classique aux yeux d’Igor Ansoff théoricien de la diversification mais qui offre certainement le meilleur rapport risques/espérances de gain au regard de l’histoire d’Acome.

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ d’après Acome investit 27,7 M€ dans son programme de diversification « automobile et mobilité connectée »

Véolia a ouvert en juillet dernier une  unité de valorisation de panneaux solaires photovoltaïques. D’une durée de vie de 25 ans, les panneaux arrivés en fin de vie, ont en effet vocation à être remplacés par des nouveaux panneaux, ce qui ouvre le champ à un nouveau marché considérable de valorisation de ce déchet. Il s’est monté 190 000 tonnes de panneaux en 2016-2017 en France. Le procédé Véolia, protégé par un brevet, permettra de valoriser 95% du panneau et de réutiliser les matériaux : verre, silicium, aluminium, cuivre, résidus d’argent.. obtenus par broyage et criblage du panneau.

Une diversification pour Véolia, dans un métier que l’entreprise connait bien et avec un potentiel important de développement.

Source : Veolia se lance dans le recyclage des panneaux photovoltaïques

Les savoir-faire acquis sur des marchés historiques peuvent s’avérer pertinents pour conquérir de nouveaux marchés en croissance.

Diversification : Valoriser ses actifs matériels et humains pour conquérir de nouveaux marchés

L’objectif est de mettre à profit ses actifs industriels forts et différenciants pour construire des stratégies offensives et développer une offre nouvelle adaptée aux marchés en croissance. La stratégie de diversification est certainement la plus complexe à mettre en œuvre pour l’entreprise et la plus coûteuse en ressources. Elle peut combiner le développement d’une nouvelle offre pour un nouveau marché. Les objectifs visent une augmentation significative du chiffre d’affaires (CA) et de la marge. Elle vise aussi à remplacer des produits/marchés en déclin, à diversifier le portefeuille client ou à viser un nouveau marché porteur pour lequel les actifs de l’entreprise sont un réel atout. Quelques exemples d’entreprises du dispositif Crisalide Industrie qui se diversifient :

AMI, du remanufacturing ou manufacturing

AMI (ASSISTANCE MOULES INJECTION – 10 salariés – 900 k€ de CA), basée à Caudan (56), est spécialisé dans l’étude, la réalisation, la réparation et la mise au point d’outillage pour l’injection plastique. L’entreprise a développé un savoir-faire de remanufacturing de moules métalliques pour l’injection plastique. « En 14 ans, plus de 6 000 outillages sont passés par notre atelier » témoigne Julien Jégouic, co-dirigeant. Cette expertise en rénovation de moules est apparue comme un véritable élément différentiant à valoriser. AMI se diversifie dans la conception de moules neufs et finalement,  va du remanufacturing au manufacturing en apportant une garantie de services sur les moules neufs. AMI connait suffisamment les défaillances des moules pour bien concevoir des moules techniques neufs et fiables.

AZ Métal, de sous-traitant à développeur de produit en propre

AZ MÉTAL (20 salariés – 2,4 millions € de CA), basée à Quévert (22) conçoit et fabrique des ensembles mécano-soudés des nacelles pour Manitou à des équipements collectifs (terrains de sport, aires de jeu). AZ Métal a souhaité diversifier ses activités en s’appuyant sur ses savoir-faire, dans la conception et la fabrication de bacs et conteneurs pour la collecte. « Nous avons entamé notre diversification en 2016. J’entendais « l’avenir c’est l’eau ou les déchets », nous avons choisi les déchets ! Aujourd’hui, nos conteneurs PRAC (Produits Rembourrés d’Assises et de Couchage type oreillers, couettes) sont en test dans 70 déchèteries en France et depuis le mois de mai, nos produits sont référencés chez Veolia » précise, Ronan Le Tiec. Une stratégie qui porte ses fruits !

HEOL Composites, une technologie qui vise de nouveaux marchés porteurs

HEOL Composites (10 salariés – 1,7 millions de CA), basée à Tréffléan (56), conçoit et fabrique des pièces structurelles creuses monoblocs en composite carbone/époxy. Heol est mondialement connu pour ses foils (AC45-50 de la Coupe de l’America, GC32 des Extrem sailing series…). Spécialisé en nautisme, Heol est leader sur le petit marché de la voile de compétition. La stratégie de développement est de se diversifier sur d’autres marchés grâce à la technologie d’allègement pour des pièces structurelles. La problématique d’allègement adresse beaucoup de secteurs (industrie aérospatiale et automobile…).

ODC Industries, un produit phare pour élargir sa gamme

ODC INDUSTRIES (10 salariés – 700 k€ de CA) installée à Ploermel (56), a développé un produit phare dans le domaine médical : l’injecteur d’implants pour traiter la cataracte. Cet implant permet d’injecter les lentilles directement dans la cornée en limitant les manipulations. Cette production est exigeante ; elle répond à des normes médicales sévères. Maintenant, l’enjeu stratégique pour ODC consiste à élargir sa gamme tout en accélérant la commercialisation de son produit phare.

