#Chainedevaleur #Collaboration

La croissance externe : le plus court chemin d’une diversification réussie ?

Diversité d'oeufs

annca / Pixabay

Acquérir une activité complémentaire peut accélérer votre stratégie de diversification !
Cela nécessite de réunir des conditions favorables à la réussite de votre percée sur le marché résultant du déploiement de nouvelles offres et/ou l’acquisition de nouveaux clients.

Les exemples d’industriels tels Saniez ou CETIH relèvent de raisonnements stratégiques fondés sur des principes communs :

1- une analyse des actifs économiques et techniques de votre entreprise ;

2- une identification claire d’un marché en croissance, des conditions requises pour y accéder comme des attentes des clients ;

3- une mesure du saut en termes de capacités à déployer pour proposer une nouvelle proposition de valeur performante sur un marché méconnu ou peu exploré jusqu’alors par votre entreprise ;

4- une définition précise de la cible pertinente en raison de son caractère complémentaire en termes de savoir-faire, d’accès aux marchés.

De la porte d’entrée de pavillons
Aux solutions d’enveloppes actives pour bâtiments performants

Pour CETIH, ne plus être ‘simple’ fournisseur d’ouvrants pour les marchés de la construction et de la rénovation de logements est une décision qui relève de multiples constats.
On peut imaginer que les dirigeants ont su anticiper :

  • l’évolution des incitations fiscales qui animaient le marché de la rénovation, notamment le renouvellement des fenêtres et portes qui sortaient du régime du Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique ;
  • le ralentissement de la construction de logements neufs ;
  • mais aussi l’évolution de la réglementation énergétique régissant la construction et la rénovation des logements.

Le marché du solaire ?

L’articulation stratégique avec un acteur des énergies renouvelables s’inscrit ainsi dans un dessein et donc une vision qui dépasse la stratégie de croissance organique qui a fait de CETIH une ETI leader européenne du marché de la porte d’entrée et un challenger du marché de la fenêtre.
Face à l’évolution de son marché, CETIH cherche à étendre son marché en développant des solutions performantes et actives pour l’enveloppe des bâtiments.

Ainsi, l’articulation avec Systovi permet au groupe CETIH d’élargir son offre pour ses clients historiques en proposant notamment des panneaux aérovoltaïques, une solution pour rendre le logement plus autonome en énergie, plus performant.
Cette option peut notamment s’expliquer par une analyse des besoins en énergie des nouveaux logements construits : le 1er poste de consommation d’un logement neuf n’est autre que la production d’eau chaude sanitaire.
C’est aussi une application qui permet à CETIH de prendre (plus) pied sur le marché des bâtiments à usage tertiaire ou industriels.

Si beaucoup d’entre nous ont franchi le seuil d’une porte fabriquée par CETIH, nous sommes aussi très nombreux à bénéficier des solutions de protection conçues par Saniez.

De la clôture des bords d’autoroutes
Aux structures métalliques pour bâtiments

En effet, c’est au sein des ateliers de cette entreprise qu’ont été fabriquées les clôtures de protection des lignes TGV qui tracent leurs sillons à travers le territoire français. Ce marché est aujourd’hui arrivé à maturité. La Ligne à Grande Vitesse Bretagne Pays de la Loire est sans doute l’un des derniers projets de cette envergure en France.

Si le contexte sécuritaire a nécessité le renforcement de la sécurisation d’un certain nombre d’infrastructures aéroportuaires ou portuaires, les perspectives de croissance pour Saniez s’éloignaient des heures euphoriques liées à l’effet TGV.

On comprend donc que les dirigeants de l’entreprise aient conduit une réflexion pour identifier des relais de croissance cohérents. Les critères ? Un marché cohérent avec les capacités de l’entreprise, un outil industriel dimensionné pour produire du linéaire de clôture métallique préfabriquée au kilomètre.

La construction métallique ?

Le Nid d’Oiseau qui a servi d’écrin aux JO de Pékin en 2008 est sans doute une forme très baroque de l’architecture contemporaine. Il illustre parfaitement la part essentielle et toujours croissante de l’acier dans la construction. Des réalisations comme le MUCEM à Marseille démontrent que l’acier est certes une solution structurelle éprouvée. Mais sa résille métallique révèle une solution esthétique au service de la construction.

Les dirigeants de Saniez ont certainement identifié cette opportunité.
Rapidement ils ont du mesurer aussi le pas à franchir en termes de compétences et savoir-faire.

Pourquoi acquérir des PME spécialisées dans la conception, la fabrication et l’installation de structures métalliques pour le bâtiment ?
Pour permettre au groupe Saniez de développer plus rapidement une nouvelle offre.
D’abord pour ses clients historiques. En effet les acteurs de la constructeurs de LGV sont aussi les majors du bâtiment. Mais l’industriel nordiste a ainsi pu développer cette offre pour adresser de nouveaux clients.

