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La robotisation « as a service »

Porté par la demande de l’industrie automobile et celle de l’électronique, le marché des robots industriels est en plein essor. Si les grands groupes sont massivement en train de s’équiper à l’échelle mondiale, quid de l’accès des PME à de tels équipements, synonymes de gains en matière de productivité et de compétitivité ?

Comme l’illustre la dernière enquête de Bpifrance, les PME françaises sont soucieuses de moderniser leur outil de production et de gagner en flexibilité au niveau de la production. Deux enjeux auxquels la robotisation peut apporter une réponse.

L’entreprise Mir Mobile Industrial Robots , fournisseur danois, développe des robots mobiles autonomes permettant de déplacer des charges. Mir lance une offre « Mobile Robot as a service » permettant à ses clients de réduire leur investissement initial. En innovant dans son Business Model, Mir adresse une palette plus large de clients moins habitués à investir dans des robots mais toutefois habitués à louer des équipements tels que des chariots élévateurs, des véhicules à guidage automatique… Le robot devient ainsi un simple équipement à louer au service de l’agilité de l’outil industriel. Cette offre donnerait ainsi accès plus facilement aux PME à ces technologies. L’usage versus patrimoine se démocratise. Intéressant également pour le compte de résultat !

BPI France Le Lab, enquête L'avenir de l'industrie, avril-mai 2018, 2055 répondants

Cécile Lagadec | Conseillère innovation | Créativ

D’après :

MIR triple ses ventes et lance une offre « as a service » – Actu-Transport-Logistique.fr

Numérique : les forces et les faiblesses des usines françaises

Les usines de la planète se robotisent à marche forcée – Les Echos

« L’AVENIR DE L’INDUSTRIE – Le regard des dirigeants de PME-ETI sur l’industrie du futur et le futur de l’industrie » – enquête avril-mai 2018 – BPI France Le Lab

ATL-EN-TIC : redonner le SMILE aux industriels du CFIA

ATL-EN-TIC est une jeune entreprise fondée par un cinq entreprises innovantes de Bretagne et Pays-de-la-Loire. Cette création s’inscrit dans le contexte de la démarche SMILE : un programme de promotion et d’accompagnement des initiatives contribuant à la transition numérique des réseaux énergétiques.

L’offre d’ATL-EN-TIC fera l’objet d’une présentation ciblée à l’occasion du prochain CFIA. Les dirigeants seront présents dans le cadre de la vitrine de l’usine agile.

Carrefour des Fournisseurs de l’Industrie Agroalimentaire

ATL-EN-TIC au CFIA (12 au 14 mars, Parc Expo de Rennes)

Akajoule, Enerdigit, Energiency, Entech SE et NKEWattEco se sont réunies pour mutualiser des compétences avec l’appui de partenaires industriels et commerciaux (EDF, OET, Siemens et Systovi). En maillant leurs offres de valeur, ils proposent des solutions plus globales au service de la performance énergétique et industrielle de leurs clients.

La création de cette co-entreprise illustre la volonté de ‘gagner ensemble’. L’un des leviers stratégiques que l’on souhaite mettre en exergue dans le cadre de Crisalide Industrie.

L’ambition ?

ATL-EN-TIC nous semble une initiative portée par des PME d’autant plus intéressante. En effet elle hybride des offres de services et des offres de produits pour déployer un ensemble de solutions permettant aux entreprises :

  • de développer une connaissance plus fine du fait énergétique et donc de maîtriser sa demande en énergie
  • et d’exploiter le digital pour renforcer son agilité !

L’ambition ? Adresser des clients industriels avec une proposition de valeur claire et lisible.

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ

d’après Atl-En-Tic se lance dans l’intelligence énergétique avec 6 millions d’euros (Les Echos, le 08/11/18) et 20 entreprises innovantes dans le « Village FoodTech » Usine Agro du Futur au CFIA 2019 (Bretagne Développement Innovation, le 01/02/19)

Vidéo – Philippe Dessertine « La 4ème révolution industrielle, un nouveau monde s’ouvre ! »

Big data, lac de données et cheminement

De la data ? pourquoi pas… Mais pour qui & pour quoi ?

Big data, lac de données et cheminement

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Data mining, IA, IoT… les offres technologiques frappent avec insistance aux portes des acteurs économiques, des industriels notamment.

