#Veille

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Pourquoi il faut s’intéresser au big data ?

Une étude Capgemini de 2015 indique que 64% des entreprises interrogées déclaraient assister à l’arrivée de nouveaux entrants sur leur marché grâce au big data. Tous les secteurs ne sont pas encore concernés mais ils le seront tous dans un futur proche, les entreprises industrielles aussi.

Les connaissances apportées par le big data permettent en général une innovation de business model. Le big data n’apporte pas une rupture en lui-même mais apporte un grand nombre d’informations nouvelles jusque-là cachées dont l’entreprise peut tirer parti pour modifier son offre et son business model. Ceux qui le feront auront un avantage concurrentiel certain d’autant que le big data fournit bien souvent des informations et des connaissances sur les clients. Celles-ci permettent de renouveler et d’enrichir l’expérience client pour une approche plus orientée service et moins produit.

Pour les industriels, le big data est une nouvelle compétence à acquérir. Il ne s’agit pas vraiment d’une innovation de rupture technologique comme a pu l’être le GPS pour la carte routière. L’investissement de départ en temps, en acquisition et analyse de données est important mais permet ensuite des innovations incrémentales ou de rupture relativement bon marché comparé aux ruptures technologiques. C’est ainsi une orientation de l’innovation jugée abordable.

Enfin, une dernière raison pour laquelle il faut s’y intéresser est que le big data génère l’arrivée de nouveaux entrants extérieurs aux filières établies, provenant de filières adjacentes. Les acteurs du numérique et de la désintermédiation capables d’exploiter les données issues de bases clients deviennent aussi capables de proposer de nouvelles offres et de perturber les chaines de valeurs établies. Il suffit d’envisager les terrains de jeux possibles actuels de Google. L’enjeu pour les acteurs industriels est ainsi de conserver leur place dans la chaîne de valeur en augmentant par le big data leur valeur ajoutée, au risque de descendre dans celle-ci en voyant aussi descendre leurs marges financières.

 

 

MM. les GAFA, vous n’avez pas le monopole… des nouveaux business models

A Créativ, nous en sommes convaincus, et les candidats de la première édition de Crisalide Industrie en sont une illustration, les PME industrielles doivent s’emparer des nouveaux modèles économiques services !

Construire des stratégies de conquête de la valeur

Poussés par la montée du numérique et celle des services dans les chaînes de valeurs, les industriels revisitent leurs business model pour remporter la bataille de la valeur ajoutée et de la marge, conquérir de nouveaux clients et fidéliser leur portefeuille. C’est aussi une approche positive pour contrecarrer des approches low cost ou la déstabilisation de flux de revenus historiques par de nouveaux entrants.

Intégrer des offres de services et de conseils aux catalogues produit, développer des coopérations au sein de la chaîne de valeur rendent possible le développement de nouveaux business models générateurs de valeur, contribuant au maintien de compétences, savoir-faire et emplois industriels sur nos territoires.

4 candidats de cette édition de Crisalide Industrie illustrent sous différents angles cette évolution : sortir d’un modèle économique traditionnel et actionner le levier d’une meilleure efficacité économique. Face à des univers concurrentiels disputés, ces candidats ont fait le choix d’augmenter la valeur pour les utilisateurs comme pour l’entreprise et de se différencier notamment par un coût de possession inférieur.

Amzair Industrie, « Vendre du confort thermique plutôt que des Pompes à chaleurs »

Amzair Industrie, (25 salariés – 3100k€  de CA)  basée à Plabennec (29), est connue comme une entreprise innovante du marché de la Pompe à Chaleur (PAC). Amzair a inventé et réussi la commercialisation des PAC monobloc 100% intérieures en ayant fait des choix techniques en faveur d’une grande durabilité de son produit. L’entreprise conçoit, fabrique et commercialise des PAC (aérothermie et géothermie).
Avec pour projet stratégique de « Faire de la PAC connectée le levier de différenciation marquée sur le marché des solutions multi-services et de performance », Amzair initie la sortie d’un modèle essentiellement basé sur la vente de produits. Cela va permettre de déployer plus de services, de mettre fin à la domination d’une maintenance curative pour développer une approche prédictive, d’améliorer l’expérience utilisateurs et de garantir une durée de vie et un coût d’usage optimisé des équipements.

N2C, « Louer des machines outils rénovées et connectées »

N2C, (14 salariés – 2308 k€ de CA) située à Sens-de-Bretagne (35) est réputée pour son expertise dans le domaine du rétrofit de machines-outils utilisées par les industriels de la mécanique ou de la tôlerie. En cherchant à « développer une offre full service de maintien et d’amélioration de la performance industrielle des machines retrofitées via la télégestion et télésurveillance des moyens », N2C peut envisager non seulement un produit à un prix attractif, 50% moins cher que des machines neuves, mais aussi une solution au service de l’excellence opérationnelle de ses clients, facilitée par l’offre de location de machines en fonction de leurs usages.

Ocène, « De la vente d’équipement à la vente de performance et de traçabilité de la chaîne alimentaire »

Ocène, (65 salariés – 10 000k€ de CA) installée à Louvigné-du-Désert (35), conçoit et commercialise des équipements et des prestations de service à forte composante technique dans le domaine du traitement de l’Eau et du traitement par l’Eau. Ocène délivre des prestations de maintenance et d’amélioration de la performance des équipements, en particulier pour l’élevage. Pour se différencier dans un marché disputé, Ocène fait le pari de « déployer des solutions IOT adaptées pour avoir une gamme 100% connectable » et ainsi « développer la stratégie et le modèle d’affaire service ».

Protec Industries, « Vendre du confort et non plus des litres de peinture au m² »

Protec Industries (25 salariés – 1700k€ de CA), à Trégueux (22), formule, fabrique et commercialise des produits de maintenance, des produits biologiques et des peintures industrielles de qualité à destination de clients professionnels. Le développement de peintures innovantes : Tempolis (revêtement thermorégulant) et Atmoclean (atmosphère intérieure assainie en absorbant le formaldéhyde – testé et approuvé par laboratoires indépendants) permet d’envisager un nouveau modèle de commercialisation, de « vendre du confort, pas du litre au m² » afin de mieux répondre aux attentes et contraintes des clients.

 

En déployant ces stratégies qui visent la différenciation par des solutions et services orientés résultats, ces entreprises industrielles font clairement évoluer leur modèle économique. Elles se rapprochent toutes un peu plus des attentes réelles de leurs clients et cherchent à créer plus de valeur client, en intégrant plus largement le cycle de vie des produits.