Ces acquisitions ont permis de bénéficier de l’accès à des marchés jusqu’alors peu ou pas explorés.
En effet, ces structures disposaient des compétences internes. Notamment la capacité à dialoguer avec des bureaux d’études et d’ingénierie. Donc une maîtrise d’œuvre.
Elles pouvaient aussi faire valoir les références nécessaires pour présenter une candidature pertinente face aux attentes d’une Maîtrise d’Ouvrage.
Deux clés de l’accès au marché.

Et vous ?

Et si nous faisions le pari de vous accompagner pour identifier ce partenaire ? Accélérer votre développement ? Conquérir des parts sur un marché en croissance ? Satisfaire de nouvelles attentes de clients à l’affût de solutions plus efficientes ?

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ
d’après Les clôtures Saniez quadrillent le territoire (Les Echos, le 05/02/19)
et Le nantais Cetih investit dans la rénovation énergétique de l’habitat (La Tribune, le 23/09/18)

ATL-EN-TIC : redonner le SMILE aux industriels du CFIA

ATL-EN-TIC est une jeune entreprise fondée par un cinq entreprises innovantes de Bretagne et Pays-de-la-Loire. Cette création s’inscrit dans le contexte de la démarche SMILE : un programme de promotion et d’accompagnement des initiatives contribuant à la transition numérique des réseaux énergétiques.

L’offre d’ATL-EN-TIC fera l’objet d’une présentation ciblée à l’occasion du prochain CFIA. Les dirigeants seront présents dans le cadre de la vitrine de l’usine agile.

Carrefour des Fournisseurs de l’Industrie Agroalimentaire

ATL-EN-TIC au CFIA (12 au 14 mars, Parc Expo de Rennes)

Akajoule, Enerdigit, Energiency, Entech SE et NKEWattEco se sont réunies pour mutualiser des compétences avec l’appui de partenaires industriels et commerciaux (EDF, OET, Siemens et Systovi). En maillant leurs offres de valeur, ils proposent des solutions plus globales au service de la performance énergétique et industrielle de leurs clients.

La création de cette co-entreprise illustre la volonté de ‘gagner ensemble’. L’un des leviers stratégiques que l’on souhaite mettre en exergue dans le cadre de Crisalide Industrie.

L’ambition ?

ATL-EN-TIC nous semble une initiative portée par des PME d’autant plus intéressante. En effet elle hybride des offres de services et des offres de produits pour déployer un ensemble de solutions permettant aux entreprises :

  • de développer une connaissance plus fine du fait énergétique et donc de maîtriser sa demande en énergie
  • et d’exploiter le digital pour renforcer son agilité !

L’ambition ? Adresser des clients industriels avec une proposition de valeur claire et lisible.

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ

d’après Atl-En-Tic se lance dans l’intelligence énergétique avec 6 millions d’euros (Les Echos, le 08/11/18) et 20 entreprises innovantes dans le « Village FoodTech » Usine Agro du Futur au CFIA 2019 (Bretagne Développement Innovation, le 01/02/19)

La coopération interentreprises, illustration avec les sous-traitants du ferroviaire

La coopération interentreprises permet d’allier des compétences complémentaires pour répondre à des marchés sur lesquels l’entreprise ne pourrait aller seule. Cela induit de la complexité, demande un « savoir-faire ensemble », exige aussi un partage équitable de la valeur et des règles contractuelles claires.

C’est parfois les clients de la filière même qui l’exigent, comme dans le ferroviaire. Alstom et Bombardier ont des carnets de commandes bien pourvus pour 2 ans et se développent à l’international. 70% des composants d’un train sont achetés à des sous-traitants ; ces acteurs ont donc besoin de sécuriser leurs approvisionnements notamment pour leur développement à l’international. Ils ont également besoin de partenaires suffisamment gros pour supporter des démarches d’innovation. Ces 2 grands donneurs d’ordre du ferroviaire sont ainsi devenus très insistants auprès de leurs fournisseurs afin qu’ils se regroupent. Dans le nord de la France qui concentre 50 % de la filière train en France, plusieurs acteurs répondent favorablement à cette demande. Mais plutôt que de fusionner ou s’adosser à des plus gros acteurs, plusieurs décident de se constituer en groupement d’entreprise. Un seul répond au donneur d’ordre mais utilise la totalité du groupement. Le groupement Exelium s’est ainsi constitué en réunissant les compétences de plusieurs bureaux d’étude. Un deuxième groupement s’est également construit associant ingénierie, construction mécanique et maintenance industrielle afin de fournir une offre complète.

Une manière de conserver l’agilité et le savoir-faire des entreprises tout en répondant à l’exigence des donneurs d’ordre de réduire le nombre de sous-traitants.

Le dispositif régional Breizh Fab, conscient de ces enjeux, propose aux PME industrielles bretonnes de définir et de structurer un projet d’alliance. (plus de renseignements ICI).