D’aucuns testent, éprouvent dans le cadre d’expérimentations, à la recherche d’un business case de référence réussissant la prouesse d’un Retour sur Investissement raisonnable voire générateur de revenus.
L’activité de tertiaire de bureau constitue une excellente analogie aux enjeux de l’atelier industriel, l’une comme l’autre sont traversées par des enjeux de flexibilité, de modularité, de personnalisation et de recherche d’excellence opérationnelle.

L’économie et l’industrie à l’heure des giga-données

Les lacs de données générés par ces activités sont gigantesques mais leurs traductions économiques encore (trop) incertaines.
Pour ces opérateurs industriels et immobiliers, les voies à explorer pourraient être :
– persévérer tels des orpailleurs, à la recherche de pépites parmi les giga-données sans certitude d’adresser des clients interne ou externe.
– attendre au risque d’être exclus et balayés par une ré-intermédiation de la chaîne de valeur à leurs dépens par un acteur qui aura tout compris des datas utiles.
– choisir la basse intensité technologique, afin de se différencier et conquérir les clients avec des solutions non-intrusives pour l’ensemble des parties prenantes.

Le contexte, l’intensité concurrentielle, le coût de la solution ou encore la hauteur des revenus attendus sont autant de déterminants dont il faudra tenir compte pour décider de la voie à suivre au regard des enjeux de viabilité du projet.

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ

D’après : Les Echos, La data, à petits pas (le 05/12/18)

Comment se lancer dans la maintenance prédictive ?

L’industrie du futur fait la part belle au numérique dans l’atelier, la donnée collectée en grand nombre permettant de nouvelles approches. La maintenance des équipements est un de ces domaines où le captage de données, leur exploitation promet de nouvelles potentialités. L’enjeu pour un groupe comme Safran est d’inverser le rapport entre préventif (30%) et curatif (70%) et d’augmenter le taux de rendement synthétique des équipements. Il s’agit d’équiper les moyens de capteurs et de développer les algorithmes qui vont permettre à partir d’historiques de données, d’historiques de défaillances et de bigdata de mieux connaitre les équipements et de savoir détecter les signaux faibles avant l’apparition des défaillances. C’est, toujours selon Safran, une science nouvelle de la maintenance prédictive qui se développe à partir du numérique.

Pour des fabricants d’équipements, c’est potentiellement une source considérable de connaissances des dysfonctionnements de leurs produits et donc d’amélioration. Les nouveaux équipements sont de plus en plus nativement pré-équipés d’un grand nombre de capteurs, ceux-ci s’étant banalisés. Il s’agit néanmoins désormais pour les fournisseurs d’équipements d’anticiper l’étape suivante qui consiste à apprendre de ces données avec leurs clients. L’enjeu est de les aider à améliorer la fiabilité des moyens mais aussi de proposer des services de maintenance prédictive. Cette capacité de service va sans nulle doute devenir un facteur de compétitivité : il ne s’agira plus uniquement de vendre un équipement industriel performant mais il faudra savoir aider le client à l’exploiter au meilleur de son potentiel grâce au numérique et à ce savoir-faire de maintenance prédictive.

Source : Comment se lancer dans la maintenance prédictive

Saft n’exclut pas d’ouvrir une usine en France pour équiper le véhicule électrique

Saft racheté en 2016 par Total est spécialiste du stockage batteries à forte valeur ajoutée pour des niches comme l’aérospatial ou les data-centers. L’adossement au groupe TOTAL permet à l’entreprise de plus grandes ambitions qu’auparavant et pourrait viser le marché de masse automobile. Le projet associe d’autres acteurs clés européens dont Siemens, Manz et Solvay. Le marché automobile devrait en effet accélérer d’ici 2025, avec d’ici là, de nouvelles génération de batteries. L’enjeu est de constituer une alternative européenne face au monopole actuel des asiatiques, enjeu soutenu par l’Union Européenne qui souhaite un airbus de la batterie, et qui pourrait intéresser également les constructeurs européens aujourd’hui entièrement dépendant des technologies asiatiques. C’est en ce moment que se prépare les nouvelles générations de véhicules et que Saft doit décider d’orientations industrielles afin de répondre à cet enjeu qui pourrait aboutir à la construction de plusieurs usines en Europe.

Source : Saft n’exclut pas d’ouvrir une usine en France pour équiper le véhicule électrique