 

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Michelin ambitionne de recycler 100% des pneumatiques d’ici 2048 – L’Usine Auto

Michelin voit loin en annonçant par la voix de son président que l’entreprise fabriquera ses pneus en 2048 avec 80% de matériaux durables et que 100% de ses pneus seront recyclés (aujourd’hui respectivement 26% et 50%).
L’horizon est lointain mais se traduit dès aujourd’hui par des orientations concrètes comme la R&D sur des procédés de valorisation de matériaux recyclés ou le rachat d’entreprises dans ce domaine comme LeHigh Technology, une société de chimie, spécialisée dans la fabrication de micro-poudrettes dérivées de pneumatiques recyclés. C’est aussi une implication du groupe pour accroitre le taux de récupération de pneus, notamment dans les pays en développement, et la recherche de nouvelles voies de valorisation des pneus usagés.
Une approche résolument systémique de l’industriel de toute la chaîne de valeur : du sourcing de matières durables, la fabrication des produits, le service, la récupération et le recyclage des produits. Une stratégie qui vise à occuper le terrain sur l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur pour rester leader.

Source : Michelin ambitionne de recycler 100% des pneumatiques d’ici 2048 – L’Usine Auto

L’industrie bretonne, histoires de diversification

Les savoir-faire acquis sur des marchés historiques peuvent s’avérer pertinents pour conquérir de nouveaux marchés en croissance.

Diversification : Valoriser ses actifs matériels et humains pour conquérir de nouveaux marchés

L’objectif est de mettre à profit ses actifs industriels forts et différenciants pour construire des stratégies offensives et développer une offre nouvelle adaptée aux marchés en croissance. La stratégie de diversification est certainement la plus complexe à mettre en œuvre pour l’entreprise et la plus coûteuse en ressources. Elle peut combiner le développement d’une nouvelle offre pour un nouveau marché. Les objectifs visent une augmentation significative du chiffre d’affaires (CA) et de la marge. Elle vise aussi à remplacer des produits/marchés en déclin, à diversifier le portefeuille client ou à viser un nouveau marché porteur pour lequel les actifs de l’entreprise sont un réel atout. Quelques exemples d’entreprises du dispositif Crisalide Industrie qui se diversifient :

AMI, du remanufacturing ou manufacturing

AMI (ASSISTANCE MOULES INJECTION – 10 salariés – 900 k€ de CA), basée à Caudan (56), est spécialisé dans l’étude, la réalisation, la réparation et la mise au point d’outillage pour l’injection plastique. L’entreprise a développé un savoir-faire de remanufacturing de moules métalliques pour l’injection plastique. « En 14 ans, plus de 6 000 outillages sont passés par notre atelier » témoigne Julien Jégouic, co-dirigeant. Cette expertise en rénovation de moules est apparue comme un véritable élément différentiant à valoriser. AMI se diversifie dans la conception de moules neufs et finalement,  va du remanufacturing au manufacturing en apportant une garantie de services sur les moules neufs. AMI connait suffisamment les défaillances des moules pour bien concevoir des moules techniques neufs et fiables.

AZ Métal, de sous-traitant à développeur de produit en propre

AZ MÉTAL (20 salariés – 2,4 millions € de CA), basée à Quévert (22) conçoit et fabrique des ensembles mécano-soudés des nacelles pour Manitou à des équipements collectifs (terrains de sport, aires de jeu). AZ Métal a souhaité diversifier ses activités en s’appuyant sur ses savoir-faire, dans la conception et la fabrication de bacs et conteneurs pour la collecte. « Nous avons entamé notre diversification en 2016. J’entendais « l’avenir c’est l’eau ou les déchets », nous avons choisi les déchets ! Aujourd’hui, nos conteneurs PRAC (Produits Rembourrés d’Assises et de Couchage type oreillers, couettes) sont en test dans 70 déchèteries en France et depuis le mois de mai, nos produits sont référencés chez Veolia » précise, Ronan Le Tiec. Une stratégie qui porte ses fruits !

HEOL Composites, une technologie qui vise de nouveaux marchés porteurs

HEOL Composites (10 salariés – 1,7 millions de CA), basée à Tréffléan (56), conçoit et fabrique des pièces structurelles creuses monoblocs en composite carbone/époxy. Heol est mondialement connu pour ses foils (AC45-50 de la Coupe de l’America, GC32 des Extrem sailing series…). Spécialisé en nautisme, Heol est leader sur le petit marché de la voile de compétition. La stratégie de développement est de se diversifier sur d’autres marchés grâce à la technologie d’allègement pour des pièces structurelles. La problématique d’allègement adresse beaucoup de secteurs (industrie aérospatiale et automobile…).

ODC Industries, un produit phare pour élargir sa gamme

ODC INDUSTRIES (10 salariés – 700 k€ de CA) installée à Ploermel (56), a développé un produit phare dans le domaine médical : l’injecteur d’implants pour traiter la cataracte. Cet implant permet d’injecter les lentilles directement dans la cornée en limitant les manipulations. Cette production est exigeante ; elle répond à des normes médicales sévères. Maintenant, l’enjeu stratégique pour ODC consiste à élargir sa gamme tout en accélérant la commercialisation de son produit phare.

Secma Cabon, comment étendre la chaine de valeur

SECMA CABON (23 salariés – 2,75 millions d’euros de CA), basée à Quimper (29), est spécialisé dans la conception et l’installation de systèmes transitiques pour la conserverie alimentaire, « l’art du transfert » en somme. Secma Cabon vise une plus grande intégration de ses systèmes de conditionnement afin de générer plus de valeur et de se développer à l’international.

 

Ces stratégies de rupture vis-à-vis du positionnement habituel de l’entreprise sont généralement génératrices de marge et de chiffre d’affaires. Elles nécessitent au préalable de construire une vision stratégique : analyse du marché et de ses évolutions, analyse des atouts différenciants de l’entreprise, analyse du portefeuille Client.  Et pour mener à bien ces réflexions stratégiques, les PME bretonnes disposent d’un outil : Créativ.

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Choisir ses leviers de développement et accélérer !