Secma Cabon, comment étendre la chaine de valeur

SECMA CABON (23 salariés – 2,75 millions d’euros de CA), basée à Quimper (29), est spécialisé dans la conception et l’installation de systèmes transitiques pour la conserverie alimentaire, « l’art du transfert » en somme. Secma Cabon vise une plus grande intégration de ses systèmes de conditionnement afin de générer plus de valeur et de se développer à l’international.

 

Ces stratégies de rupture vis-à-vis du positionnement habituel de l’entreprise sont généralement génératrices de marge et de chiffre d’affaires. Elles nécessitent au préalable de construire une vision stratégique : analyse du marché et de ses évolutions, analyse des atouts différenciants de l’entreprise, analyse du portefeuille Client.  Et pour mener à bien ces réflexions stratégiques, les PME bretonnes disposent d’un outil : Créativ.

Envie de confronter votre vision stratégique ?

Créativ  accompagne les PME bretonnes pour :

  • dresser l’état des lieux de l’entreprise sur son marché
  • identifier des scénarii de développement
  • prioriser les pistes de développement

CEEI Créativ |http://ceei-creativ.asso.fr/ | contact@ceei-creativ.asso.fr |02 99 23 79 00

Cécile LAGADEC – Conseillère innovation – Créativ

Le remanufacturing est un marché d’avenir !

Sadex Embrayages, spécialiste de la rénovation d’embrayages depuis 90 ans, amorce une diversification de son activité avec le lancement de la rénovation de turbocompresseurs automobile au sein d’un nouvel atelier conçu spécialement.

Le développement de cette filière du remanufacturing nécessite la structuration de la collecte de pièces usagées en amont et en aval un réseau de revente de pièces rénovées. Sadex peut compter sur sa maison mère SASIC, fabricant/distributeur de pièces de rechange automobile, un des leaders sur son marché.

L’étude Européenne ERN (European Remanufacturing Network) anticipe une croissance de 50 à 100 % du marché du remanufacturing des marchés « Aerospace, Automotive, Rail » d’ici 2030.

Source : A Fougères, l’entreprise Sadex embrayages va mettre le turbo – actu.fr

De l’industrie de l’automobile au bâtiment, il n’y a qu’un fil. Chercher des voies de diversification peut se révéler une stratégie payante à conditions d’identifier et de valoriser ses savoir-faire, de s’ouvrir aux partenariats et aux structures de soutien ; c’est ce que nous illustre l’exemple de Wecosta.

Equipementier automobile, Wecosta fabrique des conduits de ventilation pour véhicules. Les procédés, jusqu’ici purement plastiques, ont été complétés par des procédés utilisant du textile thermocompressé permettant des gains de masse et des propriétés acoustiques meilleures que le plastique.

Le procédé s’avère intéressant pour d’autres marchés dont le bâtiment : la gamme s’élargit ainsi avec des dalles de plafond, des panneaux acoustiques, des systèmes de ventilation…. D’ici 2020, Wecosta espère que les produits de diversification représenteront la moitié de son chiffre d’affaires.

 

Source : Wecosta veut attaquer le marché du bâtiment

Sigfox, Wistiki, Devialet… De plus en plus de jeunes pousses de la French Tech font fabriquer des produits et composants dans l’usine Bosch de Mondeville, près de Caen. Ce site industriel, désigné Usine de l’année 2017 par L’Usine Nouvelle, a su se transformer pour accueillir ces nouveaux marchés, tout en faisant lui-même la preuve du potentiel de l’IoT industriel.

Bosch met à profit l’Internet des Objets comme un marché en croissance et à valeur ajoutée pour remobiliser ces actifs industriels et en développer de nouveaux.

Source : L’usine Bosch de Mondeville mise sur l’IoT pour se diversifier

SDMO, spécialiste brestois des groupes électrogène détenu par le groupe américain Kolher, se positionne sur un nouveau segment, celui des groupes de forte puissance de 800 à plus de 4000 kVA, pour les grands supermarchés ou les hôpitaux. Pour cela, le groupe s’est associé, et a co-développé avec l’allemand Liebherr des moteurs spécifiques. D’intégrateur de moteurs existant, il devient au passage concepteur et fabricant de moteur en partenariat augmentant sa maîtrise de la chaine de valeur. Le groupe prépare aussi son entrée dans les smartgrids et vise une croissance de la vente de services.

Source : Brest. SDMO-Kohler bouleverse sa stratégie – Bretagne – Le Journal des entreprises

Armor franchit une étape clé dans sa stratégie de diversification. L’entreprise française va fabriquer à l’échelle industrielle ses films photovoltaïques.

Source : Le nantais Armor lance la production de ses films photovoltaïques – Énergie – Environnement-magazine.fr