Franck LAMIRE, conseiller innovation, Créativ

Source : Les sous-traitants du ferroviaire chassent en meute – Ferroviaire – L’Usine Nouvelle – 25/11/18

La famille EIT s’agrandit : l’industrie au cœur de l’innovation européenne

EIT manufacturing : un accélérateur européen pour le futur de l'industrie

EIT manufacturing : un accélérateur européen pour le futur de l’industrie

C’est non sans une certaine fébrilité que nous avons appris la création de nouveaux EIT par l’Institut Européen de l’Innovation et des Technologies, l’un des fers de lance de la Commission Européenne.

Dans le cadre de nos activités, nous avons le plaisir de travailler régulièrement avec les EIT InnoEnergy et EIT Climate-KIC au service des projets que nous accompagnons.

Nous avons donc attentivement étudié les premières communications autour du nouvel EIT Manufacturing, à la fois pour identifier les opportunités de lien avec Breizh Fab et pour les PME industrielles que nous accompagnons.

Des perspectives de coopération !

feuille de route 2030 EIT Manufacturing

Objectifs de l’EIT Manufacturing

La feuille de route et les ambitions associées semblent en très forte adéquation avec la vision défendue par les acteurs du dispositif Breizh Fab.

Quelles priorités pour l’EIT Manufacturing ?
  1. Développer l’excellence des compétences et talents : accroître la production de Valeur grâce à une main-d’œuvre hautement qualifiée et des étudiants engagés
  2. Encourager l’émergence d’écosystèmes efficients d’innovation industrielle : développer le potentiel de création de Valeur en créant des écosystèmes propices à l’innovation, à l’entrepreneuriat et à la transformation des entreprises, axés sur les points chauds de l’innovation
  3. Accélérer la numérisation complète de l’industrie : favoriser la création de Valeur grâce aux solutions et plates-formes numériques qui connectent des réseaux de valeur à l’échelle mondiale.
  4. Promouvoir une industrie plus tournée vers ses clients : répondre à la croissance de la demande personnalisée globale pour développer de nouvelles voies de création de Valeur.
  5. Accélérer la transformation vers une Industrie européenne plus socialement durable: encourager la différenciation par des modes de production et des produits plus sûrs, plus sains, plus éthiques et plus socialement durables.
  6. Accompagner la métamorphose de l’Industrie européenne en une industrie plus respectueuse de l’environnement, plus verte et plus propre pour augmenter son potentiel de création de Valeur.

Des ambitions inspirantes et des perspectives de collaborations fructueuses pour cette nouvelle année !

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ

d’après le communiqué de l’Institut Européen de l’Innovation & des Technologies (05/12/18)

visuel engagement réparabilité SEB

SEB : acheter c’est bien, louer c’est mieux ?

Au sein du monde de l’industrie, la 2CV et SEB sont parmi les références culturelles classiques des formations à l’analyse fonctionnelle et au design.

visuel engagement réparabilité SEBEn effet les lignes de produits développées par SEB ont au cours des Trente Glorieuses conquis de nombreux foyers avec une promesse de simplicité d’utilisation et de gain de temps pour la préparation des repas.

Mais face à la concurrence de produits à bas coût et d’industriels adoptant des stratégies d’imitation, la seule course à l’innovation ne peut suffire notamment pour assurer les investissements marketing nécessaires au lancement d’un ‘appareil culinaire’. SEB cherche donc à déplacer le terrain de la compétition en explorant de nouveaux modèles économiques.
En pionnier SEB prépare la transition d’un modèle de vente de ‘fonction’ à un modèle d’économie de la fonctionnalité.
En effet, en association avec Monoprix, SEB éprouve une nouvelle fois ce business model, après une première expérimentation à l’échelle de la métropole de Dijon, c’est à présent testé à l’échelle d’arrondissements de l’ouest parisien.

Parmi les enseignements attendus, on peut anticiper que les équipes de SEB souhaitent :
– confronter cette offre de location aux attentes et comportements de consommation, la sensibilité prix n’est sans doute pas la seule inconnue de l’équation ;
– éprouver ce nouveau service, les challenges logistiques notamment le lavage des appareils font partie des conditions de succès commerciaux ;
– prendre un coup d’avance sur le volet réparabilité de ses produits alors que les services après-vente présentent le profil de relais de croissance et que l’affichage de l’indice de réparabilité pourrait changer la donne en termes de critères d’achat ;
– et enfin dans un contexte d’émergence de pure players de la location et de l’abonnement (Zilok et consorts) ou de diversification des leaders de la distribution (Amazon, Boulanger et son offre Lokeo), SEB met en place une stratégie qui doit lui permettre de réduire le risque de réintermédiation de son activité, autrement dit de captation de la valeur par de nouveaux acteurs.
Observer l’aventure SEB avec Eurecook nous ouvrirait un hublot sur le futur de l’industrie.

Guillaume Ménard, conseiller Innovation – CEEI Créativ

D’après Les Echos (le 19/10/18) et Novethic (le 14/11/18)