Se trouver au bon moment sur le marché avec une offre pertinente capable de tirer le développement de l’entreprise n’est pas le fait du hasard mais résulte d’un processus souvent long d’innovation : anticiper les évolutions de ses marchés, identifier les leviers de croissance et les conditions de réussite, sélectionner les pistes et mettre en œuvre un plan d’exécution stratégique. Quelques exemples d’entreprises Crisalide Industrie qui accélèrent sur leur marché grâce à un positionnement pertinent :

ADÉOS, des relais de croissance à l’international

ADÉOS basée à Redon (37 salariés – 4,8 millions d’euros de Chiffre d’affaires) mise sur un développement à l’international. En France, Adéos conçoit et fabrique des équipements, agréés ENEDIS, pour les installations électriques (portes et ventilations pour postes de transformation, armoires sécurisées et postes maçonnés en immeuble). Les enjeux mondiaux de distribution électriques sont énormes, particulièrement sur le continent africain, marché ciblé par Adéos. Son savoir-faire et son partenariat avec Enedis permettent à Adéos de saisir cette opportunité d’accompagner le développement électrique de 3 pays africains. Cette ambition peut se concrétiser par la création de plusieurs filiales locales avec des partenaires africains, une ingénierie de financement spécifique et le développement de l’atelier de Redon qui doit plus que doubler d’activité.

AMPROLYS LAB, un enjeu d’accélération d’une technologie nouvelle
AMPROLYS LAB, basée à Louvigné-de-bais (35,) est une jeune entreprise (4 salariés, 500 k€). Ses dirigeants, Rémy Chérel et Christophe Tanguy, affichent une très grosse ambition : multiplier par 8 le CA en 3 ans. Amprolys Lab conçoit, fabrique et commercialise en B2B des solutions naturelles innovantes pour l’agriculture en favorisant la vie microbienne des écosystèmes : animaux, sols, effluents, plantes. « Amprolys Lab fait de la phytothérapie “augmentée” ! Nos solutions d’actifs de plantes et d’huiles essentielles stimulent la vie microbienne du sol ou de l’intestin de l’animal limitant ainsi les pathologies. » Les solutions Amprolys répondent aux enjeux d’une transition agro-écologique. Elles font leurs preuves, confirmant le potentiel de développement de l’entreprise. Le savoir-faire d’Amprolys réside dans la formulation et la maîtrise d’un procédé d’extraction protégé et maintenu secret qu’il s’agit désormais d’industrialiser afin de répondre à ce nouveau marché.

ARCANNE, innover en permanence, des solutions « clés en main »

Arcanne, basée à Lamballe (43 salariés, 8 millions d’euros de CA) fabrique des bâtiments à destination des élevages bovins et porcins. 120 bâtiments sont réalisés par an sur la France entière en neuf ou en rénovation, Arcanne est leader sur le secteur de la construction de bâtiments d’élevage bovin. « Chaque bâtiment est unique. Il n’y a pas de standard. L’innovation est notre énergie. » témoigne Loïc Gallo, Dirigeant. Arcanne recherche en permanence des solutions innovantes pour apporter plus de services à ses clients et améliorer les conditions de travail de ses salariés sur les chantiers de pose. Cela amène l’entreprise à dépasser le cadre du seul bâtiment et à proposer des solutions de bâtiment clefs en main à haute performance zootechnique et visant le bien être animal.

MAILLARD & MAILLARD, passer du funéraire à la taille 3D robotisée et toujours surprendre le client
MAILLARD & MAILLARD (25 salariés, 2,3 millions de CA, 5ème génération de dirigeants), basée à Saint-Pierre-de-Plesguen (35) a une activité de marbrerie de décoration, taille de pierre et sculpture. L’entreprise a choisi de développer un positionnement haut de gamme sur ses marchés : cuisine, agencement (résidentiel, commercial, tertiaire), restauration du patrimoine et Art & Design. En 2003, Eric et Loïc, ont fait prendre un virage radical à leur entreprise, jusqu’alors positionnée sur un métier très traditionnel, à savoir la taille du granit pour le marché du funéraire. Exit le funéraire, place à l’agencement et au design grâce à cette connaissance de la pierre ! Après avoir fait l’acquisition d’un robot 7 axes de taille, l’entreprise collaborent aujourd’hui avec des designers, des architectes et des artistes contemporains de renom pour proposer des projets « sculpture et design » exploitant les potentialités du robot. « Nous sommes passés de tailleur de pierre à créateur de tendance ! ».

ORHAND, un nouveau positionnement à plus forte valeur ajoutée

ORHAND (68 salariés 7,5 millions d’euros de CA), basée à La Guerche-de-Bretagne (35), est concepteur et constructeur d’ensembles de stockage et de process industriels pour les produits vrac et pulvérulents (poudre de lait, farines, pet food, ciment, chaux, sables, granulats, engrais…). Créée en 1926, l’entreprise s’appuie sur deux savoir-faire historiques, la chaudronnerie et la charpente métallique. En 2016, l’entreprise se diversifie et crée un produit propre, Orhand Discharging Systems, système d’extraction de céréales et d’oléagineux installés à l’intérieur des silos de stockage, qui permet à l’entreprise de se développer désormais à l’export dans les grands pays céréaliers. A partir des savoir-faire historiques, l’ambition de l’entreprise est de développer un positionnement à plus forte valeur ajoutée de conception-fabrication de systèmes de stockage et de transfert de matières premières vrac en France et à l’international.

TURBIWATT, l’énergie renouvelable au fil de l’eau, un marché en émergence

TURBIWATT (10 salariés, 600 k€ de CA), basée à Caudan (56), conçoit et fabrique des turbines hydroélectriques de basses chutes à partir d’une technologie innovante de générateur. Quatre modèles sont disponibles (de 1 à 130 kW). Pour les basses chutes de 1 à 8 m, les turbines Turbiwatt permettent des retours sur investissement très rapides. L’ambition de Turbiwatt est de s’imposer rapidement sur ce nouveau marché hydraulique basse chute à très fort potentiel et en devenir le leader. Les applications sont multiples et adressent l’international : applications au fil de l’eau (moulins, canaux, écluses, déversoirs, étangs, bases de loisirs, débits réservés…), applications industrielles (eau potable ou usée, agroalimentaire, papeterie, pisciculture…), un accès à l’énergie pour tous dans les pays en développement. Turbiwatt dispose de la machine la plus performante pour adresser ce marché naissant de la basse chute, prêt à accélérer.

