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Pourquoi il faut s’intéresser au big data ?

Une étude Capgemini de 2015 indique que 64% des entreprises interrogées déclaraient assister à l’arrivée de nouveaux entrants sur leur marché grâce au big data. Tous les secteurs ne sont pas encore concernés mais ils le seront tous dans un futur proche, les entreprises industrielles aussi.

Les connaissances apportées par le big data permettent en général une innovation de business model. Le big data n’apporte pas une rupture en lui-même mais apporte un grand nombre d’informations nouvelles jusque-là cachées dont l’entreprise peut tirer parti pour modifier son offre et son business model. Ceux qui le feront auront un avantage concurrentiel certain d’autant que le big data fournit bien souvent des informations et des connaissances sur les clients. Celles-ci permettent de renouveler et d’enrichir l’expérience client pour une approche plus orientée service et moins produit.

Pour les industriels, le big data est une nouvelle compétence à acquérir. Il ne s’agit pas vraiment d’une innovation de rupture technologique comme a pu l’être le GPS pour la carte routière. L’investissement de départ en temps, en acquisition et analyse de données est important mais permet ensuite des innovations incrémentales ou de rupture relativement bon marché comparé aux ruptures technologiques. C’est ainsi une orientation de l’innovation jugée abordable.

Enfin, une dernière raison pour laquelle il faut s’y intéresser est que le big data génère l’arrivée de nouveaux entrants extérieurs aux filières établies, provenant de filières adjacentes. Les acteurs du numérique et de la désintermédiation capables d’exploiter les données issues de bases clients deviennent aussi capables de proposer de nouvelles offres et de perturber les chaines de valeurs établies. Il suffit d’envisager les terrains de jeux possibles actuels de Google. L’enjeu pour les acteurs industriels est ainsi de conserver leur place dans la chaîne de valeur en augmentant par le big data leur valeur ajoutée, au risque de descendre dans celle-ci en voyant aussi descendre leurs marges financières.