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Big data, lac de données et cheminement

De la data ? pourquoi pas… Mais pour qui & pour quoi ?

Big data, lac de données et cheminement

Pok_Rie / Pixabay

Data mining, IA, IoT… les offres technologiques frappent avec insistance aux portes des acteurs économiques, des industriels notamment.

D’aucuns testent, éprouvent dans le cadre d’expérimentations, à la recherche d’un business case de référence réussissant la prouesse d’un Retour sur Investissement raisonnable voire générateur de revenus.
L’activité de tertiaire de bureau constitue une excellente analogie aux enjeux de l’atelier industriel, l’une comme l’autre sont traversées par des enjeux de flexibilité, de modularité, de personnalisation et de recherche d’excellence opérationnelle.

L’économie et l’industrie à l’heure des giga-données

Les lacs de données générés par ces activités sont gigantesques mais leurs traductions économiques encore (trop) incertaines.
Pour ces opérateurs industriels et immobiliers, les voies à explorer pourraient être :
– persévérer tels des orpailleurs, à la recherche de pépites parmi les giga-données sans certitude d’adresser des clients interne ou externe.
– attendre au risque d’être exclus et balayés par une ré-intermédiation de la chaîne de valeur à leurs dépens par un acteur qui aura tout compris des datas utiles.
– choisir la basse intensité technologique, afin de se différencier et conquérir les clients avec des solutions non-intrusives pour l’ensemble des parties prenantes.

Le contexte, l’intensité concurrentielle, le coût de la solution ou encore la hauteur des revenus attendus sont autant de déterminants dont il faudra tenir compte pour décider de la voie à suivre au regard des enjeux de viabilité du projet.

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ

D’après : Les Echos, La data, à petits pas (le 05/12/18)

Comment se lancer dans la maintenance prédictive ?

L’industrie du futur fait la part belle au numérique dans l’atelier, la donnée collectée en grand nombre permettant de nouvelles approches. La maintenance des équipements est un de ces domaines où le captage de données, leur exploitation promet de nouvelles potentialités. L’enjeu pour un groupe comme Safran est d’inverser le rapport entre préventif (30%) et curatif (70%) et d’augmenter le taux de rendement synthétique des équipements. Il s’agit d’équiper les moyens de capteurs et de développer les algorithmes qui vont permettre à partir d’historiques de données, d’historiques de défaillances et de bigdata de mieux connaitre les équipements et de savoir détecter les signaux faibles avant l’apparition des défaillances. C’est, toujours selon Safran, une science nouvelle de la maintenance prédictive qui se développe à partir du numérique.

Pour des fabricants d’équipements, c’est potentiellement une source considérable de connaissances des dysfonctionnements de leurs produits et donc d’amélioration. Les nouveaux équipements sont de plus en plus nativement pré-équipés d’un grand nombre de capteurs, ceux-ci s’étant banalisés. Il s’agit néanmoins désormais pour les fournisseurs d’équipements d’anticiper l’étape suivante qui consiste à apprendre de ces données avec leurs clients. L’enjeu est de les aider à améliorer la fiabilité des moyens mais aussi de proposer des services de maintenance prédictive. Cette capacité de service va sans nulle doute devenir un facteur de compétitivité : il ne s’agira plus uniquement de vendre un équipement industriel performant mais il faudra savoir aider le client à l’exploiter au meilleur de son potentiel grâce au numérique et à ce savoir-faire de maintenance prédictive.

Source : Comment se lancer dans la maintenance prédictive

Saft n’exclut pas d’ouvrir une usine en France pour équiper le véhicule électrique

Saft racheté en 2016 par Total est spécialiste du stockage batteries à forte valeur ajoutée pour des niches comme l’aérospatial ou les data-centers. L’adossement au groupe TOTAL permet à l’entreprise de plus grandes ambitions qu’auparavant et pourrait viser le marché de masse automobile. Le projet associe d’autres acteurs clés européens dont Siemens, Manz et Solvay. Le marché automobile devrait en effet accélérer d’ici 2025, avec d’ici là, de nouvelles génération de batteries. L’enjeu est de constituer une alternative européenne face au monopole actuel des asiatiques, enjeu soutenu par l’Union Européenne qui souhaite un airbus de la batterie, et qui pourrait intéresser également les constructeurs européens aujourd’hui entièrement dépendant des technologies asiatiques. C’est en ce moment que se prépare les nouvelles générations de véhicules et que Saft doit décider d’orientations industrielles afin de répondre à cet enjeu qui pourrait aboutir à la construction de plusieurs usines en Europe.

Source : Saft n’exclut pas d’ouvrir une usine en France pour équiper le véhicule électrique