 

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Comment Adidas compte imprimer 100 000 semelles en 3D dès cette année – Technos et Innovations

L'Alphaedge 4D d'Adidas.© Adidas

L’Alphaedge 4D d’Adidas.© Adidas

Adidas a décidé de louer 50 machines de fabrication additive à la Start Up californienne Carbon pour fabriquer dès cette année 100 000 paires de chaussures avec ce procédé. Vendue 300€, 3 fois plus cher qu’une paire standard, ces chaussures visent des sportifs de haut niveau et à terme, une fabrication sur-mesure en développant de nouveaux outils de conception. La technologie Carbon (projecteur UV dans un bain de résine liquide) permet une fabrication en 25 minutes de la semelle alors qu’il faut encore 3 à 4 heures avec une technologie à lit de poudre. Avec 100 000 chaussures, Adidas change d’échelle, du prototype à une production de masse, en visant probablement à terme avec ces machines un rapprochement des lieux de production avec les lieux de consommation. Le groupe travaille aussi à un système permettant de fixer la semelle à la sur-semelle sans utiliser de colle.

D’ici à fabriquer la chausse en magasin en assemblant semelle sur mesure 3D avec sur-semelle standard sans colle ?

Source : Comment Adidas compte imprimer 100 000 semelles en 3D dès cette année – Technos et Innovations

Fnac Darty lance son premier baromètre du SAV

En avance sur la loi prévue en 2020, le groupe Fnac-Darty lance la publication d’un indice de réparabilité des produits vendus par le groupe.

Celui-ci vient de publier un baromètre du SAV agrégeant 3 critères :

  • la durée d’usage moyenne,
  • les besoins de dépannage,
  • la disponibilité des pièces détachées.

Le baromètre classe les marques. Celui-ci sera suivi d’un indice de réparabilité des produits vendus. Le groupe indique que 75% des clients de Fnac-Darty attendent une information sur la durée de vie des produits. Une manière de valoriser les données issues de son SAV pour mieux connaitre les produits vendus, mais surtout d’engager une nouvelle approche de fidélisation client, en considérant qu’il n’y pas « besoin de vendre des produits qui tombent en panne pour vendre des produits à nos clients ». Une étape sans doute importante dans la prise en compte de la durée de vie des produits dans les modèles économiques avec à terme des implications sur toute la chaine de valeur jusque la conception même des produits.

 

Source : Fnac Darty lance son premier baromètre du SAV

nouvelle collection Made.com

La fast fashion inspire de nouvelles offres de valeur

Réinventer le métier d’éditeur de mobilier à l’heure de la fast fashion, c’est bien l’ambition de Made.com.

nouvelle collection Made.com

exemple d’univers proposé par Made.com

Le modèle est connu de longue date dans l’industrie automobile avec la différenciation retardée, les Zara et H&M ont fait de l’excellence opérationnelle l’un des moteurs d’une offre de prêt à porter renouvelée très régulièrement. Dans un marché du ‘prêt à habiter’ largement dominé par le modèle IKEA, Made.com joue la carte de la différenciation (marketing) pour tirer son épingle du jeu dans un marché ultra-dominé par le suédois.

Made.com tire ainsi profit des leviers de la digitalisation pour développer une relation client différente et d’une organisation de production inspirée par les industriels tels qu’Inditex la maison mère de Zara, qui s’appuie sur un réseau de PME industrielles, pour proposer des produits originaux, véhiculant une image de rareté à bon prix.

Enfin Made.com développe une communauté de contributeurs pour acquérir et produire des meubles originaux

ENTRETIEN. « Michelin doit constamment se réinventer » confie le patron du géant du pneu

Sur un marché hyperconcurrentiel, Michelin s’est forgé une culture d’entreprise innovante. Innovation par la technologie de ces produits pneumatiques et de plus en plus par l’innovation servicielle. Le PDG de Michelin, Jean-Dominique Senard, motive ce positionnement de l’entreprise par la nécessité de rester au contact des clients : « si on laisse d’autres que nous se mettre entre nous et nos clients, on s’expose au risque d’être relégué au second rang. Pour nous, il n’est pas question de subir l’irruption des Amazon, Uber ou Google sans réagir ». Aussi le groupe se positionne-t-il depuis plusieurs années non plus sur la vente de pneumatiques, mais de tonnes kilomètre pour les transporteurs ou de nombre d’atterrissages pour les compagnies aériennes. Une manière en effet, de mieux répondre au réel besoin client, qui nécessite une relation client plus approfondie et l’acquisition de nouvelles compétences. Michelin investit pour ces raisons dans des sociétés de gestion de flotte ou des plateformes de vente en ligne comme Allopneus.

Crisalide Industrie

Source : Ouest-France, ENTRETIEN. « Michelin doit constamment se réinventer » confie le patron du géant du pneu

Pourquoi la déferlante des abonnements n’est pas prête de s’arrêter

La formule de l’abonnement déjà ancienne mais encore réservée à certains marchés comme la presse ou la téléphonie dans le B2C tend à se développer dans un grand nombre de secteurs de consommation courante. Dollar Shave Club a, avec une offre d’abonnement de lames de rasoir, réussit à capter en 4 ans 16% du marché américain. Des initiatives similaires se développent dans le prêt à porter, les jouets, la mobilité. Amazon s’intéresse de près à ce genre de formules abonnement pour l’alimentaire.

Est-ce une tendance de fond ou une nouvelle mode vouée à s’éteindre ?
Les études tendent à montrer que les nouvelles générations, plus que leurs ainées, privilégient l’usage plus que la propriété à laquelle ils sont moins attachés. Dans l’étude d’Odoxa sur les 18-24 ans, seules 9% des sondés seraient attachés au fait de posséder des biens qu’ils consomment. Ils plébiscitent la possibilité de nouveautés plus fréquentes, l’accessibilité à plus de diversité, notamment à des produits haut de gamme, la praticité de ces services et leur personnalisation.

Du coté des marques et des distributeurs, les acteurs y voit un intérêt évident de fidélisation de leur client. La disparition du paiement de l’achat au profit du paiement d’un abonnement facilite la relation client et sa satisfaction.
Des habitudes de consommations qui auront des conséquences sur la conception des produits de consommation, non plus comme des produits de mode voués à lasser rapidement pour être renouvelés mais ayant au contraire une capacité à durer pour satisfaire plusieurs clients durant son cycle de vie.

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Source : USINE DIGITALE | JULIETTE RAYNAL | 05 AVRIL 2018 Pourquoi la déferlante des abonnements n’est pas prête de s’arrêter

BA Robotic Systems Group et Alstef s’allient pour créer B2A Technology

BA Systèmes située à Mordelles connait une croissance importante et continue depuis 2010, avec des solutions AGV (chariot automatique) pour l’industrie, le médical. L’entreprise collabore depuis 5 ans maintenant avec ALSTEF (siège à Orléans) spécialiste des systèmes de stockage et de gestion de bagages pour les aéroports, avec des offres communes. 5 années de collaboration qui auront permis de générer la confiance pour désormais poursuivre l’aventure avec le regroupement B2A Technology qui vient d’être créé et qui est soutenu par 2 fonds d’investissement. Au sein de ce regroupement, chaque entité continuera d’exister, mais la nouvelle entité pesant 10 M€ d’activité et 500 salariés pourra proposer une offre de solutions logistiques robotisées étendue à plus forte valeur ajoutée, allant jusque l’entrepôt automatisé. Le groupement compte mettre en commun ses ressources pour accélérer son développement, notamment à l’international.

Un beau projet de collaboration industrielle pour relever le défi d’un positionnement ambitieux sur un marché en forte croissance.

En savoir plus, Le Journal des Entreprises, Pourquoi BA Robotic Systems s’allie à Alstef Par Baptiste Coupin, le 12 avril 2018 

Save the date : les 30 et 31 mai 2018 le salon Breizh Industries se tiendra à Brest

Le salon BREIZH INDUSTRIES se déroulera les 30 et 31 mai prochain au Parc des Expositions du Penfeld à Brest. Le salon réunit les acteurs des filières industrielles majeures : filières aéronautique, agroalimentaire, automobile, biotechnologie, chimie, cosmétique, électronique, énergie, environnement, naval, défense et sécurité, etc. Lors de la première édition en juin 2016, le salon avait accueilli près de 1 450 visiteurs venus échanger avec près de 130 exposants représentant différents secteurs d’activités.

Retrouvez toute l’actualité du salon (horaires, programmes des conférences et des ateliers, liste des exposants et badge gratuit) sur le site www.breizhindustries.bzh

Breizh Fab, un plan et des moyens pour l’industrie manufacturière bretonne

Les industriels et acteurs du développement économique (Etat, Région Bretagne, CETIM, UIMM Bretagne, CCI Bretagne, Institut Maupertuis, Plasti Ouest et FIM*) se dotent d’un plan ambitieux pour accompagner la modernisation de l’industrie manufacturière bretonne. Ce plan, nommé Breizh Fab, a été lancé le 27 mars dernier. La Breizh Fab est dotée de 3.6 millions d’euros sur 3 ans (2018-2020) financés à 60% par la Région et l’Europe (FEDER) ; elle s’inscrit en complément des aides et dispositifs régionaux mobilisables par les entreprises bretonnes de tout secteur. L’industrie manufacturière recouvre l’ensemble des secteurs de l’industrie bretonne (métallurgie, mécanique, plasturgie, électronique, télécoms…), à l’exception des industries agroalimentaires.

L’ambition de ce plan est d’aider les entreprises à intégrer les mutations technologiques, organisationnelles, environnementales en cours.

La Breizh Fab répond à 3 enjeux :

  1. Accompagner la transformation du secteur industriel breton,
  2. Renforcer les synergies entre les industriels, les acteurs économiques et les politiques
  3. Faire rayonner la Bretagne industrielle

Au menu de la Breizh Fab, des actions individuelles ou collectives

  • Des défis individuels : un accompagnement individuel, modulable et personnalisé, assuré par des consultants spécialisés, 1680 jours de conseils mobilisables.
  • Le Programme Industrie du Futur renouvelé, une nouvelle promotion de 50 entreprises qui pourront bénéficier d’un diagnostic de leur outil industriel.
  • Des défis partagés, un accompagnement collectif pour renforcer les synergies entre industriels,
  • Un espace d’échanges (rencontres du CDIB Comité de Développement des Industries de Bretagne)
  • Un évènement annuel l’Open de l’Industrie Bretagne qui mixte conférences et rendez-vous d’affaires.

Pourquoi Breizh Fab ? Breizh Fab s’inscrit dans la dynamique de valorisation et de transformation de l’industrie française portée par la French Fab.

Retrouvez le dossier de presse

 *Région Bretagne, plus d’informations sur www.bretagne.bzh, Cetim (Centre technique des industries mécanique) plus d’informations : www.cetim.fr, Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), plus  d’informations sur www.bretagne.direccte.gouv.fr, UIMM (Union des Industries et métiers de la métallurgie) Bretagne, plus  d’informations : www.uimmbretagne.fr, CCI (Chambre de commerce et d’industrie) Bretagne, plus  d’informations sur www.bretagne.cci.fr, Institut Maupertuis, plus  d’information sur www.industriedufutur.bzh, Plasti Ouest (organisation professionnelle représentative des entreprises de la Plasturgie et des Composites pour les territoires du Grand Ouest), plus d’informations : www.plasti-ouest.com, FIM Fédération des Industries Mécaniques, plus  d’informations : www.fim.net

Acte 3 : Changement de modèle économique : du remanufactirung à l’économie de la fonctionnalité

L’enjeu du remanufacturing avait été mis en avant lors de la 9ème cérémonie du concours Crisalide Eco-activités organisé par Créativ. Peggy Zwolinski, Enseignante Chercheuse à l’Institut Polytechnique de Grenoble, était venue nous éclairer sur cet enjeu. Nous vous proposons un retour sur son intervention en 3 actes.

Acte 3 : Du remanufacturing à l’économie de la fonctionnalité (vidéo ci-dessous 1’44)

L’usage d’un produit remanufacturé est particulièrement intéressant dans le cadre d’une prestation de service. L’entreprise garde la propriété de son produit puisque c’est le service qu’elle vend. Le remanufacturing est un des scénarios qui permet de découpler la croissance économique des impacts environnementaux.

Le Remanufacturing, un enjeu industriel d’avenir (extrait)
Peggy ZWOLINSKI
Enseignante Chercheuse à Grenoble INP Grenoble Institute of Technology (Université de Grenoble)
Crisalide Eco-activités Cérémonie de remise des trophées #9
MARDI 4 AVRIL 2017

Acte 2 : Le remanufacturing, une nouvelle chaîne de valeur dans l’industrie en vidéo

Le remanufacturing est un processus industriel consistant à remettre un produit usagé (en panne, en fin de vie, obsolète ou à l’état de déchet) dans un état, un niveau de performance et des conditions de garanties identiques ou supérieures à son état d’origine.

Cet enjeu avait été mis en avant lors de la 9ème cérémonie du concours Crisalide Eco-activités organisé par Créativ. Peggy Zwolinski, Enseignante Chercheuse à l’Institut Polytechnique de Grenoble, était venue nous éclairer sur cet enjeu. Nous vous proposons un retour sur son intervention en 3 actes :

  1. Faire du « Re » : recyclage, réemploi, remanufacturing
  2. En quoi le remanufacturing propose une nouvelle de chaîne de valeur industrielle ?
  3. Changement de modèle économique : du remanufactirung à l’économie de la fonctionnalité

Acte 2 : Le remanufacturing, une nouvelle chaîne de valeur industrielle (vidéo ci-dessous 3’59)

Le remanufacturing amène à un changement du système industriel à 3 niveaux :

  • Accéder à la matière première et la collecter, caractériser son état, la stocker dans de bonnes conditions.
  • Diagnostiquer, contrôler la qualité dès l’entrée dans le cycle de déproduction/reproduction. Le process industriel doit être agile, capable de s’adapter à l’état des inputs. Il nécessite plus d’opérateurs et de la cobotique.
  • Accéder au marché et convaincre les consommateurs qu’ils achètent un produit neuf.

Le Remanufacturing, un enjeu industriel d’avenir (extrait)
Peggy ZWOLINSKI
Enseignante Chercheuse à Grenoble INP Grenoble Institute of Technology (Université de Grenoble)
Crisalide Eco-activités Cérémonie de remise des trophées #9
MARDI 4 AVRIL 2017

Acte 1 : le remanufacturing, c’est quoi ? la réponse en Vidéo

Le remanufacturing « consiste à fabriquer un produit neuf (avec des garanties classiques) en utilisant comme matière la carcasse d’un produit usager. »

Cet enjeu avait été mis en avant lors de la 9ème cérémonie du concours Crisalide Eco-activités organisé par Créativ. Peggy Zwolinski, Enseignante Chercheuse à l’Institut Polytechnique de Grenoble, était venue nous éclairer sur cet enjeu. Nous vous proposons un retour sur son intervention en 3 actes :

  1. Faire du « Re » : recyclage, réemploi, remanufacturing (vidéo ci-dessous)
  2. En quoi le remanufacturing propose une nouvelle de chaîne de valeur industrielle ?
  3. Le changement de modèle économique : du remanufacturing à l’économie de la fonctionnalité

Acte 1 : Faire du « Re » : recyclage, réemploi, remanufacturing (vidéo ci-dessous 3’19)

Le Remanufacturing, un enjeu industriel d’avenir. (extrait)
Peggy ZWOLINSKI
Enseignante Chercheuse à Grenoble INP Grenoble Institute of Technology (Université de Grenoble)
Crisalide Eco-activités Cérémonie de remise des trophées #9
MARDI 4 AVRIL 2017

Clufix vend des gains de productivité

Plutôt que de commercialiser des boulons au kilo, la PME designe des systèmes de fixation.

On évoque l’économie de la fonctionnalité pour une approche consistant à répondre au besoin du client non par la vente d’un produit mais d’un service, d’une fonction. Pas toujours évident de penser cette fonction. Clufix, spécialisé dans la fabrication de fixations pour l’automobile, très concurrencé par les pays à bas coûts de main d’œuvre, a conduit cette réflexion de la fonction. Partant du principe que le coût d’assemblage pour le client est constitué de 20% de composants et de 80% de process, il a proposé une fixation innovante, prête à poser, plus chère à l’achat mais qui réduit le temps de process du client. Cette orientation « solution » nécessite une forte collaboration avec le client pour connaitre ses process et proposer les meilleures solutions.

Source :

https://www.usinenouvelle.com/editorial/ces-10-pros-de-la-french-fab-qui-s-inspirent-de-la-french-tech.N597858

Oser la collaboration avec une start-up

La sous-traitance, très souvent répond à une demande précise à exécuter, éventuellement à une demande de co-conception lorsque le client est ouvert à la collaboration, mais toujours dans le cadre d’un cahier des charges assez précis. La collaboration avec des jeunes entreprises induit d’autres modalités de travail, plus ouvertes, potentiellement gagnantes ; plus risquées aussi, tous les projets n’aboutissant pas.

C’est ainsi l’histoire de Mécadécoupe, un industriel franc-comtois de 24 personnes spécialisé dans la conception d’outils d’emboutissage et de découpe. En 2010, ils ont un contact avec Devialet qui travaille sur un produit audio innovant secret ; ils expriment un besoin à Mécadécoupe qui va nécessiter une collaboration de 2 ans et demi. L’enceinte, Devialet, aujourd’hui succès commercial, sortira quelques années plus tard avec plusieurs pièces conçues et fabriquées par Mécadécoupe dont la membrane en aluminium du haut-parleur, pièce clé. Un pari couronné par une success-story, et pour  Mécadécoupe un atelier dédié. L’entreprise poursuit sa collaboration avec plusieurs jeunes entreprises.

Sources :

https://www.usinenouvelle.com/editorial/ces-10-pros-de-la-french-fab-qui-s-inspirent-de-la-french-tech.N597858

http://www.tracesecritesnews.fr/actualite/quand-l-enceinte-phantom-booste-mecadecoupe-75637

Les industriels de la signalisation voient plus loin que la nouvelle réglementation sur le 80KM/h

Le gouvernement a adopté la baisse de la limitation de la vitesse de 90 à 80 km/h sur les axes secondaires dès le 1er juillet 2018. Une aubaine pour les fabricants de panneaux de signalisation pensez-vous ! Eh bien non, pas de quoi compenser la baisse des investissements routiers. Alors, comment redonner de la valeur à ses produits sur un marché saturé ? Quelle stratégie de développement privilégier ?

Les industriels de la signalisation ont choisi d’innover sur leur marché (pieds de panneaux permettant d’absorber les chocs en cas de collision, route communicante… ) et d’anticiper comme l’illustre leurs réflexions sur l’arrivée de la voiture autonome, qui aura besoin de signalisation verticale et horizontale fiable et redondante. La capacité de l’entreprise à transformer les informations recueillies lors de la veille en leviers d’action et à se mettre en mouvement fera très certainement la différence.

Etre entrepreneur, c’est être joueur d’échec, il faut toujours avoir en tête les coups d’après.

Source : Les industriels de la signalisation voient plus loin que la nouvelle réglementation sur le 80KM/h

La stratégie de Casper pour ne pas se faire rattraper sur le marché des matelas

Casper est leader de la vente de matelas sur Internet, start up américaine de plus de 300 M$ de chiffre d’affaire. Le modèle est de proposer une seule version de matelas plutôt haut de gamme, conditionné compressé pour faciliter la livraison, vendu sur Internet pour réduire les frais de distribution, et restituable après 100 jours si le client n’est pas satisfait. Ue stratégie de marque, un modèle sans distributeurs physiques qui revisite l’expérience client, et potentiellement peut permettre de recentrer la valeur sur la qualité de fabrication grâce à des couts de distribution réduits. Casper s’appuie sur des partenaires industriels pour la fabrication de ses produits, et recherche un industriel en France.

Source : La stratégie de Casper pour ne pas se faire rattraper sur le marché des matelas

Comment le succès de la location modifie la stratégie des constructeurs auto

Déjà très développé dans les entreprises, la formule LOA (Location avec Option d’achat) se développe fortement auprès des particuliers. En 2017, une voiture vendue sur 3 l’a été par le biais d’une LOA ou LLD (Location longue durée). C’était 3 fois moins en 2013 (10 %), 4 ans plus tôt. Les particuliers y voient l’avantage d’un loyer tout compris sans surprise et d’une facilité à changer de véhicules. Les constructeurs y trouvent aussi leur intérêt : en vendant un loyer, ils réussissent finalement à vendre des véhicules plus équipés et plus cher. La valeur se déplace vers le « fulls service » et les clients discutent moins le prix. Le SAV est plus naturellement fait chez le constructeur qui par ailleurs fidélise son client avec un contact à la fin du contrat. Enfin le constructeur récupère des véhicules d’occasion (VO) de moins de 5 recherchés sur le marché. Cela est néanmoins en train de modifier fondamentalement le modèle économique des constructeurs : ceux-ci doivent porter dans leur bilan le poids financier du stock de véhicules en LOA et ont aussi à optimiser les valeurs de revente des VO. Ils sont ainsi intéressés à limiter les évolutions de design de leurs modèles afin de préserver les valeurs de revente des VO lorsque sortent les nouveaux modèles. Un modèle ou le cycle de vie de l’automobile est finalement mieux optimisé.

Source : Comment le succès de la location modifie la stratégie des constructeurs auto

En 2017 les voitures électriques de DriveNow ont parcouru 8 millions de km

Drive Now est la filiale d’autopartage de BMW créée en 2011. Elle a été créée avec le loueur allemand Sixt. BMW vient de racheter ses parts à Sixt et envisage un partenariat avec Car2Go le service d’autopartage de Daimler plus ancien et plus développé que Drive Now.

Comme l’indique Peter Schwarzenbauer, l’un des dirigeants de BMW, « DriveNow n’est pas une opportunité de diversification, c’est une activité qui s’inscrit dans la stratégie de croissance du groupe sur le long terme ».

Encore marginal dans le chiffre d’affaire, l’évolution vers le service des constructeurs se concrétise néanmoins peu à peu avec ses retours d’expériences issue de leur filiales mobilité et l’acquisition de nouveaux savoir-faire « services »

Norauto mensualise à son tour les coûts d’entretien

Comment fidéliser ses clients ? En leur simplifiant la vie avec du service.

Les enseignes automobile multimarques comme Norauto accélèrent sur des offres connectées avec mensualisation des couts d’entretien des véhicules. Le contrat prévoit en fonction des usages de lisser l’ensemble des dépenses d’entretien yc compris les pièces d’usure comme les pneumatiques ou les freins. Cette offre ne serait pas si séduisante sans la connexion du véhicule à l’opérateur de service, qui par ce biais connait les usages du véhicules, les problèmes éventuels et peut programmer les visites d’entretien.

Les 3 principaux de l’entretien multi-marque s’y mettent

Midas annonce un gain de l’ordre de 25% pour le client par rapport à un entretien réalisé « par à coup », sans cette fidélisation. Midas, Norauto, AutoDistribution, les 3 gros de l’entretien multimarques sont dans ce mouvement d’offres connectées et mensualisées, avec des déploiements plus ou moins avancés.

C’est encore une niche mais une évolution qui devrait se développer, soutenu par une plus grande appétence des consommateurs pour ce genre d’offre permettant de maîtriser son budget.

Wecosta veut attaquer le marché du bâtiment

De l’industrie de l’automobile au bâtiment, il n’y a qu’un fil. Chercher des voies de diversification peut se révéler une stratégie payante à conditions d’identifier et de valoriser ses savoir-faire, de s’ouvrir aux partenariats et aux structures de soutien ; c’est ce que nous illustre l’exemple de Wecosta.

Equipementier automobile, Wecosta fabrique des conduits de ventilation pour véhicules. Les procédés, jusqu’ici purement plastiques, ont été complétés par des procédés utilisant du textile thermocompressé permettant des gains de masse et des propriétés acoustiques meilleures que le plastique.

Le procédé s’avère intéressant pour d’autres marchés dont le bâtiment : la gamme s’élargit ainsi avec des dalles de plafond, des panneaux acoustiques, des systèmes de ventilation…. D’ici 2020, Wecosta espère que les produits de diversification représenteront la moitié de son chiffre d’affaires.

 

Source : Wecosta veut attaquer le marché du bâtiment

Les Etats-Unis autorisent le premier médicament connecté

Intégrer les potentialités du numérique à la prise de médicaments, cela donne le premier médicament connecté !

Voilà une nouvelle technologie qui devrait bousculer le monde de la santé. Cette innovation permet de tracer la prise de médicaments, dans un premier temps chez les personnes souffrant de schizophrénie et de troubles bipolaires. Le capteur ingéré envoie un signal à un patch collé sur le corps du patient ; l’information est relayée via un signal Bluetooth à une application sur smartphone. L’intérêt est de vérifier la prise régulière par le patient. Le projet associe un industriel du médicament japonais et une entreprise du numérique californienne pour les capteurs et l’application de suivi.

Le modèle économique ferait intervenir les assureurs pour qui la mauvaise prise des traitements par les patients est coûteuse. Une illustration de ce que le numérique peut apporter en terme de nouvelle valeur pour les industriels et de nouveaux services à partir des produits fabriqués.

Source : Les Etats-Unis autorisent le premier médicament connecté

Tendances régionales – tr_bretagne-octobre-2017_0.pdf

La banque de France publie des tendances de conjoncture économique qui montrent sur plusieurs mois une net amélioration des indicateurs.

Source : Tendances régionales – tr_bretagne-octobre-2017_0.pdf

« Il faut habiller nos produits industriels de services “haute couture” »

Selon consultant Olivier Lluansi, associé Ernst & Young, « L’industrie du futur » ou « 4.0 » se caractérise par un double enjeu :

  • La recherche de performance, avec l’intégration des briques de l’industrie du futur ;
  • Mais aussi le développement de services « on the top », c’est-à-dire des nouvelles fonctionnalités des biens industriels permettant de créer de la valeur ajoutée, et notamment du service.

Pour ce dernier point, Olivier Lluansi préconise des rapprochements avec les entreprises industrielles avec les start up numériques de la French Tech pour une montée en gamme rapide du couple produit/service des industriels.

Source : « Il faut habiller nos produits industriels de services “haute couture” »

Bosch développe l’essieu électrique Plug & Play

Spécialiste des moteurs électriques, de l’électronique de puissance et de transmissions mécaniques, l’industriel BOSCH a franchi le pas en proposant un essieux tout en un intégrant la motorisation électrique, l’électronique de puissance et la transmission mécaniques intégrée dans l’essieu. Un produit Plug & Play pour le marché en croissance du véhicule électrique.

Source : Bosch développe l’essieu électrique Plug & Play

Avec le digital, SKF veut devenir un fournisseur de services rémunéré à la performance

SKF dispose déjà d’un million de roulements connectés au Cloud dans le monde. Le groupe souhaite accélérer l’évolution de son modèle économique jusqu’alors » transactionnel » vers un modèle basé sur la performance pour ses clients. Pour cela, SKF vient de lancer Rotation For Life » (RTF), qui comprend des fonctionnalités personnalisées : fourniture de roulements, gestion de la lubrification, service de diagnostic à distance et analyse des causes de défaillance. SKF vend un contrat prévoyant des objectifs de performance. Le groupe a prévu d’investir massivement dans le logiciel pour accompagner cette transition avec la création d’une nouvelle unité de 50 développeurs en cours de recrutement.

Michelin s’offre NexTraq, un fournisseur de solutions télématiques – CCFA : Comité des Constructeurs Français d’Automobiles

Michelin a pris depuis plusieurs années maintenant le chemin de la vente de service pour les poids lourds plutôt que des pneus, c’est à dire des km parcourus voire aussi d’économies de carburant : la qualité, l’état et le gonflage des pneumatiques étant un facteur clé de la consommation des camions. Michelin investit pour ce faire dans les technologies connectées et l’acquisition de NexTraq, fournisseur de solutions télématiques pour les poids lourds en est une nouvelle illustration.

 

Source : Michelin s’offre NexTraq, un fournisseur de solutions télématiques – CCFA : Comité des Constructeurs Français d’Automobiles

Transformation numérique de Schneider Electric : IoT, cloud, chatbot et réalité augmentée au menu

Schneider Electrique, un des leaders des équipements électriques a entamé sa transformation numérique en 2014 notamment grâce à l’intégration du potentiel de l’IOT (internet des objets) dans ses équipements. La masse de données collectées, permet grâce à des interfaces web métier et des algorithmes de Machine Learning de détecter, par exemple, des comportements anormaux de centrales d’énergies renouvelables et de déclencher des opérations préventives. Les services et logiciels représentent 15% de l’activité de Schneider et suivent des croissances importantes (+90 % sur les applications cloud ces 6 derniers mois).

Source : Transformation numérique de Schneider Electric : IoT, cloud, chatbot et réalité augmentée au menu

L’usine Bosch de Mondeville mise sur l’IoT pour se diversifier

Sigfox, Wistiki, Devialet… De plus en plus de jeunes pousses de la French Tech font fabriquer des produits et composants dans l’usine Bosch de Mondeville, près de Caen. Ce site industriel, désigné Usine de l’année 2017 par L’Usine Nouvelle, a su se transformer pour accueillir ces nouveaux marchés, tout en faisant lui-même la preuve du potentiel de l’IoT industriel.

Bosch met à profit l’Internet des Objets comme un marché en croissance et à valeur ajoutée pour remobiliser ces actifs industriels et en développer de nouveaux.

Source : L’usine Bosch de Mondeville mise sur l’IoT pour se diversifier

Brest. SDMO-Kohler bouleverse sa stratégie – Bretagne – Le Journal des entreprises

SDMO, spécialiste brestois des groupes électrogène détenu par le groupe américain Kolher, se positionne sur un nouveau segment, celui des groupes de forte puissance de 800 à plus de 4000 kVA, pour les grands supermarchés ou les hôpitaux. Pour cela, le groupe s’est associé, et a co-développé avec l’allemand Liebherr des moteurs spécifiques. D’intégrateur de moteurs existant, il devient au passage concepteur et fabricant de moteur en partenariat augmentant sa maîtrise de la chaine de valeur. Le groupe prépare aussi son entrée dans les smartgrids et vise une croissance de la vente de services.

Source : Brest. SDMO-Kohler bouleverse sa stratégie – Bretagne – Le Journal des entreprises

Le nantais Armor lance la production de ses films photovoltaïques – Énergie – Environnement-magazine.fr

Armor franchit une étape clé dans sa stratégie de diversification. L’entreprise française va fabriquer à l’échelle industrielle ses films photovoltaïques.

Source : Le nantais Armor lance la production de ses films photovoltaïques – Énergie – Environnement-magazine.fr

« Les entreprises doivent recréer du pouvoir d’achat pour leurs clients »

Pour l’économiste Benoît Meyronin, les marques, pour séduire les consommateurs, pourraient être amenées à leur offrir un revenu tiré de l’usage du produit qu’elles leur vendent.

Source : « Les entreprises doivent recréer du pouvoir d’achat pour leurs clients »

S’affranchir des hypers, la nouvelle bataille des marques

De plus en plus de marques ouvrent leurs propres boutiques, avec pour objectif d’accroître leur notoriété et de nouer un contact direct avec les clients. La grande distribution observe ce mouvement avec méfiance.

Source : S’affranchir des hypers, la nouvelle bataille des marques

Industrie : les grands défis des entreprises françaises pour 2017

Alors que le suramortissement arrive à échéance, l’évolution de l’investissement productif sera l’enjeu clef de l’année. ¤ Les industriels devront aussi encaisser la hausse du pétrole et gérer les incertitudes à l’international.

Source : Industrie : les grands défis des entreprises françaises pour 2017